La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

FIGUÈRES Léopold

Léopold FIGUÈRES, né le 27 mars 1918 à Perpignan, Pyrénées-Orientales, France, mort le 1er août 2011 à Perpignan, Pyrénées-Orientales, France.

Issu d’un milieu populaire, il s’engage très jeune dans l’action politique. Il adhère aux Jeunesses communistes en 1932, alors qu’il n’a que quatorze ans, puis au Parti communiste en 1935.

Il devient rapidement un cadre permanent du mouvement de la jeunesse en prenant la responsabilité des Jeunesses communistes dans les Pyrénées-Orientales. En 1937, il suit les cours de l’école centrale du parti et se voit confier des responsabilités nationales.

Mobilisé au début de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939, il sert dans l’armée française jusqu’à sa démobilisation après la défaite de juin 1940.

Engagement dans la Résistance

Dès sa démobilisation à l’été 1940, il refuse l’Occupation et le régime de Vichy et s’engage immédiatement dans l’action clandestine. Il rejoint les structures illégales des Jeunesses communistes dans la zone sud sous l’autorité de la direction clandestine. Il participe activement au recrutement de jeunes résistants, à la mise en place de structures d’hébergement et à la diffusion des premiers tracts et journaux interdits.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Il opère au sein des Jeunesses communistes clandestines dont il devient l’un des principaux dirigeants pour la zone sud, puis pour l’ensemble du territoire. Il est l’un des membres fondateurs et dirigeants des Forces unies de la jeunesse patriotique (FUJP), mouvement qui rassemble les différentes organisations de jeunesse de la Résistance française.

Missions et actions

Sa mission principale réside dans la direction de la propagande et des publications clandestines destinées à la jeunesse. Il assure la direction de la publication clandestine du journal L’Avant-Garde, l’organe de presse des Jeunesses communistes, qu’il maintient en activité malgré la répression policière.

Il supervise la rédaction, l’impression et les circuits de distribution de ce journal ainsi que de nombreux autres tracts patriotiques.

En 1944, en tant que dirigeant des Forces unies de la jeunesse patriotique, il participe activement à la préparation de l’insurrection nationale et aux combats pour la libération de Paris.

Arrestation / évasion / déportation

Traqué par les services de police de Vichy et par les autorités allemandes, il est condamné à mort par contumace par un tribunal militaire de Vichy en raison de ses activités de direction dans la presse clandestine.

Il réussit néanmoins à échapper aux arrestations tout au long de la guerre grâce à l’utilisation de multiples pseudonymes, à de faux papiers d’identité et à un strict respect des règles de sécurité de l’appareil clandestin.

Camarades de combat

Dans la clandestinité, il collabore étroitement avec les autres dirigeants de la jeunesse résistante, notamment Guy Ducoloné, Maurice Choury et Raymond Guyot. Il maintient également des contacts réguliers avec les représentants des autres mouvements de jeunesse au sein du Conseil national de la Résistance.

Retour à la vie civile

Après la Libération, il occupe des fonctions politiques de premier plan. Il est élu secrétaire général de l’Union des jeunesses républicaines de France de 1946 à 1950. Il dirige par ailleurs la revue théorique du Parti communiste français, Cahiers du communisme, pendant plusieurs décennies.

Sur le plan des mandats politiques, il est élu député des Pyrénées-Orientales de 1945 à 1946. Plus tard, il s’implique fortement dans la politique locale en Île-de-France, devenant maire de Malakoff, Hauts-de-Seine, France, de 1965 à 1996, ainsi que conseiller général de ce même département. Il consacre la fin de sa vie à l’écriture de nombreux ouvrages d’histoire politique et sociale.

Décorations

  • Chevalier de la Légion d’honneur, (23 septembre 1983), au titre de la Résistance ; (source Wikipédia).
  • Médaille de la Résistance française par décret du 23 octobre 1945 JO 24 octobre 1945 source Ordre de la Libération
  • Côte du dossier : 1O23233
  • Croix du combattant volontaire de la Résistance ;
  • Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres (16 septembre 1985).

Lieux de mémoire

Plusieurs espaces publics, salles municipales et structures associatives portent son nom dans la commune de Malakoff, Hauts-de-Seine, France.

Une place publique est baptisée en son honneur dans sa ville natale à Perpignan, Pyrénées-Orientales, France.

Références bibliographiques

Jeunesse militante Autobiographie de l’auteur retraçant ses premières années d’engagement, son rôle dans la direction de la presse clandestine et les combats de la Libération.

Histoire de la presse clandestine 1940-1944 Ouvrage historique documentant les conditions matérielles et politiques de la parution de journaux comme L’Avant-Garde sous l’Occupation.

Les communistes dans la Résistance en zone sud Étude biographique et structurelle sur les réseaux de jeunesse et l’organisation des Forces unies de la jeunesse patriotique.

Références internet

Le Maitron Notice biographique exhaustive détaillant son parcours politique, ses responsabilités syndicales, son rôle dans la Résistance et sa carrière d’élu. https://maitron.fr

Wikipédia Page biographique complète présentant sa jeunesse, son action de directeur de publication clandestine et ses mandats parlementaires et municipaux après la guerre. https://fr.wikipedia.org

Dossier d’homologation consulté

Service historique de la Défense, Vincennes : les sources disponibles attestent de son statut de résistant au titre des Forces françaises de l’intérieur et de son activité dans la presse clandestine, bien que sa fiche administrative spécifique ne soit pas entièrement détaillée en ligne en dehors des mentions de sa condamnation par le régime de Vichy.

Observations

Aucune divergence constatée entre les notices historiques concernant ses dates de naissance, de décès ainsi que ses fonctions de publication clandestine durant la guerre.

Indice de fiabilité : Niveau A —

Le sujet d’étude dispose d’une page biographique complète et particulièrement détaillée sur Wikipédia ainsi que d’une notice biographique de référence dans le dictionnaire d’histoire sociale Le Maitron. Le recoupement de ces sources de Niveau A permet d’établir son parcours avec une excellente fiabilité historique.

Chronologie du résistant

DateÉvénement
27 mars 1918Naissance à Perpignan, Pyrénées-Orientales, France.
juillet 1940Début de l’activité clandestine en zone sud après sa démobilisation.
janvier 1943Direction renforcée de la publication clandestine de L’Avant-Garde.
août 1944Participation aux combats pour la Libération de Paris.
octobre 1945Élection en tant que député de la Nation.
1er août 2011Décès à Perpignan, Pyrénées-Orientales, France.

Sources consultées le 24 mai 2026

  • Le Maitron : Notice individuelle consultée en ligne pour la validation des dates, lieux et de l’encadrement des Jeunesses communistes. https://maitron.fr
  • Wikipédia : Page complète consultée pour vérifier le détail des publications clandestines gérées et sa carrière de maire de Malakoff. https://fr.wikipedia.org
  • Mémoire des Hommes : Consultation du site effectuée pour la vérification des données d’homologation. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
  • Mémoire Vive de la Résistance : Vérification systématique. https://mvr.asso.fr

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024