La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Le groupe Ricou est un groupe clandestin parisien de Résistance appartenant à l’ensemble généralement désigné sous le nom de Combat Zone Nord, lui-même lié pendant sa période initiale au réseau Hector. Il doit son appellation à Tony RICOU, l’un de ses principaux organisateurs. Les Archives nationales conservent un dossier spécifiquement intitulé « Groupe Ricou », coté dans les archives du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale.

Création du groupe

Le groupe se constitue dans les premiers temps de l’Occupation autour de Tony RICOU et d’un cercle de résistants parisiens. Les notices du Maitron attribuent explicitement sa création à Tony RICOU et le rattachent à Combat Zone Nord.

L’expression « groupe de l’École des surintendantes » ou « groupe de l’École des surintendants » apparaît dans les inventaires archivistiques. Les Archives nationales classent ainsi le « Groupe Ricou » comme un ensemble propre parmi les organisations de Résistance étudiées après-guerre.

Organisation interne

Le groupe fonctionne selon un mode clandestin de proximité, fondé sur les relations personnelles et professionnelles. Parmi ses membres les mieux documentés figurent Tony RICOU, Paul DUSSAUZE, Elizabeth DUSSAUZE, Marthe DELPIROU, Philippe LE FORSONNEY et Charles LE GUALÈS DE LA VILLENEUVE.

Tony RICOU assure notamment le recrutement et les liaisons avec d’autres groupes de Résistance. Charles LE GUALÈS DE LA VILLENEUVE apporte son expérience militaire d’officier de réserve.

Actions menées pendant la Résistance

Les notices du Maitron relatives à plusieurs membres donnent une description concordante des activités : collecte de renseignements, constitution de dépôts d’armes et organisation clandestine.

Paul DUSSAUZE mène également des recherches techniques destinées à créer un système de radiodiffusion clandestine moins facilement repérable par la radiogoniométrie allemande. Il travaille sur ce projet avec d’autres résistants liés à Combat Zone Nord.

Le groupe participe par ailleurs aux contacts entre différents noyaux de Résistance de la zone occupée, fonction dans laquelle Tony RICOU joue un rôle important.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Le groupe est rattaché au réseau Hector puis à Combat Zone Nord. Charles LE GUALÈS DE LA VILLENEUVE est explicitement donné par le Maitron comme membre du réseau Hector puis de Combat, plus précisément du groupe Ricou.

Combat Zone Nord constitue l’un des premiers ensembles résistants importants de la zone occupée avant son démantèlement à partir de février 1942. Le groupe Ricou en est l’un des noyaux.

Chefs et figures marquantes

Tony RICOU est le fondateur et principal animateur du groupe. Il assure notamment le recrutement et les liaisons avec d’autres organisations clandestines.

Paul DUSSAUZE, ingénieur et architecte, appartient au noyau central. Il travaille notamment à un système de radiodiffusion clandestine. Arrêté lors de la répression contre Combat Zone Nord, il est emprisonné puis déporté et meurt pendant la guerre.

Elizabeth DUSSAUZE appartient au même noyau clandestin aux côtés de son frère Paul.

Marthe DELPIROU rejoint le groupe par l’intermédiaire de ses relations professionnelles et participe aux activités clandestines de l’organisation.

Charles LE GUALÈS DE LA VILLENEUVE, officier de réserve et ancien combattant, appartient au réseau Hector puis à Combat Zone Nord et au groupe Ricou.

Victimes et morts

La répression allemande frappe durement Combat Zone Nord et le groupe Ricou à partir de février 1942. Plusieurs membres sont arrêtés, emprisonnés puis déportés dans le cadre de procédures Nacht und Nebel.

Le bilan exact propre au groupe doit être distingué de celui de l’ensemble Combat Zone Nord. Les sources consultées ne permettent pas d’établir sans risque de double comptage une liste exhaustive des morts du seul groupe Ricou.

Survivants identifiés

Certains membres du groupe survivent à la répression et à la déportation, mais les parcours doivent être vérifiés individuellement avant établissement d’un état exhaustif.

Fin du groupe

Le groupe est frappé par la grande vague d’arrestations qui démantèle Combat Zone Nord à partir de février 1942. La pénétration des organisations par le contre-espionnage allemand entraîne l’arrestation d’une part importante de leurs cadres et militants.

Conséquences et mémoire

La principale source archivistique collective est conservée aux Archives nationales dans le fonds du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Le classement spécifique « Groupe Ricou » confirme qu’il est historiquement distingué des autres composantes de Combat Zone Nord.

Références bibliographiques

Les clandestins. L’Organisation de résistance dans la France occupée, travaux historiques consacrés aux premières organisations de zone Nord. Ces études permettent de replacer le groupe Ricou dans l’environnement du réseau Hector et de Combat Zone Nord.

Dictionnaire historique de la Résistance, sous la direction de François Marcot, Robert Laffont, Paris, 2006. L’ouvrage permet de contextualiser les premières organisations clandestines parisiennes et les relations entre réseaux de renseignement et mouvements de Résistance.

Références internet

FranceArchives – Archives nationales L’inventaire du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale contient explicitement un dossier « Groupe Ricou (groupe de l’École des surintendants) », ce qui constitue une source archivistique de premier ordre. https://francearchives.gouv.fr/findingaid/4d9b48139ebdd476a1657c5e3056c00f6d5affe0

Maitron – Alfred VERVIN La notice décrit le groupe fondé par Tony RICOU et mentionne ses activités de renseignement et de constitution de dépôts clandestins. https://maitron.fr/vervin-alfred-eugene/

Maitron – Charles LE GUALÈS DE LA VILLENEUVE La notice établit son appartenance au réseau Hector, à Combat et au groupe Ricou, et identifie plusieurs membres du noyau. https://fusilles-40-44.maitron.fr/le-guales-de-la-villeneuve-charles-edouard-adolphe/

Fiabilité A pour l’existence, le rattachement à Combat Zone Nord, Tony RICOU et les principales activités du groupe. L’effectif total et l’état complet des pertes nécessiteraient l’exploitation directe du dossier 72 AJ conservé aux Archives nationales.

Sources consultées

Mémoire Vive de la Résistance : recherche effectuée ; aucune fiche collective autonome identifiée.

Maitron Résistance : résultats positifs. https://maitron.fr/vervin-alfred-eugene/

Fondation de la Résistance : recherches effectuées sur Combat Zone Nord.

Musée de la Résistance en ligne : recherches effectuées sur Combat Zone Nord et ses membres.

Mémoire des Hommes : recherche effectuée ; pas de fiche collective autonome.

Ordre de la Libération : recherches individuelles effectuées.

Gallica – BnF : recherche effectuée.

Service historique de la Défense : recherche complémentaire effectuée.

FranceArchives – Archives nationales : résultat positif, dossier spécifique Groupe Ricou. https://francearchives.gouv.fr/findingaid/4d9b48139ebdd476a1657c5e3056c00f6d5affe0

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