Émile JULIEN, alias Maurice, né à une date non confirmée dans les sources consultées, lieu de naissance non confirmé, mort à une date non confirmée dans les sources consultées. Nationalité française.
Les sources consultées indiquent qu’Émile Julien est ouvrier chaudronnier. Elles ne permettent pas de confirmer avec certitude sa date de naissance, son lieu de naissance, sa situation familiale ni sa formation. Les lacunes documentaires sont donc importantes pour l’état civil, mais son rôle dans la Résistance du Calvados est clairement attesté par plusieurs sources concordantes.
Émile Julien participe dès 1940 à la reconstitution clandestine du Parti communiste dans le Calvados.
Il est ensuite intégré aux Francs-tireurs et partisans français, dans le cadre du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France.
Les sources le présentent comme l’un des membres actifs du noyau clandestin communiste du Calvados, aux côtés de Marius Sire et Joseph Étienne.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Émile Julien appartient aux FTPF et au Front national. Son pseudonyme de clandestinité est « Maurice ». Son activité s’inscrit dans la direction clandestine communiste du Calvados et dans les opérations décidées conformément aux directives du comité militaire des FTP dirigé par Charles Tillon.
Missions et actions
Émile Julien participe directement aux sabotages ferroviaires d’Airan, sur la ligne Paris-Cherbourg. Une première tentative échoue lorsque Joseph Étienne, Émile Julien, Charles Reinert et Désiré Marie ne parviennent pas à déplacer correctement le rail. Quelques jours plus tard, Émile Julien place une bombe sous les rails à l’aide d’explosifs récupérés dans une carrière, mais l’engin n’explose pas au passage du train.
Dans la nuit du 15 au 16 avril 1942, le même groupe intervient au point kilométrique 222+025 de la ligne Paris-Cherbourg, près de la gare de Moult-Argences, sur la commune d’Airan.
Les saboteurs parviennent à déplacer un rail, provoquant le déraillement d’un train de permissionnaires allemands en provenance de Maastricht et à destination de Cherbourg. Le bilan donné par les sources consultées est de 28 morts et 19 blessés parmi les militaires allemands.
Le 1er mai 1942, un second sabotage est réalisé sur le même secteur. Le commando reprend la même méthode et fait dérailler un nouveau train effectuant le trajet Maastricht-Cherbourg.
Le bilan indiqué par les sources consultées est de 10 morts et 22 blessés. Ces deux opérations sont considérées comme les plus meurtrières des déraillements de trains allemands organisés par la Résistance en France occupée.
Après la répression dans le Calvados, Émile Julien quitte le département au printemps 1943. Il rejoint ensuite la Bretagne, où il devient responsable interrégional des FTP.
Arrestation / évasion / déportation
Émile Julien échappe d’abord aux arrestations qui frappent les FTP du Calvados. Les sources indiquent qu’il doit quitter le Calvados au printemps 1943. Il est ensuite arrêté par la Milice en Bretagne ou dans le cadre de ses responsabilités interrégionales, puis incarcéré à Angers. Il est libéré par les Alliés en août 1944. Les sources consultées ne permettent pas de confirmer une déportation.
Camarades de combat
Ses camarades de combat identifiés sont Marius Sire, alias Henri ou Kléber, Joseph Étienne, Charles Reinert, Désiré Marie, Edmonde Robert, Charles Tillon.
Retour à la vie civile
Émile Julien survit à la guerre, puisqu’il est libéré en août 1944. Les sources consultées ne permettent pas de documenter avec précision son parcours après la Libération, sa carrière professionnelle ultérieure, son éventuel engagement politique ou associatif, ni la date de son décès.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées. Cela ne signifie pas cependant qu’Émile Julien n’ait pas reçu de décorations, mais qu’elles n’ont pu être retrouvées au cours des présentes recherches.
Lieux de mémoire
Émile Julien est associé à la mémoire des déraillements d’Airan, à la Résistance communiste du Calvados et aux actions FTP contre les transports militaires allemands. Les sources consultées ne permettent pas d’identifier un lieu de mémoire individuel à son nom.
Références bibliographiques
Jean Quellien, La Seconde Guerre mondiale en Normandie. Ouvrage de synthèse sur la Normandie occupée, la Résistance régionale et la répression allemande, utile pour replacer les sabotages d’Airan dans le contexte de la montée en puissance des FTP dans le Calvados.
