Marcel Eugène Girard, alias Malherbe Mallet Lebret Garnier Moreau né le 16 juillet 1898 à Bernay, Eure, France, mort le 13 décembre 1981 à Caen, Calvados, France. Nationalité française.
Les sources consultées identifient Marcel Eugène Girard comme entrepreneur de travaux publics en Normandie avant la Seconde Guerre mondiale.
Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, il s’engage très tôt dans les mouvements patriotiques hostiles à l’Occupation allemande. Les recherches effectuées ne permettent pas de reconstituer avec précision sa formation initiale.
Engagement dans la Résistance
Dès 1942, Marcel Girard entre dans la Résistance organisée. Il prend contact à Paris avec Marcel Berthelot puis avec le colonel Alfred Touny, dirigeant de l’Organisation civile et militaire (OCM), ainsi qu’avec Gilbert Renault, dit colonel Rémy.
Compte tenu de sa parfaite connaissance de la Normandie, il reçoit la mission d’implanter l’OCM dans cette région tout en développant parallèlement un réseau de renseignement.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il appartient successivement à plusieurs mouvements et réseaux de résistance, Organisation civile et militaire (OCM), Réseau Centurie, Armée secrète (AS), Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Missions et actions
Sous les pseudonymes « Moreau » et « Malherbe », Marcel Girard organise méthodiquement l’implantation de l’OCM en Normandie.
Il recrute de nombreux responsables locaux parmi les anciens combattants, élus, industriels, ingénieurs et cadres administratifs de la région. Parmi ses collaborateurs figurent notamment René Duchez, Eugène Meslin, Léonard Gille, Maurice Himbert et Jules Hollier-Larousse.
Son action contribue à faire de l’OCM normande l’une des structures majeures de la Résistance dans l’Ouest de la France. À l’automne 1943, il est nommé responsable de la région M de l’Armée secrète.
Cette région couvre quatorze départements de l’Ouest. Lors de la création des FFI in février 1944, il conserve ses responsabilités militaires régionales.
En mars 1944, activement recherché par la Gestapo, il doit quitter la région et se réfugier dans le Berry. Il transmet alors provisoirement ses responsabilités à Pierre Harivel. Quelques jours avant le Débarquement, il devient adjoint du chef militaire national de l’OCM, Jacques Piette.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées ne signalent ni arrestation ni déportation. En revanche, elles attestent qu’il fut contraint d’entrer dans la clandestinité en raison des recherches menées par la Gestapo au printemps 1944.
Camarades de combat
René Duchez, Eugène Meslin, Léonard Gille, Pierre Harivel, Jacques Piette, Alfred Touny, Gilbert Renault (colonel Rémy), Marcel Berthelot.
Retour à la vie civile
Après la Libération, Marcel Girard se consacre principalement à la défense des intérêts des anciens résistants placés sous son commandement. Les sources soulignent qu’il rechercha peu les honneurs personnels et s’investit dans la reconnaissance administrative et mémorielle des combattants de la Résistance de l’Ouest de la France.
Décorations
- Médaille de la Résistance française avec rosette par décret du 31 Mars 1947 JO 29 Janvier 1948 Source Ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O27060
Aucune autre décoration précisément documentée n’a été retrouvée dans les bases consultées lors de la présente recherche. Aucune décoration trouvée dans les bases consultées, cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait pas reçu de décorations, mais qu’elles n’ont pu être trouvées par les présentes recherches.
Lieux de mémoire
Des archives et rapports du colonel Girard sont conservés dans différents fonds publics relatifs à la Résistance normande.
Références bibliographiques
La Résistance dans le Calvados. Ouvrage de référence de Jean Quellien consacré à l’organisation de la Résistance dans le département, utilisé notamment pour documenter le rôle régional de Marcel Girard et la structuration de l’OCM normande.
La Résistance dans l’Ouest de la France. Ensemble de travaux universitaires consacrés à l’organisation régionale de l’Armée secrète et des FFI dans lesquels apparaît régulièrement l’action de Marcel Girard.
Références internet
Les Français Libres. Notice biographique détaillée de Marcel Eugène Girard présentant son parcours dans l’OCM, l’Armée secrète et les FFI. https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=117692
Musée de la Résistance en ligne. Présentation de la région M et de l’organisation militaire de la Résistance dans laquelle apparaît Marcel Girard. https://museedelaresistanceenligne.org
Archives du Calvados. Ressources historiques sur la Résistance normande et les acteurs du Débarquement. https://archives.calvados.fr
Dossier d’homologation Aucun dossier SHD nominatif n’a pu être identifié avec certitude lors de la présente recherche.
Observations
Une vigilance particulière est nécessaire en raison de l’existence de plusieurs homonymes nommés Marcel Girard dans les bases mémorielles françaises.
A noter que le site de l’ordre de la Libération le fait naitre le 04 Mai 1898 à Blaye, 33 – Gironde, France. Nous privilégions la naissance dans l’Eure partie sud-est de la Normandie. Zone d’implantation professionnelle et résistante.
Indice de fiabilité : Niveau A —La biographie repose sur plusieurs sources concordantes dont des ressources institutionnelles et mémorielles spécialisées dans la Résistance ainsi que des travaux historiques de référence.
Sources consultées le 3 juin 2026
- Les Français Libres : Consultation de la fiche biographique de Marcel Eugène Girard pour l’établissement de ses dates et lieux de naissance et de décès ainsi que son parcours dans l’OCM et les FFI. https://www.francaislibres.net/
- Musée de la Résistance en ligne : Consultation des dossiers thématiques sur la Région M de l’Armée secrète afin de valider son rôle de commandement régional. https://museedelaresistanceenligne.org/
- Archives départementales du Calvados : Consultation des inventaires et ressources numériques sur la Résistance normande et l’encadrement des réseaux de l’Ouest de la France. https://archives.calvados.fr/