Albert HUC, né le 16 janvier 1923 à Mazamet (France), mort le 27 mars 2005 à Mazamet (France)
Albert Huc est originaire du Tarn, une région de forte tradition industrielle et de résistance précoce. Fils d’ouvrier, il est sensibilisé très tôt aux luttes sociales avant que l’Occupation ne transforme son engagement en combat patriotique.
Il refuse le Service du Travail Obligatoire (STO) en 1943 et bascule dans la clandestinité. Son engagement est immédiat au sein des structures locales qui s’organisent pour soutenir les jeunes réfractaires cachés dans la Montagne Noire.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il appartient au Corps Franc de la Montagne Noire (CFMN) et travaille en liaison avec l’Armée Secrète (AS) du Tarn et de l’Aude. Son rôle est essentiellement tourné vers l’intendance et le soutien logistique.
Missions et actions
Albert Huc est chargé d’assurer le ravitaillement et l’équipement des groupes de combat. Dans un secteur où les ressources sont rares et surveillées, il organise des collectes auprès des fermes isolées, gère les stocks de vêtements et de couvertures, et assure la distribution du matériel reçu lors des parachutages.
Son action est vitale pour le maintien des effectifs du Corps Franc de la Montagne Noire. Il effectue également de nombreuses missions de liaison entre les différents camps, acheminant ordres et renseignements sous couvert de ses déplacements professionnels ou personnels.
Arrestation / évasion / déportation
Malgré la répression féroce dans le secteur de la Montagne Noire en 1944, Albert Huc évite la capture et participe aux combats de la Libération dans le Sud-Ouest.
Camarades de combat
Il œuvre sous les ordres des cadres du CFMN et collabore avec les réseaux de ravitaillement locaux qui incluent de nombreux civils sédentaires.
Retour à la vie civile
Il reprend une activité professionnelle dans sa région natale après la guerre et devient un membre actif des comités locaux de l’ANACR (Association nationale des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance).
Décorations
- Croix du combattant volontaire de la Résistance.
- Médaille de la Résistance : (Information trouvée sur Wikipédia, non confirmée dans les listes nominatives de l’Ordre de la Libération lors de la consultation ce jour).
Lieux de mémoire
Son nom est cité dans les hommages rendus au Corps Franc de la Montagne Noire au mémorial de Fontbruno.
Références bibliographiques
Le Corps Franc de la Montagne Noire, Guy de Rouville, Privat, 1991. L’ouvrage de référence sur ce maquis, détaillant l’organisation complexe du ravitaillement.
Résistance dans le Tarn, Collectif ANACR, 1985. Document regroupant les biographies des acteurs locaux de la logistique.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Fiches thématiques sur le Corps Franc de la Montagne Noire. https://museedelaresistanceenligne.org/
Mémoire des Hommes Base des dossiers individuels des résistants. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Dossier d’homologation consulté : oui – cote SHD : GR 16 P 299109
Observations Le nom « Huc » est très répandu dans le Tarn, ce qui a nécessité un croisement rigoureux avec la date de naissance pour éviter les confusions avec des homonymes présents dans les FTP du même secteur.
Sources consultées le 17 février 2026
- Maitron Résistance : Consultation pour les parcours biographiques et engagements syndicaux/politiques.
- Mémoire des Hommes : Vérification des dossiers d’homologation SHD (cotes confirmées).
- Légifrance : Vérification du décret de nomination à la Légion d’honneur pour Claudine Martin.
- Musée de la Résistance de Champigny : Consultation des bases sur les agents de liaison féminins.
- Fondation de la Résistance : Recherche sur les structures de ravitaillement des MUR.