André Jullien du BREUIL, né le 27 février 1903 à Amiens (Somme), mort le 1er août 1944 à Sassenage (Isère)
Homme de lettres formé à Amiens puis installé à Paris, André Jullien du Breuil publie un roman, Imprudence, en 1928, ainsi que des recueils poétiques et des adaptations théâtrales. Les notices d’autorité confirment son identité, sa naissance à Amiens le 27 février 1903 et son activité littéraire avant-guerre.
Entré dans l’Armée secrète, il rejoint le Vercors en 1944 et est intégré au groupe du capitaine Jean Prévost (« Goderville ») lors de la phase de dispersion du maquis. Les bases mémorielles situent précisément son appartenance et son rôle au sein du noyau autour de Prévost.
Membre de l’AS-FFI du Vercors, rattaché à la compagnie « Goderville » (secteur Isère-Drôme). Les sources concordantes (Maitron, Musée de la Résistance en ligne, commune de Sassenage) documentent ce rattachement.
Réfugié avec Prévost et ses compagnons à la grotte des Fées, il tente la sortie du massif vers la vallée de l’Isère après l’ordre de dispersion.
Le 1er août 1944, vers 7 heures, le groupe est pris sous le feu d’un poste allemand au pont Charvet, à Sassenage ; André Jullien du Breuil est abattu avec Jean Prévost, Charles Loysel, Jean Veyrat et Alfred Leizer.
Les circonstances, le lieu et la date sont établis par le Maitron et la signalétique mémorielle locale.
Arrestation / évasion / déportation
Il est tué au combat à Sassenage le 1er août 1944.
Camarades de combat
Jean Prévost (« Goderville »), Charles Loysel (« Bouysse »), Jean Veyrat (« Raymond »), Alfred Leizer, compagnons du groupe au moment de la sortie du Vercors.
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 02 juillet 1955
- https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles?fulltext=BREUIL&items_per_page=10#resultats-medailles
Aucune autre décoration nominative confirmée n’a été localisée dans les bases officielles consultées au cours de cette vérification. Son nom figure toutefois parmi les écrivains « morts pour la France » (mémoire littéraire). Wikipédia
Lieux de mémoire
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des Côtes-de-Sassenage, au pont Charvet. Il est inhumé au cimetière du Moucherotte (Isère), selon les notices et la littérature secondaire.
Références bibliographiques
- Le Vercors résistant. Histoire et lieux de mémoire, Gilles Vergnon, Glénat, 2012. Ouvrage de synthèse illustré sur l’organisation du maquis, la chronologie des combats et les lieux de mémoire ; permet de situer le pont Charvet, la compagnie « Goderville » et le contexte de la dispersion.
- Jean Prévost, portrait d’un homme, Odile Yelnik, Fayard, 1979. Biographie de Prévost restituant le groupe de ses compagnons et les derniers jours de juillet-août 1944 ; utile pour éclairer le rôle d’André Jullien du Breuil.
- Imprudence, André Jullien du Breuil, Éditions Kra, 1928. Roman de l’écrivain avant-guerre ; la mise en contexte littéraire éclaire le profil d’intellectuel engagé tué dans la Résistance.
Références internet
- Maitron – notice « JULLIEN André, Gaston, Pierre, Henry, dit Jullien du Breuil » — État civil, appartenance AS-FFI, circonstances du décès au pont Charvet. https://fusilles-40-44.maitron.fr/jullien-andre-gaston-pierre-henry-dit-jullien-du-breuil-pseudonyme-dans-la-resistance-dubreuil/
- Musée de la Résistance en ligne – « Jean Prévost dit Goderville » — Contexte de la dispersion et des compagnons tués au pont Charvet.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/media6112-Jean-Prvost-dit-Goderville - Ville de Sassenage – « Sassenage dans l’Histoire » — Présentation du mémorial du pont Charvet et liste nominative (dont Jullien du Breuil).
https://www.sassenage.fr/24283-sassenage-dans-l-histoire.htm - BnF Data — Notice d’autorité « André Jullien du Breuil (1903-1944) ».
https://data.bnf.fr/12942947/andre_jullien_du_breuil/ ;