La forme principale retenue est Groupe Mario. Les variantes observées dans les sources sont groupe Mario, groupe de résistance Mario, groupe Jean Burger, groupe « Mario », mouvement de résistance Mario et, dans certains contextes, parti communiste mosellan groupe Mario. Le nom Mario correspond au pseudonyme de Jean Burger, instituteur et militant communiste messin, qui structure le groupe en Moselle annexée.
Création du Groupe
Le Groupe Mario se forme en Moselle annexée à partir de la fin de l’année 1941, dans le contexte de l’annexion de fait du département par l’Allemagne nazie. Les sources attribuent sa structuration à Jean Burger, dit Mario, avec l’impulsion ou le concours de Charles Hoeffel et de Georges Wodli. Le groupe naît dans les milieux communistes, cheminots, ouvriers, miniers et sidérurgiques de Moselle. Son objectif initial est l’organisation d’une résistance clandestine dans un territoire soumis à la germanisation forcée, à la surveillance policière allemande et à la répression des opposants.
La zone d’activité documentée couvre principalement Metz, Moselle, France, la vallée de l’Orne, le bassin sidérurgique et minier mosellan, ainsi que des secteurs allant d’Audun-le-Tiche au Pays de Bitche selon certaines sources mémorielles. Les sources concordent pour présenter le Groupe Mario comme l’un des principaux mouvements de Résistance de Moselle annexée.
Organisation interne
Le Groupe Mario fonctionne de manière clandestine, à partir de cellules locales et de relais dispersés dans les communes industrielles et ouvrières de Moselle. Les sources mentionnent des groupes actifs dans les usines, les mines, les chemins de fer et certaines localités de la vallée de l’Orne. Le fonctionnement exact de la hiérarchie interne n’est pas entièrement reconstitué dans les sources en ligne consultées ; il est cependant établi que Jean Burger assure la direction générale du groupe et que des responsables locaux organisent la diffusion de tracts, l’aide aux réfractaires, les sabotages et les liaisons.
L’organisation semble s’appuyer sur des formes de cloisonnement clandestin, mais les modalités précises de compartimentage ne peuvent pas être détaillées sans accès aux archives spécialisées ou à la monographie de Cédric Neveu. Les sources consultées permettent de retenir l’existence de groupes locaux et de liaisons, mais ne permettent pas d’établir une cartographie complète et certaine de toutes les cellules.
Actions menées pendant la Résistance
Les actions documentées du Groupe Mario comprennent la rédaction, l’impression et la diffusion de tracts et de journaux clandestins, l’appel à l’insoumission, l’aide aux prisonniers évadés, aux réfractaires à la Wehrmacht et à l’Arbeitdienst, l’organisation de passages clandestins, la récupération d’armes, la collecte de fonds ou de vivres, ainsi que des sabotages dans les usines, les chemins de fer et l’économie de guerre allemande.
Les sources consultées mentionnent aussi l’aide à des prisonniers de guerre soviétiques et l’organisation de caches ou de relais pour les évadés. Certaines notices individuelles de l’Association du Fort de Metz-Queuleu documentent des actions concrètes, comme la diffusion de tracts, le sabotage de machines, la récupération d’armes ou la préparation d’actions contre des installations industrielles. Ces exemples doivent être compris comme des cas attestés par notices individuelles, non comme une liste exhaustive de toutes les opérations du groupe.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le Groupe Mario est rattaché à la Résistance communiste mosellane. Les sources indiquent des liens avec Georges Wodli et, à travers lui, avec la résistance communiste organisée en Alsace-Moselle.
Le Maitron indique que Jean Burger assure la liaison entre son groupe et les mouvements nationaux du Front national de lutte pour la libération et des Francs-tireurs et partisans français. Le Musée de la Résistance en ligne mentionne également Georges Wodli comme organisateur de la Résistance dans les milieux cheminots d’Alsace-Moselle, avec Jean Burger comme relais majeur en Moselle.
Ces rattachements doivent être distingués de la structure locale du Groupe Mario. Le groupe agit en Moselle annexée, dans des conditions particulières liées à l’annexion, mais ses liens avec la Résistance communiste nationale sont documentés.
Chefs et figures marquantes
Jean Burger, dit Mario, instituteur et militant communiste, est le fondateur et chef principal du Groupe Mario. Né le 16 février 1907 à Metz, Moselle, France, il est arrêté, interné, torturé, déporté et meurt le 3 avril 1945 à Nordhausen, Allemagne.
Charles Hoeffel, militant communiste et syndicaliste cheminot, apparaît dans les sources comme l’un des hommes à l’origine de la mise en place du groupe, aux côtés de Georges Wodli et Jean Burger. Les sources consultées ne permettent pas ici de reconstituer intégralement son sort pendant la guerre.
