Jean-Baptiste André GIORGETTI est né le 22 février 1918 à Venaco, en Haute-Corse. Ses compétences ultérieures en explosifs et son grade de sous-lieutenant indiquent une formation militaire ou technique solide, probablement acquise au sein des forces françaises ou dans le cadre du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA).
Jean-Baptiste GIORGETTI a rejoint les services de renseignement de la France libre, en intégrant le BCRA, structure rattachée à la France libre du général de Gaulle, chargée du renseignement, de la coordination des réseaux, et des opérations spéciales. Son engagement dans le BCRA le désigne comme un agent formé, aguerri, et envoyé en mission sur le territoire occupé.
Sa mission dans le Sud-Ouest de la France indique qu’il était inséré dans un ou plusieurs réseaux locaux de Résistance, mais le nom exact de ces réseaux n’a pas été précisé dans les sources disponibles.
Après son parachutage dans le Sud-Ouest, il a mené des missions de formation à la lutte armée, et plus spécifiquement à la manipulation d’explosifs à destination des maquis. Ces formations étaient cruciales à l’approche du Débarquement, alors que les réseaux de Résistance devaient saboter les infrastructures de communication et de transport allemandes. Il avait rang de sous-lieutenant, ce qui confirme une responsabilité importante dans l’organisation des opérations clandestines locales.
Arrestation/Exécution
Jean-Baptiste GIORGETTI fut arrêté à Toulouse le 1er juin 1944 par les forces allemandes. Il fut ensuite fusillé le 27 juin 1944, à quelques semaines de la Libération de la ville.
Il faisait partie des nombreux résistants exécutés sommairement dans cette période. Son corps fut inhumé anonymement et ne fut identifié qu’en 2017, grâce à une analyse ADN menée à la demande de son fils. Le croisement génétique entre les ossements et l’ADN familial a permis d’établir formellement son identité.
Décorations
Médaille de la Résistance par décret du 06 septembre 1945
Aucune autre décoration n’a été identifiée à ce jour dans les bases officielles.
Rues ou lieux de mémoire
À ce jour, aucun lieu de mémoire (rue, monument, stèle) portant son nom n’a été retrouvé dans les bases de données officielles ou dans la presse. Toutefois, l’identification de son corps par ADN en 2017 a été l’objet d’un hommage public relaté dans la presse régionale.
Références internet
« Toulouse : un résistant corse identifié par ADN après 73 ans d’anonymat » France 3 Occitanie – Ce reportage de France 3 publié en août 2017 relate les démarches entreprises par la famille de Jean-Baptiste GIORGETTI, le rôle du médecin légiste Philippe Charlier dans l’identification ADN, et le contexte de sa mort en juin 1944 à Toulouse.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/toulouse-resistant-corse-identifie-adn-apres-73-ans-anonymat-1321429.html