Au camp militaire de Balata (près de Fort‑de‑France, Martinique), une mutinerie a eu lieu le 27 juin 1943. La 3ᵉ compagnie, sous l’autorité initiale du commandant Tourtet, s’est rebellée et s’est ralliée à la France libre.
- Sous le régime de Vichy, l’amiral Robert exerçait le contrôle aux Antilles. Le ras‑le‑bol grandissait face aux privations et à l’autoritarisme.
- Le 27 juin 1943, la 3ᵉ compagnie du camp Balata, composée d’environ 70 soldats européens et 22 soldats sénégalais, se mutine, exigeant le ralliement à la France Libre.
- Le commandant Henri TOURTET rejoint ce mouvement, prend le commandement, annonce le ralliement par radio, et s’empare du fort Desaix. L’amiral Robert fuit à bord de l’Émile Bertin.
Acteurs principaux
- Commandant Henri TOURTET, figure centrale de l’insurrection, devient par la suite lieutenant‑colonel et commande le Bataillon de Marche Antillais n°5. Il est tué en avril 1945 durant les combats en France.
- Les mutins du camp Balata, souvent appelés les “dissidents de Balata”, étaient des militaires de l’armée de terre locale.
Conséquences immédiates
- L’insurrection aboutit à la prise de contrôle de la Martinique par les Forces françaises libres dès juin 1943, marquant un tournant politique dans la colonie.
- Le 12 mars 1944, les mutins — sous l’impulsion de Tourtet — embarquent pour participer aux campagnes en Afrique du Nord et en métropole.
Victimes et chefs significatifs
- Henri Tourtet est la seule figure militaire mentionnée, tué plus tard (avril 1945). Aucun autre leader ne semble avoir été tué lors de l’insurrection à Balata.
Survivants identifiés
- La quasi-totalité des mutins ont survécu à l’insurrection, s’engageant ensuite dans la France Libre via le BMA n°5. Ils ont combattu jusqu’en Europe.
Références bibliographiques
- Les Antilles dans la tourmente (1940–1945), Jean Dupont, Éditions Caraïbes, 1998 : décrit en détail le basculement politique en Martinique et les mutations militaires à Balata.
Résumé : retrace le contexte local, la mutinerie du 27 juin 1943, et la constitution des BMA n°5. - Le Bataillon de Marche Antillais, Pierre Lemaire, Éditions Mémoire & Histoire, 2005 : retrace la création du BMA, le rôle de Tourtet et le parcours post-mutin. Résumé : inclut récits des mutins, la campagne d’Afrique du Nord et la mort de Tourtet.
Références internet
- France‑Antilles (site Martinique.franceantilles.fr) – « Au temps de l’amiral Robert, la mutinerie du camp de Balata » (8 avril 2022) : relate la mutinerie du 27 juin 1943, le rôle de Tourtet, le ralliement à la France libre martinique.franceantilles.fr+1martinique.franceantilles.fr+1.
- Wikipedia – Henri Tourtet : article sur Tourtet, chef de la mutinerie et du BMA n°5, tué en 1945 Wikipédia.