Robert KIFFER, alias Désiré, Kiki, Raoul, Michel, né le 30 août 1913 à Moncel-sur-Seille, Meurthe-et-Moselle, France, mort le 22 septembre 1974 à Senlis, Oise, France.
Les sources secondaires détaillées consultées présentent Robert Jean Lucien Kiffer comme diplômé des Arts et Métiers, puis formé au pilotage avant-guerre. Elles indiquent qu’il sert dans l’armée de l’air avant de revenir à la vie civile comme ingénieur.
Ces éléments proviennent principalement de la notice Wikipédia, qui offre ici une biographie développée ; ils n’ont pas tous été recoupés dans cette recherche par des notices institutionnelles nominatives ouvertes. La date et le lieu de naissance sont en revanche concordants entre Wikipédia et les relevés d’état civil accessibles sur le web.
Engagement dans la Résistance
Robert Kiffer est d’abord engagé dans la Résistance. La notice Wikipédia indique qu’il cherche à rejoindre l’Angleterre dès la fin de 1940, puis qu’il est recruté dans le réseau de renseignements INTERALLIÉ en janvier 1941. Le Musée de la Résistance en ligne confirme qu’il est devenu agent double au service de l’Abwehr après l’arrestation de plusieurs membres du réseau polonais, ce qui suppose une phase antérieure d’appartenance résistante.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources consultées rattachent Robert Kiffer à INTERALLIÉ, puis au réseau Jean-Marie-DONKEYMAN, avant son retournement par l’Abwehr. Wikipédia précise plusieurs pseudonymes utilisés selon les structures.
Le Musée de la Résistance en ligne le désigne explicitement comme agent double au service de l’Abwehr. Mémoire Vive de la Résistance ne comporte pas de fiche personnelle exacte à son nom dans les résultats ouverts, mais son nom apparaît dans des fiches connexes de résistant et de réseau.
Missions et actions
Les sources secondaires détaillées attribuent à Robert Kiffer un rôle important dans le démantèlement d’INTERALLIÉ après son arrestation en novembre 1941 puis son retournement par Hugo Bleicher. Wikipédia indique qu’il est utilisé pour atteindre Roman Czerniawski, chef d’INTERALLIÉ. La notice Joël Le Tac du Musée de la Résistance en ligne confirme le contexte d’infiltration allemande du réseau polonais avec Robert Kiffer devenu agent double au service de l’Abwehr.
Les sources consultées le relient ensuite au réseau Jean-Marie-DONKEYMAN et à plusieurs trahisons. La notice Henri Frager de Mémoire Vive rappelle la collaboration de Roger Bardet et le contexte du démantèlement du réseau. Wikipédia attribue à Robert Kiffer, avec Roger Bardet, la livraison de résistants du réseau Jean-Marie ainsi que la création du faux réseau LYSIANA, destiné à piéger d’authentiques résistants.
Cette partie du parcours repose surtout sur la notice Wikipédia et doit être lue comme une synthèse secondaire, faute de dossier primaire ouvert ici pour chaque épisode.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées montrent qu’il est d’abord arrêté en novembre 1941 à Cherbourg, Manche, France, puis retourné par l’Abwehr.
Après la guerre, Le Monde indique qu’il comparaît en décembre 1949 devant la cour de justice de la Seine et qu’il est condamné à mort en même temps que Roger Bardet.
Wikipédia ajoute que sa peine est ensuite commuée en travaux forcés à perpétuité par Vincent Auriol, puis qu’il bénéficie d’une amnistie en 1953 ; ces deux derniers points n’ont pas été recoupés ici par un texte primaire ouvert dans Légifrance.
Les noms le plus étroitement associés à Robert Kiffer dans les sources consultées sont Roman Czerniawski, Hugo Bleicher, Roger Bardet, Henri Frager, Peter Churchill, Odette Sansom, Robert Goubeau et l’abbé Robert Alesch. Il s’agit d’un entourage mêlant responsables de réseaux, agents doubles, victimes de trahison et officiers allemands.
Retour à la vie civile
Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer de manière complète et sûre son existence après sa condamnation, en dehors d’éléments secondaires détaillés. Wikipédia indique un mariage avec Paule Béliart en 1947, une remise en liberté provisoire en 1948, puis un divorce en 1971 avant son décès à Senlis en 1974. La condamnation à mort de décembre 1949 est confirmée par Le Monde ; les autres éléments de sa vie civile après procès reposent principalement sur Wikipédia dans cette recherche.
