La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Circonstances

La rafle du Vélodrome d’Hiver s’inscrit dans la persécution des Juifs menée en France occupée par les autorités allemandes avec la collaboration du régime de Vichy. En 1942, les autorités nazies accélèrent la déportation des Juifs d’Europe vers les centres de mise à mort.

Le premier convoi de Juifs déportés de France vers Auschwitz quitte le territoire le 27 mars 1942. Karl OBERG est installé en mai 1942 comme chef supérieur de la SS et de la police en France, tandis que l’obligation du port de l’étoile jaune entre en vigueur en zone occupée le 7 juin 1942.

Des négociations sont conduites entre les responsables allemands et les autorités françaises. Le 2 juillet 1942, un accord conclu entre Karl OBERG et René BOUSQUET, secrétaire général à la Police du gouvernement de Vichy, confirme la participation des forces de l’ordre françaises aux arrestations et à la livraison des Juifs destinés à être déportés.

Les autorités françaises cherchent alors à préserver provisoirement une partie des Juifs de nationalité française tout en acceptant l’arrestation de Juifs étrangers et apatrides ainsi que de leurs enfants, dont beaucoup sont français parce qu’ils sont nés en France.

La rafle constitue une opération policière de persécution et de déportation organisée à l’initiative des autorités nazies et exécutée par l’administration et la police françaises. Elle relève néanmoins pleinement de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et entretient un lien majeur avec l’histoire de la Résistance, les persécutions de l’été 1942 ayant favorisé le développement d’actions clandestines de sauvetage, de fabrication de faux papiers, de camouflage d’enfants et de passage des frontières.

L’appellation « opération Vent printanier », fréquemment employée pour désigner la rafle, ne doit pas être présentée comme un nom de code définitivement établi. L’historien Laurent JOLY la classe parmi les légendes répétées dans les publications antérieures. La présente fiche retient donc uniquement les désignations documentées de « rafle du Vélodrome d’Hiver », « rafle du Vél’ d’Hiv » ou « grande rafle des 16 et 17 juillet 1942 ».

Déroulement de l’opération

La rafle commence le 16 juillet 1942 vers quatre heures du matin. Elle est déclenchée par la Préfecture de police de Paris sur l’initiative des autorités nazies.

Plus de 4 500 policiers français sont mobilisés. Des autobus de la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris sont réquisitionnés pour transporter les personnes arrêtées. Les arrestations sont effectuées aux domiciles des victimes à Paris et dans la proche banlieue à partir de listes constituées par les administrations françaises.

Les personnes principalement recherchées sont des Juifs étrangers ou apatrides, notamment allemands, autrichiens, polonais, tchécoslovaques et russes. Les familles sont arrêtées ensemble.

Un grand nombre des enfants saisis sont de nationalité française. Les policiers disposent de fiches nominatives et se présentent aux adresses enregistrées dans les fichiers administratifs issus du recensement et des mesures antisémites précédentes.

Les 16 et 17 juillet 1942, 12 884 personnes sont arrêtées.

Le Mémorial de la Shoah indique que la poursuite des arrestations jusqu’au 20 juillet porte le bilan général de l’opération à 13 152 personnes.

La différence entre ces deux nombres résulte donc du périmètre chronologique retenu : 12 884 arrestations pendant les deux journées principales et 13 152 en incluant les arrestations qui se prolongent jusqu’au 20 juillet.

Les célibataires et les couples sans enfant sont principalement conduits au camp de Drancy. Près de 4 900 personnes y sont transférées directement.

Les familles sont enfermées dans le Vélodrome d’Hiver, situé rue Nélaton dans le 15e arrondissement de Paris. Le Mémorial de la Shoah retient 8 160 internés au Vélodrome d’Hiver, dont 4 115 enfants. D’autres synthèses du même établissement retiennent 4 051 enfants parmi les 12 884 personnes arrêtées. Cette différence provient vraisemblablement des catégories et périmètres statistiques utilisés ; elle doit être signalée plutôt que masquée.

Les personnes enfermées dans le Vélodrome d’Hiver y restent plusieurs jours dans des conditions sanitaires et matérielles extrêmement mauvaises. Elles sont entassées dans les gradins et sur la piste, sous une verrière fermée, avec une quantité insuffisante d’eau et de nourriture et des installations sanitaires rapidement saturées.

