Stanislas KUBACKI, alias « Ignace Kuba » et « Stefan Piglovski », né en Pologne, mort le 21 février 1944 au Mont-Valérien à Suresnes (France), polonais.
Arrivé en France en 1925, il travaille comme ouvrier-mouleur dans le Pas-de-Calais. Militant communiste, visé par un arrêté d’expulsion, il rejoint les Brigades internationales en Espagne.
Interné à son retour d’Espagne, puis déporté en Allemagne, il s’évade et revient en France. Il rejoint les FTP-MOI à Paris.
Son activité clandestine est moins précisément documentée que celle des membres arrêtés en novembre 1943. Il utilise notamment le nom d’Ignace Kuba et travaille un temps comme bûcheron à Montgeron.
Arrêté le 7 décembre 1942 chez Anna Finkelstein à Puteaux, il est interrogé et torturé, puis incarcéré à Fresnes. Il comparaît avec les FTP-MOI jugés en février 1944.
Arrestation / évasion / déportation
Arrêté dans le cadre de la répression menée contre les FTP-MOI de la région parisienne, livré aux autorités allemandes, jugé dans le cadre du procès des FTP-MOI et condamné à mort. Il est fusillé au Mont-Valérien le 21 février 1944.
Camarades de combat
Ses camarades appartiennent aux organisations mentionnées ci-dessus. Pour les combattants FTP-MOI parisiens, les sources institutionnelles les replacent notamment aux côtés de Missak Manouchian, Joseph Boczov, Thomas Elek, Olga Bancic et des autres membres arrêtés et exécutés en 1944. La liste varie selon le détachement et la période.
Retour à la vie civile
Mort exécuté pendant l’Occupation.
Décorations
Médaille de la Résistance française à titre posthume par décret du 31 mars 1947 JO juillet 1947 — Source : Ordre de la Libération Côte du dossier : 1O33183
Lieux de mémoire
Son nom est associé à la mémoire du groupe Manouchian et aux fusillés du Mont-Valérien. Depuis l’entrée au Panthéon de Missak et Mélinée Manouchian en février 2024, la mémoire des vingt-trois compagnons est explicitement associée à cet hommage national.
Références bibliographiques
Stéphane Courtois, Denis Peschanski et Adam Rayski, Le Sang de l’étranger. Les immigrés de la MOI dans la Résistance, Fayard, Paris. Ouvrage de référence pour l’histoire des FTP-MOI et de leur répression.
Références internet
Ordre de la Libération. La ressource consacrée au groupe Manouchian et à la Médaille de la Résistance française établit la composition des détachements et les attributions du décret du 31 mars 1947. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/le-groupe-manouchian-et-la-medaille-de-la-resistance-francaise
Musée de la Résistance nationale. Les biographies des fusillés de l’Affiche rouge apportent des éléments individuels et replacent les parcours dans la répression des FTP-MOI. https://www.musee-resistance.com/expositions-manouchian-biographies/
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote individuelle supplémentaire n’a été établie avec certitude lors des présentes recherches.
Observations
Les variantes orthographiques des noms, fréquentes dans les sources concernant les immigrés d’Europe orientale, ont été conservées lorsqu’elles sont historiquement attestées. Les informations non suffisamment recoupées n’ont pas été développées.
Indice de fiabilité de la notice
Niveau A — identité et engagement établis par des sources institutionnelles ou mémorielles de premier rang et, pour les éléments essentiels, par plusieurs sources concordantes.
Sources consultées
Ordre de la Libération. La ressource consacrée au groupe Manouchian et à la Médaille de la Résistance française établit la composition des détachements et les attributions du décret du 31 mars 1947. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/le-groupe-manouchian-et-la-medaille-de-la-resistance-francaise
Musée de la Résistance nationale. Les biographies des fusillés de l’Affiche rouge apportent des éléments individuels et replacent les parcours dans la répression des FTP-MOI. https://www.musee-resistance.com/expositions-manouchian-biographies/