Jean JOTTRAND,
Les sources consultées ne permettent pas d’établir précisément l’état civil complet de Jean Jottrand. Une source militaire belge de synthèse indique toutefois qu’il est officier de carrière et qu’il a accompli l’essentiel de sa carrière au 6e régiment d’artillerie à Ixelles avant de prendre le commandement du fort en juin 1939. Cette même source précise qu’il a alors quarante-quatre ans.
Il est présenté comme officier de l’armée régulière belge et commandant du fort d’Ében-Émael lors de l’attaque allemande des 10 et 11 mai 1940.
Les sources concordent pour identifier Jean Jottrand comme le commandant belge du fort d’Ében-Émael au moment de l’assaut allemand. Belgium Battlefield le désigne comme chef belge de la garnison, et la documentation militaire belge de synthèse confirme qu’il commande le fort depuis juin 1939.
La documentation militaire belge consultée précise qu’il dispose d’une délégation pour faire sauter certains ponts voisins et qu’il coordonne la défense d’un fort d’environ 1 140 à 1 200 hommes. Elle souligne aussi les difficultés structurelles du dispositif belge et l’insuffisance de préparation de certaines composantes de la garnison.
Arrestation / évasion / déportation
Une photographie conservée sur Wikimedia Commons l’identifie cependant comme « Jean Jottrand dans un camp de prisonniers allemand ». Cette mention iconographique confirme une captivité, sans permettre d’en préciser la durée ni le lieu.
Les sources consultées permettent d’identifier plusieurs officiers du fort, notamment le capitaine Georges Vamecq dans l’organisation de la 1re batterie. Elles ne permettent pas, dans le cadre de cette recherche, de dresser une liste complète des proches collaborateurs de Jean Jottrand pendant les combats.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées.
Lieux de mémoire
Le fort d’Ében-Émael constitue le principal lieu de mémoire associé à Jean Jottrand. Une photographie récente consultée sur Wikimedia Commons montre en outre une mention commémorative portant son nom sur le site du fort.
Références bibliographiques
Thierry Renglet, Fort d’Eben-Emael FEE. Ouvrage spécialisé signalé dans une bibliographie militaire belge, consacré au fort et à ses combats. Il est utile pour replacer Jean Jottrand dans l’histoire matérielle et tactique du site.
Jean Mabire, Les Paras du matin rouge. Ouvrage cité dans la bibliographie de la notice sur l’attaque du fort d’Ében-Émael. Il traite de l’assaut aéroporté allemand et du contexte défensif belge.
Peter Taghon, Comme des lions : mai 1940. Ouvrage de synthèse sur les combats de l’armée belge en mai 1940, utile pour replacer la chute d’Ében-Émael dans la campagne des dix-huit jours.
Références internet
Belgium Battlefield of Europe. Cette notice institutionnelle identifie Jean Jottrand comme commandant belge du fort et résume l’attaque des 10 et 11 mai 1940. https://belgiumbattlefield.be/fr/batailles/lattaque-du-fort-deben-emael-1940
18daagseveldtocht. Cette documentation militaire belge détaille l’organisation du fort, le rôle de Jottrand, son ancienneté au commandement depuis juin 1939 et certains aspects de la défense du site. https://18daagseveldtocht.be/artillerie/vestingsartillerie/vestingsregiment-van-luik/iste-groep-fort-van-eben-emael/
Wikipédia. La notice sur l’attaque du fort d’Ében-Émael confirme le nom de Jean Jottrand comme commandant belge du fort pendant l’assaut. https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_du_fort_d%27Eben-Emael
Observations L’état civil complet de Jean Jottrand n’a pas pu être établi avec certitude dans cette recherche. Les sources consultées permettent seulement de confirmer sa fonction militaire au fort et son profil d’officier de carrière.
Sources consultées le 18 mars 2026.
Belgium Battlefield of Europe, notice « L’attaque du fort d’Eben-Emael (1940) » : datation, commandement belge, effectifs.
18daagseveldtocht, page « Iste Groep (Fort van Eben-Emael) » : commandement du fort, organisation intérieure, rôle de Jottrand depuis juin 1939.
Wikimedia Commons, fichier « Majoor Jottrand en zijn officieren in een Duits krijgsgevangenkamp » : indice iconographique d’une captivité allemande.