Georges Marie Marcel FLUCHAIRE, alias Dorine, né le 29 novembre 1913 à Brignoles (Var) et décédé le 22 mai 1987 à Nice (Alpes-Maritimes), à l’âge de 73 ans, Français, commissaire de police, résistant du réseau Tartane dans les Alpes-Maritimes.
L’identification peut être considérée comme établie : l’index du Service historique de la Défense associe la cote GR 16 P 226675 à FLUCHAIRE, Georges Marie Marcel, né le 29 novembre 1913 à Brignoles (Var). Le fichier des personnes décédées permet de retrouver un Georges Marie Marcel Fluchaire, né à cette même date et dans cette même commune, décédé à Nice le 22 mai 1987 (acte de décès n° 2470).
La date du 29 janvier 1911, précédemment figurant sur le site de l’ordre de la Libération doit donc être abandonnée : elle ne correspond pas à l’homme identifié par le dossier GR 16 P 226675.
La documentation relative au réseau Tartane identifie Georges Fluchaire comme commissaire de police. Sa formation et le détail de ses affectations administratives avant et pendant la guerre restent à établir par consultation de son dossier de carrière ou de sources administratives complémentaires.
Engagement dans la Résistance
Georges Fluchaire participe au dispositif de renseignement constitué dans les Alpes-Maritimes autour du réseau Tartane, créé à Nice à la fin de 1942 par Yves Le Crom-Hubert, alias « Yvonne ».
Tartane est un réseau de renseignements militaires travaillant dans l’orbite de la centrale Phratrie, elle-même rattachée au Bureau central de renseignements et d’action (BCRA). Son activité porte notamment sur les forces d’occupation présentes dans le Sud-Est de la France.
La qualité de commissaire de police de Fluchaire est particulièrement notable dans ce contexte. Elle pouvait lui donner accès à des informations, observations et contacts utiles au renseignement clandestin. En revanche, en l’absence de consultation de son dossier individuel, il convient de ne pas lui attribuer personnellement des opérations déterminées sur la seule base de sa fonction professionnelle.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Georges Fluchaire appartient au réseau Tartane, réseau de renseignements de la centrale Phratrie, rattachée au BCRA.
Son pseudonyme dans la Résistance est « Dorine ».
L’organisation de Tartane comprend plusieurs secteurs ou sous-sections. À Nice, la responsabilité est d’abord exercée par l’avocat Jacques Lippmann, alias « Chrono II », puis par Georges Fluchaire (« Dorine »), commissaire de police.
L’identification de « Dorine » avec Georges Marie Marcel Fluchaire (1913-1987) est confortée par la concordance entre la documentation du réseau et le dossier individuel du SHD.
Missions et actions
Georges Fluchaire exerce des responsabilités dans le secteur niçois de Tartane, après Jacques Lippmann.
Le réseau a pour mission de recueillir et transmettre des renseignements militaires concernant notamment les forces d’occupation, leurs mouvements et implantations ainsi que les installations et infrastructures présentant un intérêt militaire.
Les informations recueillies par les différentes sections sont centralisées, recoupées et mises en forme avant leur transmission par les circuits clandestins dépendant de Phratrie et du BCRA.
La responsabilité de Fluchaire à Nice permet donc de le situer dans ce dispositif de collecte et de coordination du renseignement. Toutefois, tant que son dossier individuel GR 28 P 4 176/24 n’a pas été intégralement consulté, il serait méthodologiquement imprudent de lui attribuer individuellement chacune des opérations ou missions effectuées par les agents du secteur niçois.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation, évasion ou déportation personnelle de Georges Fluchaire n’a été établie dans les sources actuellement consultées.
Cette rubrique devra être réexaminée à partir du dossier individuel conservé au Service historique de la Défense.
Camarades de combat
Par son appartenance à Tartane et ses responsabilités dans le secteur de Nice, Georges Fluchaire évolue notamment dans l’environnement résistant de :
Yves Le Crom-Hubert, alias « Yvonne », fondateur du réseau Tartane ;
Jacques Lippmann, alias « Chrono II », avocat et responsable du secteur niçois avant Fluchaire ;
Robert Le Planquais, responsable de la section de Toulon ;
Roger Taillefer, alias « Burin », responsable d’un des secteurs marseillais ;
ainsi que les autres agents, agents de liaison et cadres du réseau Tartane.