Jean Quellien, Histoire de la Résistance en Basse-Normandie. Étude historique consacrée à la structuration des mouvements résistants en Basse-Normandie, avec des développements sur les FTP, la répression de 1942 et le départ d’Émile Julien du Calvados.
Références internet
Wikipédia — Déraillements d’Airan. Page de synthèse consacrée aux sabotages ferroviaires d’avril et mai 1942, mentionnant Émile Julien, alias Maurice, comme ouvrier chaudronnier, membre des FTP et participant direct aux opérations d’Airan. https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9raillements_d%27Airan
OpenEdition Books — Histoire de la Résistance en Basse-Normandie. Chapitre universitaire sur le développement de la Résistance au printemps 1942 et au début de 1943, mentionnant le départ d’Émile Julien du Calvados et son évolution ultérieure dans les FTP. https://books.openedition.org/puc/54286
Archives du Calvados — Joseph Étienne. Page institutionnelle sur Joseph Étienne, utile pour recouper la composition du groupe ayant participé aux attentats d’Airan, incluant Émile Julien, Désiré Marie et Charles Reinert. https://archives.calvados.fr/page/joseph-etienne
Beaucoudray — Sabotages de voies ferrées : les attentats d’Airan. Page documentaire locale consacrée aux sabotages d’Airan, mentionnant Émile Julien sous le pseudonyme Maurice et son rôle dans le groupe FTP. https://beaucoudray.free.fr/sabotages.htm
Mémoire Vive de la Résistance. Recherche préalable effectuée sur le nom exact « Émile Julien » et « Emile Julien » ; aucune notice individuelle correspondant précisément au résistant recherché n’a été retrouvée. https://mvr.asso.fr/
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD individuelle n’a été retrouvée au cours des présentes recherches.
Observations
Les informations d’état civil d’Émile Julien ne sont pas établies avec certitude dans les sources consultées. Le prénom est parfois écrit sans accent, « Emile Julien ». Le pseudonyme « Maurice » est attesté. La documentation disponible est beaucoup plus solide sur son rôle dans les sabotages d’Airan que sur sa naissance, sa famille, sa formation, sa vie après-guerre ou son décès.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B
L’indice B est retenu car l’existence résistante d’Émile Julien, son appartenance aux FTP, son pseudonyme « Maurice », son rôle dans les sabotages d’Airan et son départ ultérieur du Calvados sont attestés par plusieurs sources concordantes, dont une source universitaire publiée sur OpenEdition Books et des sources documentaires spécialisées.
En revanche, la notice ne peut pas être classée au niveau A, faute de source primaire individuelle consultée, de cote SHD retrouvée, de notice institutionnelle individuelle complète et d’état civil confirmé. Les lacunes portent principalement sur la naissance, la filiation, la formation, le parcours après-guerre et la date de décès.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
| 1940 | Participation à la reconstitution clandestine du Parti communiste dans le Calvados |
| Avril 1942 | Participation aux préparatifs des sabotages d’Airan |
| 15-16 avril 1942 | Participation au premier déraillement d’Airan |
| 1er mai 1942 | Participation au second déraillement d’Airan |
| Printemps 1943 | Départ du Calvados pour échapper à la répression |
| 1943-1944 | Responsabilités FTP hors du Calvados, notamment en Bretagne |
| Août 1944 | Libération après emprisonnement à Angers |
Sources consultées le 7 juin 2026
Mémoire Vive de la Résistance, recherche préalable sur « Émile Julien » et « Emile Julien », aucune notice individuelle exacte retrouvée, https://mvr.asso.fr/ ; Wikipédia — Déraillements d’Airan, rôle d’Émile Julien dans les sabotages ferroviaires, pseudonyme « Maurice », composition du groupe FTP, contexte des deux déraillements, https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9raillements_d%27Airan ; OpenEdition Books — Histoire de la Résistance en Basse-Normandie, développement de la Résistance FTP dans le Calvados, départ d’Émile Julien du département, poursuite de l’action clandestine, https://books.openedition.org/puc/54286 ; Archives du Calvados — Joseph Étienne, recoupement de la composition du groupe ayant participé aux attentats d’Airan, https://archives.calvados.fr/page/joseph-etienne ; Beaucoudray — Sabotages de voies ferrées : les attentats d’Airan, informations locales sur le pseudonyme « Maurice », la profession d’ouvrier chaudronnier et le rôle dans le groupe, https://beaucoudray.free.fr/sabotages.htm