Le bâtiment est gardé par la police française. Les possibilités de sortie sont presque inexistantes.

Entre le 19 et le 22 juillet 1942, les familles sont transférées du Vélodrome d’Hiver vers les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, dans le Loiret. Les adultes et certains adolescents sont ensuite déportés.

Environ 3 000 enfants sont séparés de leurs parents, déjà envoyés vers Auschwitz, dans l’attente de l’autorisation allemande de les déporter à leur tour. L’accord est donné en août 1942.

Les enfants sont alors transférés à Drancy puis intégrés à des convois dirigés vers Auschwitz-Birkenau entre le 17 et le 28 août. Aucun de ces enfants déportés n’a survécu.

Forces et administrations impliquées

Les autorités allemandes sont représentées notamment par Karl OBERG, chef supérieur de la SS et de la police en France, Helmut KNOCHEN, responsable de la police de sûreté allemande, et Theodor DANNECKER, officier SS chargé des affaires juives en France. Elles fixent les objectifs de déportation et négocient avec le gouvernement de Vichy les modalités des arrestations.

Le gouvernement de Vichy est représenté dans les négociations par Pierre LAVAL, chef du gouvernement, et René BOUSQUET, secrétaire général à la Police.

La Préfecture de police de Paris organise matériellement les arrestations et mobilise ses agents. Les opérations domiciliaires, la surveillance du Vélodrome d’Hiver et le transport des victimes sont assurés par des services français.

Responsables marquants

Pierre LAVAL est chef du gouvernement de Vichy au moment de la rafle. Il participe à la politique de collaboration d’État et intervient dans les négociations concernant la déportation des familles et des enfants. Il est condamné à mort après la Libération et exécuté le 15 octobre 1945.

René BOUSQUET est secrétaire général à la Police. Il négocie avec Karl OBERG les conditions de la participation policière française aux arrestations de Juifs. Après la guerre, son parcours judiciaire est marqué par plusieurs procédures. Il est assassiné en 1993 avant de pouvoir être jugé pour complicité de crimes contre l’humanité.

Karl OBERG est chef supérieur de la SS et de la police en France. Il dirige l’appareil policier allemand en France occupée et conclut avec René BOUSQUET l’accord du 2 juillet 1942 organisant la coopération policière entre l’occupant et Vichy.

Theodor DANNECKER est le représentant du service antijuif de la police de sûreté allemande en France. Il intervient dans la préparation des arrestations et dans l’organisation des déportations.

Ces personnes sont mentionnées comme responsables politiques, administratifs ou policiers de la persécution. Elles ne doivent pas être confondues avec des figures de la Résistance ou du sauvetage.

Victimes

Les victimes sont les 12 884 Juifs arrêtés à Paris et dans la proche banlieue les 16 et 17 juillet 1942, auxquels s’ajoutent les personnes arrêtées pendant la prolongation de l’opération jusqu’au 20 juillet. Elles comprennent des hommes, des femmes et plus de 4 000 enfants. Les adultes sont en majorité des Juifs étrangers ou apatrides ; une grande partie des enfants sont français de naissance.

Il n’est pas possible de présenter dans une fiche synthétique la liste nominative de plusieurs milliers de victimes. Leur identification individuelle repose notamment sur les travaux de Serge KLARSFELD, les archives du Mémorial de la Shoah, les listes de convois, les fichiers d’internement de Drancy et des camps du Loiret ainsi que les archives de la Préfecture de police.

La presque totalité des personnes déportées à la suite de la rafle est assassinée à Auschwitz-Birkenau.

Selon la synthèse publiée par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah à partir des travaux de Laurent JOLY, seule une petite centaine des victimes de la rafle survit aux camps nazis.

Survivants et témoins

Annette WAINSTEIN LANDAUER, née le 14 septembre 1931, est arrêtée le 16 juillet 1942 avec son père et son frère. Tous trois sont conduits au Vélodrome d’Hiver puis au camp de Pithiviers et à Drancy. Leur mère obtient leur libération en raison de leur nationalité roumaine, alors temporairement protégée. La famille vit ensuite dans la clandestinité. La mère d’Annette WAINSTEIN LANDAUER est arrêtée en 1944, déportée par le convoi no 76 et assassinée. Annette WAINSTEIN LANDAUER a livré un témoignage conservé et diffusé par le Mémorial de la Shoah. Elle est décédée en mars 2021.