Retour à la vie civile
Georges Fluchaire survit à la guerre. Il meurt à Nice le 22 mai 1987, à l’âge de 73 ans.
Son parcours professionnel après la Libération et la poursuite éventuelle de sa carrière dans la police restent à documenter. La consultation de son dossier administratif de carrière permettrait probablement de préciser ses affectations, grades et fonctions après 1944-1945.
Décorations
Médaille de la Résistance française, attribuée par décret du 15 octobre 1945, publié au Journal officiel du 20 octobre 1945. Source signalée : Ordre de la Libération, cote du dossier 1O23540.
Aucune autre décoration n’a été confirmée à ce stade des recherches. Cette absence documentaire ne signifie pas que Georges Fluchaire n’ait reçu aucune autre distinction. Son dossier de carrière dans la police et son dossier individuel de résistant devront notamment être vérifiés sur ce point.
Lieux de mémoire
Son activité résistante est principalement associée à Nice et au département des Alpes-Maritimes, où fonctionne le secteur de Tartane dont il prend la responsabilité après Jacques Lippmann.
Références bibliographiques
Jean-Louis Panicacci, La Résistance dans les Alpes-Maritimes, ouvrage de référence pour l’histoire de la Résistance dans le département.
La documentation historique consacrée au réseau Tartane-Masséna permet également de replacer l’action de Georges Fluchaire dans l’organisation générale des réseaux de renseignements liés à Phratrie et au BCRA.
Références internet
Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne — index GR 16 P.
Apport essentiel : identification de FLUCHAIRE, Georges Marie Marcel, né le 29 novembre 1913 à Brignoles (Var), sous la cote GR 16 P 226675.
Fichier des personnes décédées / données INSEE.
Apport : identification de Georges Marie Marcel FLUCHAIRE, né le 29 novembre 1913 à Brignoles, décédé le 22 mai 1987 à Nice, à l’âge de 73 ans ; acte de décès de Nice n° 2470.
Réseau Tartane-Masséna — documentation historique issue des fonds du SHD.
Apport : identification de Georges Fluchaire, alias « Dorine », commissaire de police, comme responsable de la sous-section de Nice après Jacques Lippmann.
Mémoire Vive de la Résistance — La Résistance en Provence.
Apport : contexte régional des réseaux de renseignement de la France libre et de Tartane-Masséna.
Dossier d’homologation / dossiers individuels
GR 28 P 4 176/24 — Georges FLUCHAIRE, réseau Tartane, 1943-1944.
Dossier individuel à consulter matériellement pour préciser son activité clandestine.
GR 16 P 226675 — FLUCHAIRE, Georges Marie Marcel, né le 29 novembre 1913 à Brignoles (Var).
La notice nominative du SHD porte une mention d’homologation.
Ces deux références doivent désormais être rapprochées de l’état civil retrouvé.
Observations
L’identification de Georges Fluchaire peut désormais être considérée comme fortement établie.
Le rapprochement repose sur plusieurs éléments concordants :
— le dossier GR 16 P 226675 donne le nom complet Georges Marie Marcel FLUCHAIRE ;
— il donne comme date et lieu de naissance le 29 novembre 1913 à Brignoles (Var) ;
— le fichier des décès retrouve un homme portant exactement les mêmes prénoms, né à la même date et dans la même commune ;
— cet homme meurt à Nice le 22 mai 1987, ce qui constitue une concordance géographique supplémentaire avec le lieu principal de l’activité résistante de « Dorine » ;
— la documentation relative à Tartane identifie Georges Fluchaire (« Dorine ») comme commissaire de police et responsable de la section niçoise après Jacques Lippmann.
En conséquence, l’ancienne identification donnant « Georges Fluchaire, né le 29 janvier 1911 à Brignoles » de l’ordre de la Libération doit être écartée. Elle résultait manifestement d’un rapprochement avec un homonyme ou d’une donnée erronée.
