La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

DJAN Suzanne

Suzanne DJIAN, née le 3 juin 1913 à Relizane (Algérie), morte le 24 octobre 1991 à Montreuil (Seine-Saint-Denis)

Suzanne Djian naît à Relizane, en Algérie, et devient institutrice. Les sources consultées la situent comme militante communiste avant-guerre, avec une adhésion au PCF dès 1938.

Arrivée à Paris au début de l’Occupation, elle est parmi les étudiantes et étudiants communistes qui réorganisent clandestinement une activité de propagande et de mobilisation en milieu universitaire. Elle participe au travail interne lié au journal clandestin La Relève, dont la reprise clandestine est documentée dès 1940 autour d’un noyau parisien.

Son engagement s’inscrit dans l’organisation clandestine des étudiants communistes parisiens, fréquemment décrite comme un noyau dirigeant collectif (“triangle” de direction) dans la période 1940-1941. Suzanne Djian est citée, avec Francis Cohen et François Lescure, comme appartenant à cette direction parisienne qui contribue à relancer La Relève en clandestinité.

Son rôle est décrit comme concret et “interne” au dispositif clandestin : participation à la rédaction et à la fabrication/diffusion d’imprimés, et action d’organisation au sein du milieu étudiant communiste. Un inventaire bibliographique associatif rapportant le contenu d’un ouvrage municipal dédié à sa trajectoire la présente comme responsable de tâches techniques liées à la réception du matériel écrit destiné aux tracts et au journal clandestin, avant une implication progressive dans des structures de Résistance plus exposées. Cette information provient d’un site d’association mémorielle ; elle signale l’existence d’une source plus développée (ouvrage municipal) et doit être recoupée dans l’ouvrage lui-même pour une citation de première main.

Arrestation / évasion / déportation

Une participation clandestine sous pseudonymes et une activité résistante sont mentionnées, mais les éléments circonstanciés (dates d’arrestation, lieux de détention, éventuelle déportation) ne peuvent pas être stabilisés de façon strictement vérifiée avec les seules bases officielles effectivement accessibles en ligne le jour de la recherche, faute d’accès complet à certaines notices et instruments (sites nécessitant cookies/JS). En conséquence, ces détails ne sont pas intégrés ici.

Camarades de combat

Dans la phase documentée de relance clandestine de La Relève et de direction étudiante, les noms associés de manière explicite sont Francis Cohen et François Lescure.

Retour à la vie civile

Aucun élément vérifié et suffisamment détaillé n’a été retrouvé dans les bases officielles consultées en ligne concernant son activité professionnelle et associative après-guerre, au-delà de la confirmation de son décès à Montreuil en 1991.

Décorations

Aucune décoration nominative (Médaille de la Résistance, Légion d’honneur, Croix de guerre) n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées en ligne et effectivement accessibles au moment de la recherche. Aucune mention de décoration n’a été retenue à partir de Wikipédia pour cette fiche, faute d’élément clair et stable identifié lors des consultations du jour.

Lieux de mémoire

Aucun lieu de mémoire nominatif (voie, établissement, plaque) n’a été retrouvé dans les bases officielles consultées en ligne au moment de la recherche. En revanche, une publication municipale locale signale l’existence d’un témoignage et d’un travail de transmission autour de “Renée Suzanne Djian” à Montreuil, sans constituer en soi un lieu de mémoire toponymique.

Références bibliographiques

Renée Suzanne DJIAN, Résistante et combattante, ouvrage collectif, Mairie de Montreuil, 2020. Ouvrage centré sur son itinéraire, publié dans un cadre municipal, qui vise à documenter et transmettre une trajectoire féminine de Résistance. Le lecteur doit s’attendre à une biographie détaillée, ancrée localement, avec des éléments concrets sur les responsabilités clandestines et les risques encourus. À privilégier pour consolider les dates, pseudonymes et séquences d’arrestation si elles y sont sourcées.

Les bataillons de la jeunesse, Albert Ouzoulias, Éditions sociales, 1967.
Texte majeur pour comprendre les formes d’engagement des jeunes communistes et l’évolution vers des actions plus offensives. Utile pour contextualiser la place des organisations de jeunesse et les pratiques clandestines (tracts, presse illégale, diffusion). À lire en tenant compte de sa dimension de témoignage engagé.

