La Marseillaise est créée à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.
Le premier numéro clandestin conservé est daté du 1er décembre 1943. Les sources consultées la présentent comme le journal du Front national pour la libération de la France à Marseille et dans le sud-est. Le premier numéro légal du 24 août 1944 porte le numéro 13, ce qui confirme l’existence de douze numéros clandestins pendant l’Occupation.
Organisation interne
Les sources consultées rattachent le journal à l’organisation clandestine du Front national dans les Bouches-du-Rhône. Pierre Brandon apparaît comme l’un des principaux organisateurs de la création du titre. Jean de Bernardy participe à la rédaction en 1944. Victor Fantini est présenté comme responsable de l’imprimerie clandestine de La Marseillaise et de Rouge-Midi. Les résultats accessibles ne permettent pas de reconstituer un organigramme complet et stable de la rédaction pour toute la période clandestine ; cette limite doit être signalée.
Impression et modes d’impression
L’impression clandestine des premiers numéros est assurée avec l’aide d’Eugène Tournel. Les notices biographiques et mémorielles consultées indiquent que les premiers numéros sont tirés clandestinement par cette voie, puis que la continuité matérielle du journal s’inscrit aussi dans le réseau d’imprimeurs résistants du sud-est. Mémoire Vive signale par ailleurs qu’Eugène Pons imprime des journaux clandestins dont La Marseillaise dans son imprimerie « La Source », ce qui atteste l’existence de concours matériels résistants autour du titre. Le premier numéro légal du 24 août 1944 est, lui, imprimé sur les presses du Petit Marseillais.
Diffusion et mode de diffusion
La diffusion clandestine commence en décembre 1943 et se poursuit jusqu’à la Libération de Marseille. Le journal est destiné au public marseillais et provençal ; des sources mémorielles du journal lui-même rappellent qu’il contribue dès 1943 à informer la population des actions de la Résistance en Provence. Les résultats consultés n’apportent pas de chiffre de tirage certain pour l’ensemble de la phase clandestine ; ce point n’est donc pas développé ici.
Rédacteur en chef et journalistes
Pierre BRANDON. Organisateur et cofondateur du journal clandestin.
Jean DE BERNARDY. Rédacteur du journal clandestin en 1944.
Mala KRIEGEL. Membre de l’équipe fondatrice et distributrice du journal.
Léon PARANQUE. Cofondateur cité dans les sources mémorielles du journal.
Victor FANTINI. Responsable de l’imprimerie clandestine de La Marseillaise et de Rouge-Midi.
Louis VALLAURI. Membre de l’équipe réunie autour de Pierre Brandon en décembre 1943 pour créer La Marseillaise.
Eugène TOURNEL. Imprimeur des premiers numéros clandestins.
Victimes et morts
Les morts directement attestés dans les sources consultées pour l’équipe clandestine de La Marseillaise sont Jean de Bernardy, Mala Kriegel et Léon Paranque. Les sources consultées ne permettent pas, à ce stade, d’établir une liste exhaustive de toutes les victimes liées à la rédaction, à l’impression et à la diffusion du titre.
Résistants connus ayant survécu à la guerre
Les sources consultées permettent d’identifier au minimum Pierre Brandon, Victor Fantini, Louis Vallauri et Eugène Tournel comme survivants de la guerre parmi les personnes directement liées au journal clandestin.
Fin du Journal
La clandestinité de La Marseillaise prend fin avec la Libération de Marseille.
Le premier numéro légal paraît le 24 août 1944 et porte le numéro 13, dans la continuité des douze numéros clandestins publiés depuis décembre 1943.
Le journal devient ensuite un quotidien légal issu de la Résistance.
Références bibliographiques
Dictionnaire historique de la Résistance sous la direction de François Marcot, Paris, Robert Laffont, 2006. Référence générale de synthèse sur la Résistance et la presse clandestine.
La presse clandestine en France (1940-1944) Fondation de la Résistance, Lettre de la Fondation de la Résistance, n° 118, 2025. Dossier de synthèse utile pour replacer La Marseillaise dans l’ensemble de la presse clandestine.
Coulisses de la Résistance à Toulouse, Lyon, Marseille et Nice Pierre Brandon, Paris, L’Harmattan, 1994. Ouvrage cité par les sources biographiques consultées pour le parcours de l’un des fondateurs du journal.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Notice « La Marseillaise, n°1, 1er décembre 1943 », utilisée pour vérifier le titre exact, la date du premier numéro clandestin et la nature du document. https://museedelaresistanceenligne.org/media1447-iLa-Marseillaise-i-n1-1er-dcembre-1943
Musée de la Résistance en ligne Notice « La Marseillaise, 24 août 1944 », utilisée pour la continuité entre la série clandestine et le premier numéro légal. https://museedelaresistanceenligne.org/media7133-i-La-Marseillaise-i-24-aot-1944
Mémoire Vive de la Résistance Fiche « PONS », utilisée pour attester l’impression clandestine de La Marseillaise dans l’imprimerie « La Source ».: https://mvr.asso.fr/pons/
Ville de Martigues Notice sur Pierre Brandon, utilisée pour la création du journal et l’équipe fondatrice. https://www.ville-martigues.fr/loisirs/culture/le-saviez-vous/hommage-a-pierre-brandon-resistant-de-la-seconde-guerre-mondiale
PCF Article mémoriel sur l’anniversaire du journal, utilisé en appoint pour la diffusion clandestine en Provence. https://paris14.pcf.fr/taxonomy/term/9/14366?page=345
Sources consultées
Mémoire Vive de la Résistance, vérification le 21 mars 2026 : pas de fiche autonome retrouvée sous le titre exact « La Marseillaise » ; mention retrouvée dans la fiche Eugène Pons.
Maitron Résistance, vérification le 21 mars 2026 : recherches biographiques sur l’équipe du journal ; résultats partiels visibles via sources secondaires consultées.
Fondation de la Résistance, vérification le 21 mars 2026 : base consultée pour le cadrage général sur la presse clandestine.
Musée de la Résistance en ligne, vérification le 21 mars 2026 : notices sur le n°1 clandestin et le n°13 légal consultées.
Mémoire des Hommes, vérification le 21 mars 2026 : aucun résultat directement exploitable retrouvé sur le titre dans les résultats accessibles.
Ordre de la Libération, vérification le 21 mars 2026 : aucun résultat directement exploitable retrouvé sur le titre dans les résultats accessibles.
Gallica (BnF), vérification le 21 mars 2026 : existence du titre confirmée par les collections et sélections de presse consultées.
Service historique de la Défense, vérification le 21 mars 2026 : aucun résultat directement exploitable retrouvé sur le titre dans les résultats accessibles.
Sites d’associations mémorielles locales, vérification le 21 mars 2026 : consultés en appoint pour l’équipe fondatrice et la mémoire du journal.
Wikipédia, vérification le 21 mars 2026 : non utilisé comme source principale.