Annette MULLER, son frère Michel MULLER et Rachel JEDINAK comptent parmi les enfants rescapés dont les témoignages ont contribué à la connaissance des arrestations, de l’internement au Vélodrome d’Hiver ou dans les camps du Loiret et des séparations familiales. Leur parcours doit être distingué de celui de Joseph WEISMANN, arrêté pendant les opérations de juillet 1942 et interné à Beaune-la-Rolande, mais qui n’a pas été détenu au Vélodrome d’Hiver.

Lazare PYTKOWICZ, âgé de douze ans en 1942, est arrêté et interné au Vélodrome d’Hiver. Il réussit à s’échapper, entre ensuite dans la Résistance et devient l’un des plus jeunes Compagnons de la Libération. Son cas établit un lien individuel direct entre la rafle et un engagement ultérieur dans la Résistance.

Bilan immédiat

Le résultat immédiat de la rafle est l’arrestation de familles entières, leur internement au Vélodrome d’Hiver, à Drancy et dans les camps du Loiret, puis leur déportation vers Auschwitz-Birkenau. La rafle constitue la plus vaste arrestation de Juifs accomplie en France pendant l’Occupation. Elle manifeste la participation autonome et massive de l’appareil policier et administratif français à la persécution décidée par l’Allemagne nazie.

Conséquences

La rafle du Vélodrome d’Hiver est suivie de nouvelles arrestations et déportations. Le nombre de personnes arrêté les 16 et 17 juillet demeure inférieur aux objectifs fixés lors des négociations franco-allemandes.

Pour compléter les effectifs destinés à la déportation, le gouvernement de Vichy procède durant l’été 1942 à des arrestations en zone non occupée et livre aux autorités allemandes des Juifs étrangers internés dans les camps français.

Plus de la moitié des Juifs déportés depuis la France le sont au cours du second semestre de 1942.

La séparation des enfants de leurs parents dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande constitue l’une des conséquences les plus graves de l’opération. Après le départ des adultes, près de 3 000 enfants restent seuls dans des conditions de détresse extrême. Ils sont ensuite transportés vers Drancy et déportés à Auschwitz-Birkenau. Les quelque 800 enfants demeurés à Beaune-la-Rolande jusqu’à la fin du mois d’août sont également déportés et assassinés.

Les arrestations de familles et la déportation des enfants suscitent une indignation croissante dans une partie de la population. Des responsables religieux protestent publiquement contre les persécutions.

Jules-Géraud SALIÈGE, archevêque de Toulouse, fait lire le 23 août 1942 une lettre pastorale condamnant le traitement infligé aux Juifs.

Pierre-Marie THÉAS, évêque de Montauban, Jules-Géraud SALIÈGE, le cardinal Pierre GERLIER, Jean DELAY, évêque de Marseille, et le pasteur Marc BOEGNER figurent parmi les personnalités religieuses ayant dénoncé les arrestations ou soutenu des actions de protection.

Les réactions ne doivent toutefois pas être présentées comme une conséquence mécanique de la seule rafle du Vélodrome d’Hiver. Elles s’inscrivent dans le contexte plus large des grandes rafles et déportations de l’été 1942, notamment celles conduites en zone non occupée.

Liens avec la Résistance et le sauvetage

Des organisations juives jouent un rôle central dans le sauvetage. L’Œuvre de secours aux enfants, les Éclaireurs israélites de France et d’autres structures clandestines ou semi-clandestines organisent le placement d’enfants sous de fausses identités, la fabrication de documents, l’hébergement dans des familles ou institutions et les passages vers la Suisse. Ces actions sont parfois soutenues par des organisations chrétiennes, des communautés religieuses, des mouvements de Résistance et des particuliers.

Les Juifs ne doivent pas être présentés uniquement comme des victimes passives ou comme les bénéficiaires d’aides extérieures. Des organisations juives assurent elles-mêmes une part essentielle de la résistance civile, du sauvetage et de la lutte clandestine.

Des Juifs rejoignent également la Résistance intérieure, la France libre et des organisations combattantes spécifiques, dont l’Organisation juive de combat.

Le lien entre la rafle et la Résistance est donc établi par les actions d’avertissement et de sauvetage, par le développement ultérieur des filières clandestines et par le parcours de certains rescapés, notamment Lazare PYTKOWICZ.