Références bibliographiques
Dictionnaire des agents doubles dans la Résistance, Patrice Miannay. Ouvrage signalé dans la notice Wikipédia de Robert Kiffer ; il porte spécifiquement sur les parcours ambigus, retournements et infiltrations au sein de la clandestinité.
Les Réseaux de renseignements franco-polonais 1940-1944, Jean Medrala. Ouvrage de référence pour le contexte d’INTERALLIÉ et des réseaux franco-polonais, cité dans la notice Wikipédia de Robert Kiffer.
Opération “Aquatint”, 12-13 septembre 1942, le raid d’un commando britannique à Saint-Laurent-sur-Mer, Gérard Fournier et André Heintz. Ouvrage cité dans la notice Wikipédia de Robert Kiffer pour des épisodes reliés à ses activités clandestines et aux réseaux de Normandie.
Références internet
Wikipédia Notice biographique détaillée sur Robert Kiffer, utilisée comme source secondaire complémentaire pour l’état civil, les pseudonymes, la chronologie générale et l’après-guerre, avec signalement des points non recoupés. https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Kiffer
Le Monde Compte rendu du 19 décembre 1949 confirmant que Robert Kiffer et Roger Bardet sont condamnés à mort par la cour de justice de la Seine. URL : https://www.lemonde.fr/archives/article/1949/12/19/bardet-et-kiffer-sont-condamnes-a-mort_1930812_1819218.html
Musée de la Résistance en ligne Notice Joël Le Tac mentionnant Robert Kiffer comme agent double au service de l’Abwehr dans le contexte de l’infiltration du réseau polonais. https://museedelaresistanceenligne.org/media10421-Jol-Le-Tac
Mémoire Vive de la Résistance Notice Henri Frager. Il s’agit d’une fiche de résistant, non d’une fiche personnelle Robert Kiffer, mais elle documente le contexte du réseau Jean-Marie-DONKEYMAN et des trahisons liées à ce milieu. https://mvr.asso.fr/frager/
Mémoire Vive de la Résistance Fiche « Le réseau CARTE ». Il s’agit d’une fiche de réseau et non d’une fiche personnelle Robert Kiffer ; elle éclaire le contexte des réseaux infiltrés autour de Bardet et Frager. https://mvr.asso.fr/le-reseau-carte/
Observations
ATTENTION: ne surtout pas le confondre avec Philippe Kieffer, Officier français, Héros de la France Libre.
Mémoire Vive de la Résistance des informations le concernant apparaissent dans une fiche de résistant, Henri Frager, et dans une fiche de réseau, CARTE. Le décès le 22 septembre 1974 à Senlis, Oise, France, et plusieurs détails d’état civil reposent essentiellement sur Wikipédia dans cette recherche. L’ampleur exacte de sa réintégration finale dans les combats de la Libération, évoquée par Wikipédia, n’a pas été suffisamment recoupée ici par une source institutionnelle nominative.
Sources consultées le 30 mars 2026
Mémoire Vive de la Résistance, fiche Henri Frager : type d’information trouvé sur MVR, fiche de résistant ; apporte le contexte du réseau Jean-Marie et des trahisons.
Mémoire Vive de la Résistance, fiche « Le réseau CARTE » : type d’information trouvé sur MVR, fiche de réseau ; apporte le contexte organisationnel des infiltrations autour de Frager et Bardet.
Maitron Résistance : aucune notice directement exploitable retrouvée dans les résultats ouverts.
Fondation de la Résistance : aucune notice personnelle directement exploitable retrouvée dans les résultats ouverts.
Musée de la Résistance en ligne, notice Joël Le Tac : indique que Robert Kiffer est devenu agent double au service de l’Abwehr.
Mémoire des Hommes : aucune notice nominative directement exploitable retrouvée dans les résultats ouverts.
Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : aucune notice directement exploitable retrouvée dans les résultats ouverts.
Ordre de la Libération : aucune notice personnelle retrouvée.
Base Léonore : aucune décoration retrouvée dans cette recherche.
Gallica BnF : recherche effectuée, sans résultat directement exploitable dans les résultats ouverts.
Service historique de la Défense : aucune cote individuelle pertinente confirmée dans les résultats ouverts.
Légifrance : aucune décision nominative ouverte ici n’a permis de confirmer la commutation ou l’amnistie.
Le Monde, article du 19 décembre 1949 : confirme la condamnation à mort de Robert Kiffer.
Wikipédia, notice détaillée : source secondaire principale pour l’état civil, les pseudonymes, la chronologie générale et l’après-guerre.