Yves GOUSSARD, né le 11 octobre 1921 à Paris, France, mort en mars 1945 à Bergen-Belsen, Allemagne.
Il passe sa jeunesse à Paris où il poursuit des études secondaires. Jeune homme déterminé, il assiste aux contraintes de l’Occupation alors qu’il entre à peine dans l’âge adulte, ce qui forge sa volonté d’entrer dans l’action clandestine.
Désireux de hâter la libération de sa région, il propose ses services aux recruteurs des organisations paramilitaires qui se structurent autour de la capitale à la veille du débarquement de Normandie.
Il s’engage activement au sein du réseau Armand-Spiritualist, un service d’action et de sabotage lié à la section F du SOE, où ses facultés de déplacement le font choisir pour les liaisons tactiques.
Missions et actions
Yves Goussard exerce la fonction d’agent de liaison au sein du réseau. À ce titre, il transporte des ordres de mobilisation, des plans d’action et des messages urgents entre l’état-major du réseau et les maquis de Seine-et-Marne, notamment le groupe stationné à Oissery.
Sa mission l’expose continuellement aux contrôles de la gendarmerie allemande et de la Feldgendarmerie sur les axes routiers.
Arrestation / évasion / déportation
À la suite de la dislocation du maquis et des violents affrontements survenus lors des combats d’Oissery à la fin du mois d’août 1944, il est repéré et arrêté par les forces allemandes au cours des opérations de ratissage qui suivent l’action principale.
Transféré et interné, il est rapidement intégré à un convoi de déportation à destination du camp de concentration de Sachsenhausen en Allemagne. Face à l’avance des armées alliées, il subit l’évacuation forcée vers le camp de Bergen-Belsen. C’est dans ce lieu qu’il contracte le typhus au cours de l’effondrement sanitaire du camp, provoquant sa mort en mars 1945.
Camarades de combat
Il assure les transmissions physiques pour le compte des cadres du réseau, travaillant indirectement en appui des équipes de Paul Tessier et d’Henri Diacono.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées, cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait pas reçu de décorations, mais qu’elles n’ont pu être trouvées par les présentes recherches.
Lieux de mémoire
Son nom figure sur le mémorial des déportés de la Seine ainsi que sur les registres mémoriaux des camps de Sachsenhausen et de Bergen-Belsen.
Références bibliographiques
L’Armorial des Martyrs, livre d’or et historique des agents de liaison et des résistants arrêtés à la suite des combats de Seine-et-Marne.
Références internet
Fondation pour la Mémoire de la Déportation Registre des convois de déportation partis de France vers les camps de concentration du Reich. https://www.bddm.org
Mémoire des Hommes Base des déportés-résistants du Service historique de la Défense. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Dossier de déporté-résistant conservé au Service historique de la Défense à Vincennes sous la cote GR 16 P 264103.
Observations La date exacte de son décès en mars 1945 n’a pu être fixée avec précision par l’état civil en raison du chaos administratif régnant à Bergen-Belsen avant la libération du camp. Indice de fiabilité : B (Parcours de déportation validé par la Fondation pour la mémoire de la déportation et la base Mémoire des Hommes).
Sources consultées le 17 mai 2026 :
- Base des résistants et déportés du Service historique de la Défense (https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr).
- Banque de données de la Fondation pour la mémoire de la déportation (https://www.bddm.org).
- Relevés de monuments du site Mémorial GenWeb (https://www.memorialgenweb.org).
- Répertoire alphabétique des agents de la section F du SOE (https://www.nationalarchives.gov.uk).