Portée historique

La rafle est devenue le symbole de la participation de l’État français à la persécution et à la déportation des Juifs. Son importance résulte de son ampleur, de l’arrestation de familles entières, de la présence de plus de 4 000 enfants et du rôle direct de la police et de l’administration françaises.

Les travaux contemporains insistent sur la nécessité d’étudier conjointement l’initiative allemande, la politique de collaboration du gouvernement de Vichy et les marges de décision des administrations françaises.

La rafle résulte d’un arrangement entre les autorités allemandes et le gouvernement de Vichy et est matériellement exécutée par la police parisienne.

Reconnaissance de la responsabilité de l’État français

Le 16 juillet 1995, lors d’une cérémonie commémorative, le président de la République Jacques CHIRAC reconnaît officiellement la responsabilité de l’État français dans l’arrestation et la déportation des Juifs. Cette déclaration marque une rupture avec la position officielle antérieure, selon laquelle la République ne pouvait être tenue pour responsable des actes du régime de Vichy.

La loi du 10 juillet 2000 institue une Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France. Elle est organisée chaque année autour de la date anniversaire de la rafle.

Mémoire et lieux commémoratifs

Le monument commémoratif de la rafle du Vélodrome d’Hiver se trouve dans le square de la Place-des-Martyrs-Juifs-du-Vélodrome-d’Hiver, à proximité du quai de Grenelle, dans le 15e arrondissement de Paris. Réalisé par le sculpteur Walter SPITZER et l’architecte Mario AZAGURY, il est inauguré en 1994. Le monument représente des victimes de la rafle et accueille les principales cérémonies nationales.

Une plaque commémorative est apposée à proximité de l’emplacement de l’ancien Vélodrome d’Hiver, rue Nélaton, dans le 15e arrondissement de Paris. Le bâtiment historique a été détruit en 1959. Les lieux actuels ne conservent donc pas la structure dans laquelle les familles furent internées.

Le Mémorial de la Shoah, situé rue Geoffroy-l’Asnier dans le 4e arrondissement de Paris, conserve des archives, des témoignages, des listes nominatives et des documents relatifs à la rafle et aux convois de déportation. Son Mur des Noms porte les noms des Juifs déportés depuis la France.

Le Mémorial de la Shoah de Drancy, situé à Drancy dans le département de la Seine-Saint-Denis, est établi face à la cité de la Muette, principal camp d’internement et de transit des Juifs déportés depuis la France.

Le Cercil – Musée-mémorial des enfants du Vél’ d’Hiv, situé à Orléans dans le Loiret, documente l’histoire des camps de Pithiviers, Beaune-la-Rolande et Jargeau. Il conserve et transmet tout particulièrement la mémoire des enfants séparés de leurs parents et déportés après la rafle. Le musée est ouvert depuis 2011.

La gare de Pithiviers, dans le Loiret, est devenue un lieu de mémoire et d’éducation consacré aux convois partis des camps du Loiret. Le lieu mémoriel est inauguré en juillet 2022.

À Beaune-la-Rolande, le château d’eau constitue l’un des rares repères subsistant dans le paysage de l’ancien camp, entièrement démantelé après la guerre. Des monuments et dispositifs mémoriels rappellent l’internement et la déportation des familles et des enfants.

Références bibliographiques

La Rafle du Vél’ d’Hiv’, Laurent JOLY, Grasset, 2022. Fondé sur des témoignages, les fichiers juifs de la Préfecture de police et le dépouillement de milliers de dossiers d’épuration de policiers, cet ouvrage renouvelle l’étude de la préparation et de l’exécution de la rafle. Il examine les comportements des agents, les marges de décision individuelles et les mécanismes administratifs de la persécution. Il permet également de corriger plusieurs chiffres ou appellations longtemps reproduits sans vérification.

Le Calendrier de la persécution des Juifs de France, 1940-1944, Serge KLARSFELD, Association des fils et filles des déportés juifs de France et Fondation pour la Mémoire de la Shoah, édition revue et augmentée, 2001. Cette somme documentaire présente chronologiquement les mesures de persécution, les arrestations, les internements et les convois de déportation. Elle fournit des données nominatives et chronologiques indispensables à l’étude de la rafle et au suivi du parcours des victimes.