Georges Wodli, militant communiste alsacien et organisateur de la Résistance communiste dans les milieux cheminots d’Alsace-Moselle, joue un rôle d’impulsion et de liaison. Les sources du Musée de la Résistance en ligne le présentent comme à l’origine de plusieurs groupes résistants, avec Jean Burger comme dirigeant du groupe Mario en Moselle. Il est arrêté, torturé et meurt sous les coups de la Gestapo en 1943.
Jean-Pierre Burger, ouvrier messin, membre du parti communiste mosellan groupe Mario, participe à la diffusion de tracts et de journaux clandestins ainsi qu’à des sabotages. Il est arrêté le 20 septembre 1943 aux usines Hobus de Woippy, interné à Woippy puis au Fort de Queuleu, déporté vers Natzweiler et Dachau, et libéré le 29 avril 1945.
Marguerite Durrmeyer, épouse Obrecht, est chargée selon l’Association du Fort de Metz-Queuleu de faire la liaison entre Jean Burger à Metz et les groupes de la vallée de l’Orne. Elle participe aussi à des liaisons et à l’aide aux prisonniers de guerre russes. Elle est arrêtée, interrogée et torturée par la Gestapo de Metz, internée au Fort de Queuleu, puis transférée à Schirmeck, où elle est libérée le 22 novembre 1944.
Gilbert Kauffmann, membre du parti communiste mosellan groupe Mario à partir du début de 1942, est cité pour des sabotages dans une usine d’Ébange et pour la récupération d’armes. Il est arrêté le 12 octobre 1943, interné au Fort de Queuleu, transféré à Natzweiler puis Dachau, et libéré le 29 avril 1945.
Firmin Nicolas, résistant du parti communiste mosellan groupe Mario, est cité pour la distribution de tracts, des graffitis antinazis, des actions de sabotage, l’hébergement de résistants recherchés et la collecte de tickets de rationnement et de nourriture. Il est arrêté le 7 janvier 1944 et interné au Fort de Queuleu, puis transféré à Natzweiler.
Ferdinand Zakzek, restaurateur messin dont l’établissement sert de lieu de réunion à des dirigeants du parti communiste mosellan groupe Mario, est arrêté, interné au Fort de Queuleu et meurt le 30 décembre 1943 après avoir été torturé.
Victimes et morts
Le démantèlement du Groupe Mario entraîne une répression massive. Les sources consultées indiquent que plusieurs centaines de membres ou personnes liées au groupe sont arrêtées à partir de 1943.
Le documentaire présenté par l’Association du Fort de Metz-Queuleu évoque plus de 800 membres arrêtés dans le vaste coup de filet contre le groupe.
D’autres sources secondaires emploient des chiffres différents pour l’ampleur totale du mouvement, allant de plusieurs milliers de participants à des corpus plus restreints de membres identifiés ; ces écarts doivent être signalés comme des différences entre mémoire militante, évaluation historique et comptages nominaux.
Les victimes identifiées dans les sources consultées comprennent Jean Burger, mort en déportation à Nordhausen, Allemagne, le 3 avril 1945, et Ferdinand Zakzek, mort au Fort de Queuleu le 30 décembre 1943 après son arrestation et des sévices.
De nombreux membres du groupe sont internés au Fort de Queuleu puis transférés vers Natzweiler, Dachau ou d’autres camps. Le présent état ne peut pas fournir une liste exhaustive des morts sans consultation systématique du livre mémorial et des dossiers individuels.
Survivants identifiés
Plusieurs survivants sont identifiés par les fiches de l’Association du Fort de Metz-Queuleu.
Jean-Pierre Burger est libéré à Dachau le 29 avril 1945 et rapatrié par Mulhouse le 1er juin 1945.
Gilbert Kauffmann est libéré à Dachau le 29 avril 1945.
Marguerite Durrmeyer, épouse Obrecht, est libérée à Schirmeck le 22 novembre 1944.
Firmin Nicolas survit également à la guerre selon sa notice. Ces noms sont donnés comme exemples documentés par les sources consultées et non comme une liste complète.
Fin du Groupe
Le Groupe Mario est démantelé principalement à partir de 1943 par la Gestapo. Les sources mentionnent la création d’un Sonderkommando Käppel destiné à démanteler le groupe.
Les arrestations massives conduisent de nombreux membres au Fort de Queuleu, utilisé comme lieu d’internement, d’interrogatoire et de torture, avant des transferts vers des camps de concentration ou d’autres lieux de détention. La répression désorganise le mouvement et marque la fin de son fonctionnement clandestin structuré.
La fin du groupe ne correspond donc pas à une dissolution volontaire, mais à un démantèlement policier par les autorités nazies, dans le contexte de la répression de la Résistance en Moselle annexée.
