La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

La forme principale retenue est Groupe G. Les sources donnent aussi la forme développée Groupe général de Sabotage de Belgique ou Groupement Général de Sabotage de Belgique. La catégorie retenue est celle de réseau de sabotage. Le risque de confusion avec d’autres usages de la lettre G est faible dans les sources belges consultées, qui identifient clairement l’organisation résistante.

Création du réseau

Les archives du CegeSoma indiquent que le Groupe G est fondé en 1942 par Jean Burgers, à l’initiative de membres du corps professoral ou d’anciens de l’Université libre de Bruxelles, avec l’appui de contacts établis avec le major André Wendelen, parachuté de Londres pour organiser le sabotage en Belgique. Une autre synthèse de Belgium WWII précise que la dynamique du mouvement est amorcée dès l’Occupation, mais qu’il se structure réellement autour de 1942, puis solidement à partir du printemps 1943.

Organisation interne

Le Groupe G est étroitement lié à l’Université libre de Bruxelles, décrite comme son creuset. Les sources mentionnent un Bureau technique rattaché à l’état-major de l’organisation pour préparer scientifiquement les sabotages. Elles montrent aussi une implantation régionale, notamment en Hainaut, Brabant wallon, province de Liège et dans la partie francophone du pays, ainsi qu’en province d’Anvers. Les archives conservent un Rapport général, un Rapport technique et des dossiers individuels de membres, ce qui confirme un fonctionnement organisé et hiérarchisé.

Actions menées pendant la Résistance

Le rôle du Groupe G est de pratiquer un sabotage scientifiquement étudié et organisé, destiné à freiner ou détruire l’apport économique et industriel de la Belgique occupée à l’Allemagne nazie, tout en évitant autant que possible les représailles contre la population.

Ses cibles privilégiées sont les moyens de communication et la transmission de l’énergie électrique.

Sa plus grande réussite est la Grande Coupure de la nuit du 15 au 16 janvier 1944, qui met quasi simultanément hors service 28 pylônes à haute tension. Les sources indiquent aussi des sabotages ferroviaires, fluviaux et énergétiques, puis une intensification contre les voies ferrées après le Débarquement.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Le Groupe G entretient des liens avec les services venus de Londres, notamment par André Wendelen, envoyé pour organiser le sabotage en Belgique. Les sources évoquent aussi, dans l’environnement de l’ULB, le service Hotton, ainsi que des rapports avec les interlocuteurs « londoniens » du sabotage. Il s’agit donc d’un réseau autonome de sabotage, mais en relation avec la stratégie alliée et les milieux résistants belges de l’ULB.

Chefs et figures marquantes

Jean BURGERS est présenté comme le dirigeant du Groupe G. Les sources le décrivent comme un ingénieur bruxellois qui prend progressivement la tête du mouvement ; il est arrêté en mars 1944.

André WENDELEN apparaît comme l’homme de liaison décisif venu de Londres pour lancer l’organisation du sabotage en Belgique.

Charles MAHIEU est identifié comme l’un des adjoints directs de Jean Burgers et comme un responsable essentiel de la préparation technique de la Grande Coupure ; il est donné dans la source comme 1916-1944.

Henri NEUMAN est cité parmi les responsables techniques ayant fixé les objectifs de l’opération de janvier 1944.

Robert LECLERCQ figure comme l’un des deux héros mis en avant dans la bibliographie de référence signalée par le CegeSoma et Mémoire Vive.

Victimes et morts

La répression allemande atteint 20 % des membres selon la synthèse de Belgium WWII. La source atteste l’arrestation de Jean Burgers en mars 1944. Elle signale également Charles Mahieu comme une figure du Groupe G morte en 1944. En revanche, les résultats ouverts consultés ne suffisent pas à établir ici une liste exhaustive des morts, fusillés ou déportés du réseau.

Survivants identifiés

Les sources ouvertes consultées permettent d’identifier comme survivants de guerre plusieurs membres visibles dans la documentation iconographique et mémorielle, notamment Walter de Sélys-Longchamps, chef de zone, photographié avec une équipe du Groupe G au sortir du maquis le 9 septembre 1944. Les résultats ouverts examinés ne permettent toutefois pas d’établir une liste complète et sûre des survivants du réseau.

