Formation et engagements de la Compagnie Pons sur le flanc sud du Vercors (juillet–août 1944)
La Compagnie Pons, rattachée au 2ᵉ bataillon et commandée par le capitaine Paul PONS, combat activement sur le flanc sud du massif du Vercors à l’été 1944. Le 21 juillet, ses maquisards tentent de bloquer la colonne Zabel de la Wehrmacht qui progresse via le col de Rousset, mais sont rapidement débordés par une force ennemie supérieure accompagnée d’appuis aériens puissants.
Le soutien logistique et la reconstitution de la compagnie sont assurés à Crest, puis une colonne de 50 hommes est envoyée dès le 25 juillet sur les cols de Marignac, Font‑Payanne et Vassieux.
À l’arrivée des troupes américaines en août, la Compagnie Pons sert d’éclaireur à la Task‑force du général Butler, notamment entre les 21 et 22 août à Fiancey sur la N7 et à la fin du mois près de Valence
Le bilan humain s’élève à 29 tués et une quarantaine de blessés à la fin des combats.
Au cœur de l’été 1944, le maquis du Vercors constitue une forteresse naturelle face aux forces nazies. La Compagnie Pons, formée sous l’autorité du capitaine Paul PONS, est reconstituée après les affrontements initiaux et reçoit les ordres de Jean‑Pierre de Lassus Saint‑Géniès, dit « Legrand », chef départemental des FFI, conformément aux directives de Marcel Descour (alias Bayard), chef de la région R1. Ce redéploiement s’inscrit dans la stratégie alliée de soutien à la Résistance intérieure dans la préparation de la Libération.
Héros et figures marquantes
Le capitaine Paul PONS, chef de la Compagnie Pons, assure la reconstitution de son unité et son engagement défensif. Jean‑Pierre de Lassus Saint‑Géniès (dit Legrand), chef départemental des FFI, coordonne les actions depuis Crest et adresse les ordres essentiels à la compagnie.
Victimes
Au moins vingt‑neuf résistants de la Compagnie Pons sont morts au combat, et une quarantaine d’autres ont été blessés durant les affrontements décrits.
Survivants
Les survivants, dont la majorité des effectifs engagés, poursuivent les opérations avec les forces alliées, devenant éclaireurs après l’arrivée des Américains sur la N7 et près de Valence.
Conséquences
L’action de la Compagnie Pons contribue à ralentir l’avancée allemande, à organiser le retrait intact de maquisards et à préparer l’arrivée des troupes alliées.
Elle illustre la résistance structurée fédérée par les FFI, reflétant l’efficience de la coordination entre les réseaux locaux et les forces gouvernementales en exil. Aucun rapport de répression directe ou de représailles post‑combat n’est signalé.
Mémoire et lieux commémoratifs
Le capitaine Paul PONS est honoré localement : une rue des Trois Capitaines à Crest porte son nom depuis le 4 octobre 1992.
Une médaille royale pour le courage lui est remise à l’ambassade du Royaume‑Uni en 1947, puis une croix de guerre avec palme le 6 juin 1948.
Références bibliographiques
- Le Vercors, histoire et mémoire d’un maquis, Gilles Vergnon, Éditions de l’Atelier, 2002. Présente la structuration des maquis du Vercors, incluant la création de compagnies telles que la Compagnie Pons et leurs engagements.
- De la Résistance à la Libération, défense du Vercors‑Sud, Paul PONS, Crestois, lieu d’édition, années 1940. Texte narratif et militaire, publié sous le nom du capitaine PONS, relatant les actions et la défense organisée par la compagnie dans le sud du Vercors.
Références internet
- Musée de la Résistance en ligne – documentation sur le brassard et la composition de la Compagnie Pons, localisation des groupes et participation aux combats : https://museedelaresistanceenligne.org/media7749‑Brassard‑de‑la‑Compagnie‑Pons
- Musée de la Résistance en ligne – message du commandant Legrand adressé au capitaine Pons montrant la reconstitution de la compagnie et la transmission des ordres : https://museedelaresistanceenligne.org/media1915‑Message‑du‑commandant‑Legrand‑au‑capitaine‑Pons