La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

GUIHARD Jules

Jules GUIHARD, né le 18 janvier 1893 à Combourg (Ille-et-Vilaine), mort le 22 février 1945 au camp de concentration de Dachau (Allemagne)

Jules Guihard exerce la profession de mécanicien. Mobilisé en 1914, il est blessé au front en 1915. Après la Première Guerre mondiale, il ouvre un garage de réparations automobiles à Combourg, puis devient stockiste chez Renault.

Il rejoint en janvier 1943 le groupe Front national de Combourg. Dans ce cadre, il participe à la diffusion de tracts et de journaux clandestins, et aide des réfractaires en leur procurant de faux papiers, des titres d’alimentation et des refuges.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Son engagement est rattaché au groupe Front national – Francs-tireurs et partisans (FN–FTP) de Combourg, pour la période du 1er mai au 20 novembre 1943.

Il contribue à l’organisation d’un groupe de combat et fournit du matériel de sabotage. Le même texte précise qu’il fabrique lui-même des clés destinées à déboulonner les rails.

Arrestation / évasion / déportation

À la suite d’une dénonciation, il est arrêté à son domicile à Combourg le 26 novembre 1943 par le service de police anti-communiste.

Il est successivement incarcéré à la prison Jacques-Cartier de Rennes, puis transféré à la prison de Vitré.

Le 30 avril 1944, une attaque menée contre la prison permet la libération de 47 résistants, dont lui-même.

Repris dès le 1er mai 1944 près de Liffré, il est incarcéré à Angers, puis transféré au camp de transit de Compiègne-Royallieu le 16 juin 1944 (matricule 41284).

Déporté le 2 juillet 1944 vers Dachau par le convoi surnommé « train de la Mort », il est affecté le 20 juillet 1944 à l’usine BMW du Kommando Allach. Jugé inapte au travail, il est renvoyé à Dachau le 26 janvier 1945, entre à l’infirmerie le 8 février et meurt d’une septicémie le 22 février 1945.

Camarades de combat

Le texte le situe dans un groupe local FN–FTP du secteur de Combourg, sans dresser une liste nominative de compagnons. Il mentionne néanmoins une attestation délivrée par Louis Pietri, présenté comme responsable départemental du Front national et des FTP, au sujet de son entrée dans le groupe (attestation d’octobre 1951).

Décorations

  • Médaille de la Résistance française à titre posthume par décret du 8 juillet 2025, JO 1er septembre 2025.

Aucune autre décoration n’a été confirmée dans les bases officielles consultées pour cette recherche (voir « Sources consultées »).

Lieux de mémoire

Une entrée du Musée de la Résistance en ligne signale une « Rue Jean Quémerais » à Combourg et évoque, dans son contexte, l’arrestation de plusieurs résistants du réseau local, dont Jules Guihard ; cette page ne constitue pas, à elle seule, une preuve qu’une voie porte son nom.

Références bibliographiques

Le train de la Mort, Christian Christian Bernadac, France-Empire, 1970.
Ouvrage centré sur le convoi du 2 juillet 1944, surnommé « train de la Mort », et sur les conditions de transport vers Dachau. Le lecteur y trouvera une reconstitution du trajet, des témoignages et un éclairage sur la mortalité durant le transfert, utile pour contextualiser la déportation de Jules Guihard.

La prison politique sous Vichy. L’exemple des centrales d’Eysses et de Rennes, Corinne Corinne Jaladieu, L’Harmattan, 2007.  Étude historique sur l’enfermement politique sous Vichy, permettant de comprendre le rôle des prisons et les logiques administratives et répressives. Utile pour replacer dans un cadre plus large les parcours d’arrestation, d’incarcération et de transferts, même lorsque les dossiers individuels ne sont pas disponibles en ligne.

Références internet

Ordre de la Libération – Médaille de la Résistance française
Notice biographique officielle donnant les éléments d’état civil, le rattachement FN–FTP, la chronologie arrestation–évasion–reprise, le passage par Compiègne, la déportation à Dachau, l’affectation à l’usine BMW d’Allach, ainsi que la référence du décret d’attribution de la Médaille de la Résistance française.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/jules-guihard

Musée de la Résistance en ligne (AERI – Fondation de la Résistance)
Ressource institutionnelle proposant des dossiers contextualisés et des documents commentés ; la page consultée mentionne Jules Guihard dans le contexte d’arrestations d’un réseau local et illustre la méthode de recoupement par notices, médias et analyses. https://museedelaresistanceenligne.org/media11328-Rue-Jean-Qumerais-Combourg-Ille-et-Vilaine

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD

Observations Orthographe du nom : la graphie « Guihard » est stable dans les sources consultées. La date de décès est donnée au 22 février 1945 dans la notice officielle consultée ; une ressource non officielle évoque l’existence de documents mentionnant le 21 février 1945, mais cette divergence n’a pas été retenue dans le portrait, conformément à la règle d’exclusion des informations non confirmées par une base officielle pour cette fiche.

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