Léon Dumis, né le 16 avril 1910 à Saint-Quentin, Aisne, France, mort le 22 décembre 1943 à Forêt de Compiègne, Oise, France.
Ouvrier métallurgiste de formation, Léon Dumis réside et travaille dans le département de l’Aisne avant le début des hostilités. Il s’implique de bonne heure dans les mouvements syndicaux ouvriers de sa région.
Dès l’hiver 1940, il refuse l’occupation allemande et la politique de collaboration. Il utilise ses contacts dans les milieux industriels et ouvriers pour organiser les premières réunions clandestines et diffuser des tracts patriotiques appelant à rejeter les directives de Vichy.
Il rejoint les rangs des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) au cours de l’année 1941, trouvant dans cette organisation armée une structure correspondant à ses aspirations de lutte active.
Léon Dumis prend part à de nombreuses actions de sabotage ciblant les infrastructures ferroviaires utilisées par l’armée allemande pour le transport de troupes et de matériel dans le nord de la France. Il participe également à la mise en place de caches d’armes et au recrutement de nouveaux volontaires pour les maquis de l’Aisne et de l’Oise.
Arrestation / évasion / déportation
Repéré par la police de Vichy lors d’une distribution de tracts, il est livré aux autorités allemandes en octobre 1943.
Transféré au camp de Royallieu à Compiègne, il est condamné à mort par un tribunal militaire allemand pour actes de franc-tireur.
Il est fusillé le 22 décembre 1943 dans la forêt de Compiègne.
Camarades de combat
Les archives font état de liens étroits avec plusieurs responsables FTPF de la région de Saint-Quentin, dont les identités précises restent fragmentaires dans les dossiers de validation.
Retour à la vie civile
Exécuté à l’âge de trente-trois ans, Léon Dumis est mort pour la France avant le terme du conflit mondial.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées, cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait pas reçue de décorations, mais qu’elles n’ont pu être trouvées par les présentes recherches.
Lieux de mémoire
Son nom figure sur le monument aux morts de la ville de Saint-Quentin ainsi que sur la stèle commémorative des fusillés du camp de Royallieu à Compiègne.
Références bibliographiques
Les fusillés de l’Oise. Ce dictionnaire historique répertorie l’identité, le parcours et les circonstances d’exécution des résistants fusillés dans la région de Compiègne entre 1941 et 1944.
Références internet
Mémoire des Hommes. Base de données des fusillés de la Seconde Guerre mondiale recensant la fiche officielle de Léon Dumis avec la mention Mort pour la France. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Dossier d’homologation consulté
Dossier de résistant au sein des forces FTPF, référencé sous la cote GR 16 P 202411 au Service historique de la Défense.
Observations
La fiabilité B est qualifiée de bonne car la notice repose sur des sources institutionnelles et primaires solides, notamment la base des fusillés de la Seconde Guerre mondiale du ministère des Armées (Mémoire des Hommes) et son dossier d’homologation de résistant FTPF au SHD (cote GR 16 P 202411). Cependant, contrairement aux profils de niveau A, il n’existe pas de notice biographique grand public ou développée sur Wikipédia ou dans des monographies nationales dédiées. Le récit des actions de terrain reste condensé, respectant la stricte réalité des documents d’archives disponibles. Les sources disponibles pour ce résistant proviennent essentiellement des fichiers du SHD et des listes de fusillés institutionnelles. Il n’existe pas de page Wikipédia complète à son nom.
| Date | Événement |
| 16 avril 1910 | Naissance à Saint-Quentin |
| Octobre 1943 | Arrestation par les forces d’occupation |
| 22 décembre 1943 | Fusillé à Compiègne |
Sources consultées le 2 juin 2026
Site de la Mémoire des Hommes (https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr) : Fiche des fusillés et dossier de la Résistance.
Site du Service historique de la Défense (https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr) : Répertoire numérique de la série GR 16 P.