Maurice Alexandre FOUQUÉ, né le 19 avril 1920 à Gaillefontaine (Seine-Inférieure), exécuté sommairement le 3 août 1944 à Maulichères (Gers), français.
Maurice Fouqué était le fils de Sévère Michel Fouqué. Les sources ouvertes consultées ne permettent pas de reconstituer précisément son enfance, sa formation ni le parcours de sa famille.
Il embrassa la carrière militaire avant de rejoindre la Résistance. Le Maitron le présente comme militaire et membre du Corps franc Pommiès.
Engagement dans la Résistance
Maurice Fouqué rejoignit le Corps franc Pommiès, formation militaire clandestine implantée dans le Sud-Ouest et rattachée à l’Organisation de résistance de l’Armée ORA. Cette unité préparait l’insurrection, assurait la réception d’armes et conduisait des sabotages et des opérations de guérilla contre les forces allemandes.
Son engagement est homologué au titre des Forces françaises de l’intérieur dans les sources nominatives du Maitron.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Maurice Fouqué appartenait au Corps franc Pommiès, devenu l’une des principales formations des Forces françaises de l’intérieur dans le Sud-Ouest.
Il se trouvait dans le secteur de Maulichères avec René Brément et Pierre Lansac, également membres du Corps franc Pommiès.
Missions et actions
Le détail des missions confiées à Maurice Fouqué avant le 3 août 1944 n’a pas été retrouvé dans les sources ouvertes consultées.
Sa présence avec deux autres résistants du Corps franc Pommiès dans une zone où opéraient également le Bataillon de l’Armagnac et plusieurs groupes des Forces françaises de l’intérieur permet de le replacer dans la guérilla active du Sud-Ouest, sans qu’une opération antérieure précise puisse lui être attribuée.
Arrestation / évasion / déportation
Le 3 août 1944, une opération allemande de police et de répression fut menée dans le secteur de Maulichères. Maurice Fouqué fut capturé avec René Brément, Ernest Hecker, Pierre Lansac, Armand Longépée et Gilbert Magenc.
Les six hommes furent conduits au carrefour de Monplaisir. Maurice Fouqué, cinq autres victimes et un civil selon la qualification retenue par le Maitron, furent exécutés sommairement sur place.
Camarades de combat
Maurice Fouqué se trouvait avec René Brément et Pierre Lansac, ses deux camarades du Corps franc Pommiès. Ernest Hecker et Armand Longépée appartenaient aux Forces françaises de l’intérieur, tandis que Gilbert Magenc était une victime civile.
Retour à la vie civile
Maurice Fouqué fut tué avant la Libération et ne revint pas à la vie civile.
Décorations
Aucune décoration individuelle n’a été retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que Maurice Fouqué n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.
Lieux de mémoire
La stèle de Monplaisir, à Maulichères, porte la mémoire des six victimes exécutées le 3 août 1944.
Le nom de Maurice Fouqué est également conservé dans les notices du Maitron consacrées aux fusillés et exécutés de la Seconde Guerre mondiale.
Aucune photographie nominativement authentifiée n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.
Références bibliographiques
Jacques Lasserre, Le Bataillon de l’Armagnac. La Gascogne en résistance, Toulouse, Privat, 2018. Cet ouvrage replace l’épisode de Maulichères dans les opérations et la répression qui marquèrent l’ouest du Gers pendant l’été 1944.
Jacques Potet (dir.), Le Bataillon de guérilla de l’Armagnac, 158e R.I. Au cœur de la Résistance en Gascogne dans la libération du Sud-Ouest de la France, 1940-1945, 2002. Cette étude collective fournit le contexte militaire des formations résistantes présentes dans le Gers et les départements voisins.
Références internet
Le Maitron des fusillés et exécutés. La notice « Fouqué Maurice, Alexandre » fournit sa date et son lieu de naissance, sa qualité de militaire, son appartenance au Corps franc Pommiès et les circonstances générales de son exécution. https://fusilles-40-44.maitron.fr/fouque-maurice-alexandre/
Mémoire Vive de la Résistance. La page consacrée à l’embuscade de Maulichères identifie les six victimes et replace leur exécution dans l’opération allemande du 3 août 1944. https://mvr.asso.fr/lembuscade-de-maulicheres-3-aout-1944/
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote nominative du Service historique de la Défense n’a été retrouvée avec certitude.
L’appartenance de Maurice Fouqué au Corps franc Pommiès et aux Forces françaises de l’intérieur est néanmoins attestée par le Maitron.
Observations
Le lieu de naissance est désigné dans les sources sous le nom historique de Gaillefontaine, alors situé dans la Seine-Inférieure, devenue Seine-Maritime en 1955.
Les sources ne précisent pas si Maurice Fouqué fut capturé au cours d’un déplacement, d’une mission de liaison ou d’une opération militaire.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité, l’appartenance au Corps franc Pommiès et l’exécution sommaire de Maurice Fouqué à Maulichères sont établies par une notice institutionnelle nominative du Maitron et par plusieurs sources mémorielles concordantes.
Chronologie
| Date | Événement |
| 19 avril 1920 | Naissance à Gaillefontaine (Seine-Inférieure). |
| Avant août 1944 | Engagement dans le Corps franc Pommiès et les Forces françaises de l’intérieur. |
| 3 août 1944 | Capture et exécution sommaire au carrefour de Monplaisir à Maulichères (Gers). |
Sources consultées
Le Maitron des fusillés et exécutés, notice « Fouqué Maurice, Alexandre », a fourni l’état civil disponible, la profession militaire, l’appartenance au Corps franc Pommiès et la date et le lieu de l’exécution.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/fouque-maurice-alexandre/
La Mémoire Vive de la Résistance, page « L’embuscade de Maulichères, 3 août 1944 », a fourni le contexte de l’opération allemande, la liste des six victimes et les renseignements relatifs à la stèle de Monplaisir.
https://mvr.asso.fr/lembuscade-de-maulicheres-3-aout-1944/