Conséquences et mémoire
L’impact du Groupe Mario est à la fois politique, social et mémoriel. Il constitue l’un des principaux exemples de résistance organisée en Moselle annexée, territoire où l’action clandestine est rendue particulièrement dangereuse par l’intégration de fait au Reich, la germanisation forcée, la conscription imposée et l’activité de la Gestapo.
Après-guerre, la mémoire du groupe reste fortement liée à Jean Burger, au Fort de Queuleu et à la Résistance communiste mosellane.
Le Fort de Queuleu est devenu un lieu majeur de mémoire de l’internement, de la déportation et de la répression.
L’Association du Fort de Metz-Queuleu, l’Espace Jean Burger et plusieurs initiatives locales contribuent à maintenir la mémoire du groupe, notamment par des expositions, documents pédagogiques et commémorations.
Références bibliographiques
Le Groupe Mario : une page de la Résistance lorraine. Léon Burger, Amicale des Anciens Déportés, Familles de Disparus et Amis du Fort de Queuleu, Imprimerie Louis Hellenbrand, Metz, 1965, réédition 1985. Ouvrage mémoriel de référence, rédigé par le frère de Jean Burger, cité dans plusieurs notices de l’Association du Fort de Metz-Queuleu. Il éclaire la genèse, l’organisation et la mémoire interne du groupe, mais doit être croisé avec des travaux historiques récents.
La Résistance en Moselle annexée. Le groupe “Mario”. Cédric Neveu, Éditions du Quotidien, Strasbourg, 2015. Ouvrage spécialisé directement consacré au Groupe Mario. Il constitue la référence historique récente la plus importante pour l’organisation, l’implantation, les actions, la répression et la dimension collective du mouvement.
La Gestapo en Moselle. Une police au cœur de la répression nazie. Cédric Neveu, Éditions du Quotidien, Strasbourg, nouvelle édition 2015. Ouvrage utile pour comprendre l’appareil répressif allemand en Moselle annexée, le rôle de la Gestapo, le démantèlement du Groupe Mario et l’usage du Fort de Queuleu.
Les camps d’internement du Fort de Metz-Queuleu, 1943-1946. Philippe Wilmouth et Cédric Neveu, Éditions Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2011. Ouvrage consacré aux usages carcéraux du Fort de Queuleu. Il permet de replacer la répression du Groupe Mario dans l’histoire du camp spécial SS et des internements liés à la Gestapo.
Les années noires, la Moselle annexée par Hitler. Bernard Le Marrec et Gérard Le Marrec, Éditions Serpenoise, 1990. Ouvrage de contexte sur la Moselle annexée par l’Allemagne nazie, utile pour situer le Groupe Mario dans l’histoire plus générale de la résistance et de la répression en Moselle.
Références internet
Maitron. La notice Jean Burger documente la création du Groupe Mario, le rôle de Jean Burger, ses liens avec les mouvements nationaux Front national et FTPF, ainsi que son arrestation, sa déportation et sa mort. https://maitron.fr/burger-jean-marie-charles-pseudonyme-dans-la-resistance-mario/
Musée de la Résistance en ligne. La page consacrée à Georges Wodli confirme le rôle de Wodli dans l’organisation de la Résistance communiste en Alsace-Moselle et mentionne Jean Burger comme dirigeant du groupe Mario en Moselle. https://museedelaresistanceenligne.org/media9995-Plaque-la-mmoire-de-Georges-Wodli-Strasbourg-Bas-Rhin
Association du Fort de Metz-Queuleu. La page consacrée au film Groupe Mario, la Résistance oubliée synthétise l’histoire du groupe, son origine ouvrière, cheminote, minière et sidérurgique, son démantèlement par la Gestapo, le Sonderkommando Käppel et les arrestations massives. https://www.fort-queuleu.com/film-groupe-mario/
Mémoire et Espoirs de la Résistance. La notice Jean Burger présente le Groupe Mario comme le plus important mouvement de Résistance de Moselle, décrit ses actions principales et rappelle le destin de Jean Burger. https://www.memoresist.org/resistant/burger-jean/
Mémorial Alsace-Moselle. La notice bibliographique de l’ouvrage de Cédric Neveu présente La Résistance en Moselle annexée. Le groupe “Mario” comme une étude consacrée à ce mouvement collectif, à son chef Jean Burger, à son organisation et à ses actions. https://www.memorial-alsace-moselle.com/produit/la-resistance-en-moselle-annexee-le-groupe-mario/
Observations
La principale difficulté documentaire concerne les chiffres. Les sources présentent le Groupe Mario comme un mouvement très important en Moselle, mais les estimations varient selon qu’il s’agit de membres actifs, de sympathisants, de personnes arrêtées, de membres identifiés ou de participants plus larges. Les chiffres de plusieurs milliers de membres, de plus de 800 arrestations ou de corpus nominatifs plus restreints ne doivent pas être confondus. La présente fiche retient donc les formulations prudentes : mouvement majeur de Moselle annexée, plusieurs centaines de personnes réprimées, plus de 800 arrestations selon la synthèse présentée par l’Association du Fort de Metz-Queuleu.