Une dernière vérification par l’acte de naissance du 29 novembre 1913 à Brignoles, portant éventuellement les mentions marginales, serait souhaitable afin de verrouiller définitivement l’état civil et, si possible, de confirmer directement le décès à Nice.
NOTA,
Le réseau Tartane est la structure initiale, créée à Nice à la fin de 1942 par Yves Le Crom-Hubert (« Yvonne ») pour recueillir du renseignement militaire, d’abord notamment sur les forces italiennes. Il relève de la centrale Phratrie, elle-même rattachée au BCRA. C’est dans Tartane que se situe Georges Fluchaire (« Dorine »), comme responsable du secteur de Nice après Jacques Lippmann.
Masséna apparaît comme une structure issue ou liée à Tartane, et les archives ont conservé cette distinction. C’est particulièrement important : l’inventaire du SHD possède une entrée spécifique « Réseau MASSENA (TARTANE) », cote GR 28 P 4 137, tandis que les dossiers individuels distinguent 143 agents de Tartane et 20 agents de Masséna (Tartane). Une source locale consacrée à un de ses membres indique plus précisément que Tartane « se dédoublera en septembre 43 » pour donner le réseau Masséna.
En revanche, dans la nomenclature d’homologation, l’ensemble est désigné « TARTANE MASSENA » parmi les réseaux de renseignement rattachés à Phratrie. C’est cette appellation administrative ou rétrospective qui explique l’expression très fréquente « réseau Tartane-Masséna ». La Fondation de la France Libre donne ainsi Phratrie « avec : Brick, Corvette, Cotre, Goélette, Hunter, Jonque, Tartane Massena, Vedette ».
Indice de fiabilité de la notice
Niveau B — identité et rôle dans Tartane fortement établis par convergence de sources archivistiques et d’état civil.
L’état civil essentiel est désormais identifié : Georges Marie Marcel Fluchaire, 29 novembre 1913 – 22 mai 1987.
Le passage au niveau A paraît possible après consultation de l’acte de naissance de Brignoles, de l’acte de décès de Nice et surtout du dossier individuel GR 28 P 4 176/24, permettant de relier sans intermédiaire l’état civil complet aux activités de « Dorine ».
Chronologie
29 novembre 1913 — Naissance de Georges Marie Marcel Fluchaire à Brignoles (Var).
Fin 1942-1943 — Développement du réseau de renseignements Tartane dans les Alpes-Maritimes.
1943 — Georges Fluchaire, alias « Dorine », commissaire de police, exerce des responsabilités dans la section de Nice, après Jacques Lippmann (« Chrono II »).
1943-1944 — Activité dans le réseau Tartane ; période couverte par son dossier individuel GR 28 P 4 176/24.
15 octobre 1945 — Décret d’attribution de la Médaille de la Résistance française.
20 octobre 1945 — Publication du décret au Journal officiel.
22 mai 1987 — Décès de Georges Marie Marcel Fluchaire à Nice, à l’âge de 73 ans ; acte n° 2470.
Sources consultées
Service historique de la Défense — GR 16 P 226675.
Index nominatif : FLUCHAIRE, Georges Marie Marcel, né le 29 novembre 1913, à Brignoles (Var), France ; homologation mentionnée.
Service historique de la Défense — GR 28 P 4 176/24.
Dossier individuel de Georges Fluchaire au titre du réseau Tartane, 1943-1944. Dossier physique non encore consulté.
Fichier des personnes décédées (INSEE).
Georges Marie Marcel FLUCHAIRE, né le 29 novembre 1913 à Brignoles, décédé le 22 mai 1987 à Nice, acte n° 2470.
Documentation historique sur le réseau Tartane-Masséna.
Identification de Georges Fluchaire (« Dorine »), commissaire de police, comme responsable de la section de Nice après Jacques Lippmann.
Mémoire Vive de la Résistance — La Résistance en Provence, pour le contexte régional des réseaux de renseignement de la France libre.