Léon Jost né le 14 novembre 1884 à Nantes, a été fusillé comme otage le 22 octobre 1941 au champ de tir du Bêle à Nantes. Issu d’un cadre de la biscuiterie Lefèvre‑Utile, où il occupait les fonctions de directeur de la fabrication et chef du personnel, il était également un ancien combattant amputé de la Première Guerre mondiale.
Sa profonde implication dans des associations d’anciens combattants lui permit, dès l’armistice de 1940, d’organiser un réseau clandestin d’évasion de prisonniers de guerre en zone libre, sous couvert d’aide humanitaire — environ plusieurs dizaines de milliers de vivres, camions-citernes et convoyages sont attestés
Arrêté pour ces activités fin 1940, il fut retenu comme otage puis exécuté le 22 octobre 1941 au champ de tir du Bêle, en représailles à l’assassinat du Feldkommandant Karl Hotz.
Ce lieu d’exécution, aujourd’hui lieu de mémoire, a vu également la mort de 15 autres otages ce jour-là En hommage à son sacrifice, la rue des Fraises à Nantes fut rebaptisée rue Léon‑Jost en 1946 ; une rue du 17ᵉ arrondissement de Paris porte également son nom.
Il reçut plusieurs décorations, attestées dans la Base Léonore :
- Légion d’honneur,
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 10 novembre 1955 (site de l’ordre de la Libération)
- Croix de guerre 14‑18 et 39‑45 (avec palme),
- Médaille militaire,
- Médaille commémorative, confirmées Wikipédia.
Références bibliographiques
- Étienne Gasche & Dominique Bloyet, Nantes – Les 50 otages, Montreuil‑Bellay, Éditions C.M.D., 1999
Ouvrage clé qui dresse un portrait collectif des cinquante résistants et otages fusillés le 22 octobre 1941, parmi lesquels figure Léon Jost ; il en explore le contexte, les profils et la mémoire locale. - Étienne Gasche, 50 Otages, mémoire sensible, Nantes, Éditions du Petit Véhicule, 1991 Approche narrative et respectueuse de la mémoire des fusillés, offrant des récits et annexes biographiques, incluant Léon Jost.
- Louis Oury, Le Cours des Cinquante Otages, Saarbrücken, Geschichtswerkstatt, 1989 Étude historique sur le lieu devenu Cours des 50‑Otages à Nantes et sur les personnes fusillées, y compris Jost.
Références Internet
- Musée d’Histoire de Nantes – « La dernière lettre de Léon Jost »
Présentation d’une lettre poignante qu’il écrivit à ses proches juste avant son exécution, fournissant des informations sur son rôle à l’entreprise LU, son engagement résistant, son arrestation (15 janvier 1941) et son martyr comme otage. lyceedenantes.fr+9Château des Ducs de Bretagne+9mvr.asso.fr+9Patrimonia+3Wikipédia+3resistance-44.fr+3resistance-44.frWikipédia+2Wikipédia+2lyceedenantes.fr - Wikipédia – Article « Léon Jost » Notice biographique détaillée indiquant ses origines (fils de cadre LU), son engagement en tant qu’ancien combattant mutilé, président d’associations d’anciens combattants, son action humanitaire détournée en réseau d’évasion, son arrestation, son exécution le 22 octobre 1941 comme otage et ses décorations (Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, Croix de guerre, Médaille militaire). mvr.asso.fr
- En Envor – “Léon Jost, un illustre ancien combattant”
Résumé biographique confirmant son exécution le 22 octobre au champ du Bêle parmi les quinze Otto fusillés à Nantes. Wikipédia+11En Envor+11mvr.asso.fr+11 - Comité départemental du souvenir de la Résistance en Loire‑Inférieure (site Résistance‑44) Contexte des vêpres des 50 otages, mentionnant l’âge de Léon Jost (57 ans) et son exécution dans la liste des fusillés parmi les cinquante. Château des Ducs de Bretagne+4resistance-44.fr+4lyceedenantes.fr+4
- Patrimonia Nantes – « 22 octobre 1941 : exécution des 50 otages »
Présentation commémorative de l’événement, précisant que 48 hommes furent fusillés pour représailles à Nantes, Châteaubriant et Paris, incluant Léon Jost dans la liste des victimes nantaises. Maitron+11Patrimonia+11resistance-44.fr+11