La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

La bataille du cap Matapan se déroule du 27 au 29 mars 1941 au sud du Péloponnèse, dans les eaux proches du cap Matapan, en Grèce.

Il s’agit d’une bataille navale régulière entre marines de guerre.    

Les forces en présence sont, côté allié, des bâtiments de la Royal Navy et de la Royal Australian Navy sous le commandement de l’amiral Andrew Cunningham, et, côté italien, des bâtiments de la Regia Marina sous le commandement de l’amiral Angelo Iachino.

Les sources officielles consultées permettent d’établir qu’après une phase de repérage et de poursuite, la flotte britannique frappe d’abord le cuirassé italien Vittorio Veneto, puis immobilise le croiseur Pola, avant le combat nocturne qui voit la destruction ou la mise hors de combat de plusieurs grands bâtiments italiens.

Les étapes essentielles sont bien connues. Le 28 mars au matin, des croiseurs britanniques et australiens entrent en contact avec des croiseurs italiens. Dans l’après-midi, les attaques aéronavales britanniques ralentissent puis touchent des unités italiennes.

Dans la nuit du 28 au 29 mars, les cuirassés britanniques surprennent à courte distance les croiseurs italiens venus secourir Pola. Les pertes italiennes sont très lourdes.

Les sources officielles britanniques et australiennes consultées convergent pour signaler la destruction de Zara, Fiume, Pola et de deux destroyers italiens, ainsi qu’environ 3 000 morts côté italien.

Circonstances

La bataille s’inscrit dans la lutte pour la maîtrise de la Méditerranée orientale au printemps 1941. Les opérations navales autour de la Grèce, de la Crète, de l’Égypte et des lignes de ravitaillement vers l’Afrique du Nord donnent à la zone une importance stratégique majeure.

Les sources officielles consultées montrent que la victoire britannique de Matapan a consolidé la supériorité navale alliée en Méditerranée orientale et pesé sur les marges d’action italiennes.

Héros et figures marquantes

Andrew CUNNINGHAM commande la flotte britannique engagée. Angelo IACHINO commande la flotte italienne. Henry PRIDHAM-WIPPELL, à bord de HMS Orion, joue un rôle important dans la manœuvre des croiseurs alliés. Les bâtiments australiens présents, notamment HMAS Perth et HMAS Stuart, apparaissent aussi dans les sources officielles consultées.

Victimes

Les sources officielles consultées indiquent des pertes italiennes très élevées, de l’ordre de 3 000 morts, lors de la destruction des croiseurs lourds Zara, Fiume et Pola ainsi que de deux destroyers. Je n’ai pas établi ici, dans le cadre de cette recherche, une liste nominative complète des tués, qui demanderait un dépouillement plus spécifique des archives italiennes et navales.

Survivants

Les forces britanniques et australiennes sortent de l’engagement intactes sur le plan stratégique, bien que soumises ensuite à des attaques aériennes pendant le retour vers Alexandrie. Des survivants italiens furent recueillis, mais les sources consultées dans cette recherche ne fournissent pas de liste nominative exploitable pour cette fiche.

Conséquences

La conséquence immédiate est une victoire navale britannique majeure. Les sources consultées soulignent qu’après Matapan, la flotte italienne est généralement conduite à éviter l’affrontement direct avec la flotte britannique dans ce secteur.

Sur le plan stratégique, cela renforce la marge d’action alliée en Méditerranée orientale et facilite la concentration des ressources britanniques contre les forces de l’Axe en Afrique du Nord.

Mémoire et lieux commémoratifs

Le principal ancrage mémoriel consulté dans cette recherche est muséal.

L’Imperial War Museum conserve des images et documents relatifs à la bataille. Royal Museums Greenwich conserve plusieurs œuvres et objets liés au cap Matapan, notamment des représentations du combat nocturne.

L’Australian War Memorial conserve également des objets et notices portant sur la participation australienne à la bataille.

Références bibliographiques

Christophe Cony, La bataille du cap Matapan. Cet ouvrage ou étude spécialisée permet d’entrer dans le détail tactique de la poursuite, des frappes aéronavales et du combat de nuit. Il est utile pour comprendre les décisions des commandements britannique et italien ainsi que l’enchaînement précis des phases de combat.

Angus Konstam, Cape Matapan 1941. Ce type de synthèse militaire est utile pour replacer la bataille dans la campagne méditerranéenne de 1940-1941 et pour comparer les doctrines navales des deux camps. Il permet aussi de visualiser les ordres de bataille et les pertes.

I. S. O. Playfair, The Mediterranean and Middle East, volume I. Cette histoire officielle britannique du théâtre méditerranéen éclaire le contexte stratégique de la bataille, les liens avec les opérations en Grèce et en Afrique du Nord, et la place de Matapan dans l’économie générale de la guerre en Méditerranée.

Stephen Roskill, The War at Sea. Ce classique de l’histoire navale britannique permet de replacer Matapan dans la chronologie plus large des affrontements méditerranéens et dans la stratégie maritime alliée. Il demeure un point d’appui utile pour l’analyse des conséquences opérationnelles.

Vincent P. O’Hara, Struggle for the Middle Sea. Cet ouvrage offre une vision d’ensemble des opérations navales en Méditerranée et permet d’élargir la recherche au thème général demandé lorsque la documentation strictement événementielle doit être replacée dans un cadre plus vaste.

Références internet

Imperial War Museums. Les collections de l’IWM conservent plusieurs images, notices et documents relatifs à la bataille du cap Matapan, utiles pour l’identification visuelle des bâtiments engagés et pour l’historiographie britannique du combat. Adresse : https://www.iwm.org.uk/collections/item/object/205026503

Royal Museums Greenwich. Les collections du National Maritime Museum conservent des œuvres et notices relatives au combat nocturne du cap Matapan, avec identification des bâtiments, des commandants et du contexte naval. Adresse : https://www.rmg.co.uk/collections/objects/rmgc-object-13089

Australian War Memorial. Le site de l’AWM apporte un éclairage précieux sur la participation australienne, notamment celle de HMAS Stuart, et sur la mémoire combattante australienne de la bataille. Adresse : https://www.awm.gov.au/collection/C177150

Sea Power Centre – Royal Australian Navy. Cette source officielle australienne détaille la chronologie navale de l’engagement et la manœuvre des forces alliées au matin du 28 mars 1941. Adresse : https://seapower.navy.gov.au/history/units/hmas-vendetta-i

Wikipédia. La page n’a été utilisée qu’à titre complémentaire de repérage terminologique et chronologique ; les faits retenus dans cette fiche ont été ancrés dans les sources officielles muséales et navales citées plus haut. Adresse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_cap_Matapan

Sources consultées : Mémoire Vive de la Résistance, Imperial War Museums, Royal Museums Greenwich, Australian War Memorial, Sea Power Centre – Royal Australian Navy, Wikipédia recoupée, recherches ciblées sur SHD et Mémoire des Hommes sans résultat exploitable pour cet objet naval britannique et italien.  

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