Le Mémorial des enfants juifs déportés de France, Serge KLARSFELD, Association des fils et filles des déportés juifs de France, 1994. L’ouvrage rassemble les noms, les photographies et des éléments biographiques relatifs aux enfants juifs déportés depuis la France. Il permet d’individualiser les victimes mineures de la rafle et de restituer leur identité au-delà des statistiques globales.

La Grande Rafle du Vel d’Hiv, 16 juillet 1942, Claude LÉVY et Paul TILLARD, Robert Laffont, 1967. Cette enquête pionnière a joué un rôle essentiel dans la connaissance publique de l’événement. Elle rassemble des témoignages de victimes, de témoins et d’acteurs de l’époque. Certaines données doivent aujourd’hui être confrontées aux recherches archivistiques plus récentes, mais l’ouvrage demeure fondamental dans l’histoire de la mémoire de la rafle.

Vichy dans la “Solution finale”. Histoire du Commissariat général aux questions juives, 1941-1944, Laurent JOLY, Grasset, 2006. Cet ouvrage étudie le fonctionnement du Commissariat général aux questions juives et la participation administrative du régime de Vichy à la persécution. Il permet de replacer la rafle dans le contexte institutionnel et idéologique de la collaboration d’État et de la politique antisémite française.

Références internet classées par fiabilité

Mémorial de la Shoah —La page « 16 et 17 juillet 1942, la rafle du Vel d’Hiv » fournit la chronologie de l’opération, les nombres d’arrestations, les lieux d’internement et de transfert ainsi que le témoignage documenté d’Annette WAINSTEIN LANDAUER. Le site est une institution mémorielle et archivistique de référence consacrée à l’histoire de la Shoah en France. https://www.memorialdelashoah.org/16-et-17-juillet-1942-la-rafle-du-vel-dhiv.html

Mémorial de la Shoah, exposition “1942 : des rafles à la déportation” —Le dossier replace la rafle dans la mise en œuvre européenne de la « Solution finale », les négociations franco-allemandes, les déportations de l’été 1942 et les réactions de sauvetage. Il distingue les différentes étapes du transfert des familles et de la déportation des enfants. https://1942.memorialdelashoah.org/le-tournant-de-lete-1942.html

Fondation pour la Mémoire de la Shoah — La présentation de l’ouvrage de Laurent JOLY synthétise les résultats d’une recherche fondée sur les archives administratives, policières et les dossiers d’épuration. Elle fournit les principaux chiffres retenus et signale explicitement certaines légendes historiographiques, dont l’appellation « Vent printanier ». https://www.fondationshoah.org/recherche/la-rafle-du-vel-dhiv-laurent-joly

Vie publique — Le site officiel de la Direction de l’information légale et administrative conserve le discours prononcé par Jacques CHIRAC le 16 juillet 1995. Cette source permet d’établir précisément la reconnaissance présidentielle de la responsabilité de l’État français. https://www.vie-publique.fr/discours/196345-jacques-chirac-16071995-deportation-juif-deuxieme-guerre-mondiale

Fondation pour la Mémoire de la Shoah, “On n’oubliera pas. Beaune-la-Rolande 1942” — Cette ressource présente l’histoire du camp de Beaune-la-Rolande, la séparation des mères et des enfants ainsi que les lieux et institutions consacrés à leur mémoire. Elle mentionne plusieurs rescapés et témoins, dont Annette MULLER, Michel MULLER et Rachel JEDINAK. https://www.fondationshoah.org/memoire/noubliera-pas-beaune-la-rolande-1942-jean-barat-et-laurent-joly

Ordre de la Libération —  Les dossiers pédagogiques publiés par l’institution documentent la répression, la déportation et le parcours de résistants juifs. Ils permettent notamment de confirmer l’arrestation de Lazare PYTKOWICZ au Vélodrome d’Hiver et son engagement ultérieur dans la Résistance. https://www.ordredelaliberation.fr

Fondation de la Résistance — Les ressources de la Fondation permettent de replacer les persécutions antisémites dans l’histoire de la Résistance et d’étudier les actions de sauvetage, la presse clandestine et les engagements de résistants juifs ou non juifs. Elles n’ont pas été utilisées comme source principale pour les chiffres de la rafle. https://www.fondationresistance.org