Fin du réseau

Les archives du CegeSoma indiquent explicitement que le Groupe G a été mis en liquidation le 15 octobre 1944, date correspondant à la démobilisation des groupements de Résistance. Cette date constitue le repère le plus net et le plus sûr pour la fin du réseau comme organisation clandestine.

Conséquences et mémoire

Le Groupe G occupe une place importante dans la mémoire de la Résistance belge en raison de l’efficacité technique de ses sabotages et de leur impact sur la machine de guerre allemande.

Le CegeSoma conserve des archives abondantes sur son activité, sa liquidation et les dossiers individuels de ses membres. La mémoire du réseau est aussi portée par une bibliographie spécialisée, notamment l’ouvrage de William Ugeux consacré à Jean Burgers et Robert Leclercq.

Références bibliographiques

William Ugeux, Le “Groupe G” (1942-1944). Deux héros de la Résistance : Jean Burgers et Robert Leclercq, Paris-Bruxelles, Elsevier Sequoia, 1978. Monographie signalée par le CegeSoma comme ouvrage de référence direct sur le réseau.

A. L. A. Beeken, Message pour Philomène, Bruxelles, Éditions du Métro, 1948. Référence directement signalée dans la bibliographie du fonds d’archives du Groupe G.

José Gotovitch, « Les multiples résistances universitaires » in Andrée Despy-Meyer, Alain Dierkens et Frank Scheelings (dir.), 25.11.1941. L’Université libre de Bruxelles ferme ses portes, Bruxelles, Archives de l’ULB, 1991, p. 153-165. Référence utile pour le contexte universitaire de naissance du Groupe G.

Emmanuel Debruyne, La guerre secrète des espions belges 1940-1944, Bruxelles, Racine, 2008. Ouvrage de contexte sur les services clandestins belges et les rapports avec Londres.

Fabrice Maerten (dir.), Papy était-il un héros ? Sur les traces des hommes et des femmes dans la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, Bruxelles, Racine, 2020. Ouvrage de synthèse utile pour replacer le Groupe G dans l’ensemble de la Résistance belge.

Références internet

Belgium WWII / CegeSoma. Article de synthèse sur le Groupe G, avec origine universitaire, direction de Jean Burgers, structuration à partir du printemps 1943, objectifs, zones d’action et répression. https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/groupe-g.html

CegeSoma. Présentation des archives du Groupe G, précisant la fondation en 1942, la mission de sabotage, le contenu du fonds et la date de liquidation du 15 octobre 1944. https://www.cegesoma.be/fr/archives-du-groupe-g

Belgium WWII / CegeSoma. Article sur la Grande Coupure du réseau électrique, principale opération de sabotage coordonnée du Groupe G, avec précisions sur Charles Mahieu, Henri Neuman et la nuit du 15 au 16 janvier 1944. https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/1944-01-15-grande-coupure-la-la-plus-belle-operation-de-sabotage-coordonnee-du-reseau-electrique.html

Mémoire Vive de la Résistance. Notice William Ugeux, utile comme recoupement bibliographique puisqu’elle cite l’ouvrage de référence sur le Groupe G. https://mvr.asso.fr/ugeux/

Références internet complémentaires. Page générale sur la Résistance belge mentionnant les fonds du Groupe G conservés au CegeSoma. https://www.cegesoma.be/fr/la-resistance-1940-1945

Sources consultées

Mémoire Vive de la Résistance ; Maitron Résistance ; Fondation de la Résistance ; Musée de la Résistance en ligne ; Mémoire des Hommes ; Ordre de la Libération ; Gallica (BnF) ; Service Historique de la Défense (SHD) ; CegeSoma / Belgium WWII ; Resistance in Belgium / Archives de l’État en Belgique ; sites d’associations mémorielles locales ; Wikipédia uniquement en contrôle complémentaire ; vérification effectuée le 17 mars 2026.

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