Une seconde précaution concerne la qualification. Les sources utilisent les termes groupe, réseau et mouvement. La catégorie retenue est groupe de Résistance ou mouvement clandestin de Résistance, car l’appellation historique la plus fréquente est Groupe Mario, mais son implantation, ses liaisons et ses activités dépassent la simple cellule locale.
Une troisième précaution concerne les biographies individuelles. Les noms cités le sont uniquement lorsqu’ils sont documentés par des notices ou sources identifiables. La liste des chefs, membres, morts et survivants n’est pas exhaustive. Elle ne remplace pas le livre mémorial ni les dossiers individuels.
Fiabilité A. Le Groupe Mario est attesté par plusieurs sources concordantes, dont le Maitron, le Musée de la Résistance en ligne, l’Association du Fort de Metz-Queuleu, Mémoire et Espoirs de la Résistance et des ouvrages historiques spécialisés. Le niveau A est retenu en raison de la convergence de sources historiques et mémorielles détaillées, même si la consultation directe des dossiers d’archives individuels et des fonds SHD n’a pas été possible dans cette recherche en ligne.
Sources consultées le 10 juin 2026
Maitron Résistance, notice Jean Burger. Information apportée : rôle fondateur de Jean Burger, création du Groupe Mario, liens avec le Front national et les FTPF, déportation et décès. https://maitron.fr/burger-jean-marie-charles-pseudonyme-dans-la-resistance-mario/
Maitron Résistance, notice Fort de Queuleu. Information apportée : répression des membres du Groupe Mario, internement au Fort de Queuleu et contexte de la Gestapo de Metz. https://maitron.fr/metz-moselle-fort-de-queuleu-12-octobre-1943-17-aout-1944/
Fondation de la Résistance. Recherche effectuée sur le Groupe Mario et Jean Burger ; aucun résultat exploitable directement consacré au groupe n’a été retenu dans cette recherche. https://www.fondationresistance.org/
Musée de la Résistance en ligne. Information apportée : rôle de Georges Wodli et mention de Jean Burger comme dirigeant de l’important groupe Mario en Moselle. https://museedelaresistanceenligne.org/media9995-Plaque-la-mmoire-de-Georges-Wodli-Strasbourg-Bas-Rhin
Mémoire des Hommes. Recherche effectuée sur Jean Burger et Groupe Mario ; base utile pour les parcours individuels de morts en déportation, mais aucune fiche de réseau directement consacrée au Groupe Mario n’a été retenue. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Ordre de la Libération. Recherche effectuée sur Jean Burger et Groupe Mario ; aucune notice de Compagnon de la Libération directement exploitable pour le Groupe Mario n’a été retenue. https://www.ordredelaliberation.fr/
Gallica BnF. Recherche effectuée sur Groupe Mario et Jean Burger ; aucun document directement exploitable dans cette fiche n’a été retenu. https://gallica.bnf.fr/
Service Historique de la Défense. Recherche en ligne effectuée ; aucun dossier de réseau consultable directement n’a été retrouvé dans cette recherche. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
Association du Fort de Metz-Queuleu. Information apportée : synthèse sur le film Groupe Mario, la Résistance oubliée, répression du groupe, Sonderkommando Käppel, arrestations massives et internement au Fort de Queuleu. https://www.fort-queuleu.com/film-groupe-mario/
Association du Fort de Metz-Queuleu, notices individuelles. Informations apportées : parcours de Jean-Pierre Burger, Marguerite Durrmeyer Obrecht, Gilbert Kauffmann, Firmin Nicolas, Ferdinand Zakzek et autres membres ou personnes liées au groupe. https://www.fort-queuleu.com/
Mémoire et Espoirs de la Résistance. Information apportée : notice Jean Burger, présentation du Groupe Mario, actions principales et mémoire résistante. https://www.memoresist.org/resistant/burger-jean/
Mémorial Alsace-Moselle. Information apportée : notice bibliographique de l’ouvrage de Cédric Neveu sur La Résistance en Moselle annexée. Le groupe “Mario”. https://www.memorial-alsace-moselle.com/produit/la-resistance-en-moselle-annexee-le-groupe-mario/
Wikipédia. Page Jean Burger consultée uniquement en complément ; les informations n’ont été retenues que lorsqu’elles étaient recoupées par Maitron, Mémoire et Espoirs de la Résistance ou les sources mémorielles spécialisées. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Burger