Musée de la Résistance en ligne —  Cette base fournit des notices et documents consacrés à la Résistance, aux persécutions et aux actions clandestines de sauvetage. Elle est pertinente pour documenter les liens entre la politique antisémite de Vichy et les engagements résistants, mais ne remplace pas les archives spécialisées du Mémorial de la Shoah pour le déroulement détaillé de la rafle. https://museedelaresistanceenligne.org

Gallica, Bibliothèque nationale de France — Gallica donne accès à des journaux, périodiques, ouvrages et documents numérisés permettant d’étudier le contexte de l’Occupation et la construction de la mémoire de la rafle. Les documents de presse doivent être analysés en tenant compte de leur date, de leur origine et de la censure en vigueur sous l’Occupation. https://gallica.bnf.fr

Mémoire des hommes — La base du ministère des Armées est utile pour vérifier certains parcours individuels de résistants, de déportés ou de personnes reconnues au titre de la Résistance. Elle ne constitue pas une base nominative exhaustive de l’ensemble des victimes de la rafle. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Service historique de la Défense — Le SHD conserve des fonds relatifs à la Résistance, à la répression, aux services de l’État et aux dossiers individuels. Ses instruments de recherche peuvent compléter l’étude de parcours personnels, mais une grande partie des dossiers nécessite une consultation archivistique sur place. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

Maitron des fusillés et exécutés — Le Maitron fournit des notices biographiques détaillées sur les résistants, militants et victimes de la répression. Il est utile pour vérifier les parcours de personnes ayant ensuite rejoint la Résistance, mais n’offre pas une fiche événementielle exhaustive de la rafle du Vélodrome d’Hiver. https://maitron.fr

Wikipédia — L’encyclopédie collaborative offre une synthèse générale et une orientation bibliographique. Elle ne doit être utilisée qu’à titre complémentaire et les informations qu’elle présente doivent être contrôlées dans les archives, les travaux historiques ou les ressources institutionnelles. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rafle_du_Vélodrome_d%27Hiver

Fiabilité générale

Fiabilité A. Les éléments centraux de la fiche sont établis par croisement entre le Mémorial de la Shoah, la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, les travaux archivistiques de Laurent JOLY, les recherches nominatives de Serge KLARSFELD et les sources officielles relatives à la mémoire de l’événement. Les différences statistiques identifiées, notamment entre 4 051 et 4 115 enfants, sont signalées explicitement. L’expression « opération Vent printanier » n’est pas retenue comme désignation historique certaine.

Sources consultées

Date de vérification : 18 juillet 2026

Mémoire Vive de la Résistance, recherche des variantes du nom de l’événement, https://mvr.asso.fr

Mémorial de la Shoah, « 16 et 17 juillet 1942, la rafle du Vel d’Hiv », https://www.memorialdelashoah.org/16-et-17-juillet-1942-la-rafle-du-vel-dhiv.html

Mémorial de la Shoah, « Le tournant de l’été 1942 », https://1942.memorialdelashoah.org/le-tournant-de-lete-1942.html

Fondation pour la Mémoire de la Shoah, « La Rafle du Vél’ d’Hiv’ – Laurent Joly », https://www.fondationshoah.org/recherche/la-rafle-du-vel-dhiv-laurent-joly

Fondation pour la Mémoire de la Shoah, « On n’oubliera pas. Beaune-la-Rolande 1942 », https://www.fondationshoah.org/memoire/noubliera-pas-beaune-la-rolande-1942-jean-barat-et-laurent-joly

Vie publique, allocution de Jacques CHIRAC du 16 juillet 1995, https://www.vie-publique.fr/discours/196345-jacques-chirac-16071995-deportation-juif-deuxieme-guerre-mondiale

Ordre de la Libération, dossiers consacrés à la Résistance, à la répression et à la déportation, https://www.ordredelaliberation.fr

Fondation de la Résistance, ressources historiques et pédagogiques, https://www.fondationresistance.org

Musée de la Résistance en ligne, ressources sur la Résistance et les persécutions, https://museedelaresistanceenligne.org

Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social, https://maitron.fr

Mémoire des hommes, ministère des Armées, https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Gallica, Bibliothèque nationale de France, https://gallica.bnf.fr

Service historique de la Défense, https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

Wikipédia, consultation complémentaire avec vérification systématique, https://fr.wikipedia.org/wiki/Rafle_du_Vélodrome_d%27Hiver

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