1940, un autre 11 novembre, Maxime Tandonnet, Tallandier, 2009.
Ouvrage permettant de resituer l’automne 1940 dans l’histoire des mobilisations parisiennes, dont le milieu étudiant constitue un acteur important. Il éclaire les mécanismes d’appel, les réseaux, et les usages mémoriels postérieurs. Sert ici de cadre pour comprendre le climat dans lequel s’inscrit la presse clandestine étudiante.

Références internet

Maitron (notice biographique en ligne) Notice donnant les informations d’état civil (naissance à Relizane, décès à Montreuil) et attestant l’engagement communiste et clandestin, avec mention de pseudonymes. Source de base pour stabiliser l’identité et les repères chronologiques.
https://maitron.fr/djian-renee-suzanne-pseudonymes-dans-la-resistance-jeanne-helene/

Musée de la Résistance en ligne Analyse d’un document de La Relève (28 juillet 1941) et rappel du rôle du noyau parisien (Cohen, Djian, Lescure) dans la relance clandestine du titre en 1940. Utile pour documenter l’implication de Suzanne Djian dans l’activité clandestine de presse étudiante.
https://museedelaresistanceenligne.org/media10803-Appel-aux-tudiants-iLa-Relve-i-28-juillet-1941

AFMD (site associatif, notice bibliographique signalant l’existence d’un ouvrage municipal) Page de bibliothèque associative résumant le contenu de l’ouvrage municipal consacré à Suzanne Djian et signalant des éléments biographiques (rôle technique autour de tracts et de La Relève, implication organisationnelle). Source non officielle : elle signale l’existence d’une information et d’un ouvrage à consulter, mais ne remplace pas la citation directe de l’ouvrage.
https://afmd.org/bibliotheque.html?page_n29=26

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Aucune cote nominative de dossier d’homologation n’a été identifiée dans les sources consultées en ligne au moment de la recherche.

Observations L’orthographe “Suzanne DJIAN” est stable dans les sources consultées. La notice Maitron en ligne fournit un socle d’état civil, mais plusieurs compléments attendus (arrestation/déportation éventuelles, décorations, dossiers SHD) n’ont pas pu être consolidés dans des bases officielles effectivement accessibles au moment de la recherche, certains sites imposant une navigation avec JavaScript/cookies. Les informations issues d’un site associatif sont intégrées uniquement comme signalement de l’existence d’un ouvrage municipal et d’éléments à recouper dans cette source primaire.

Sources consultées le 29 janvier 2026

  • Maitron (consultation en ligne) : notice accessible via résultat de recherche pour Suzanne Djian ; a permis de stabiliser l’état civil et l’existence de pseudonymes.
  • Musée de la Résistance en ligne (consultation en ligne) : notice média sur La Relève (28 juillet 1941) ; a fourni un appui explicite sur la relance clandestine de La Relève dès 1940 et la mention du noyau Cohen–Djian–Lescure.
  • Germe-inform (consultation en ligne) : biographie détaillée de François Lescure, utilisée comme synthèse recoupant des sources prosopographiques ; a fourni naissance, décès et séquences résistantes, dans l’attente d’un accès direct à certaines bases officielles bloquantes.
  • Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative facilement accessible en ligne retrouvée pour François Lescure et Suzanne Djian lors de la recherche du jour).
  • Mémoire des Hommes (site) : absence confirmée après consultation (aucune fiche nominative retrouvée lors de la recherche du jour pour ces deux personnes).
  • Musée de la Résistance nationale / Champigny-sur-Marne (site) : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative retrouvée lors de la recherche du jour).
  • Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation (aucune entrée “Compagnon de la Libération” ni “Médaille de la Résistance” retrouvée lors de la recherche du jour pour ces deux personnes).
  • Base Léonore – Légion d’honneur : recherche par nom effectuée ; aucune notice nominative accessible en ligne n’a été identifiée pour François Lescure au moment de la recherche, donc décoration non confirmée par Léonore en ligne.
  • Gallica BnF : consultation par recherche ; aucun décret nominatif pertinent n’a été stabilisé dans le temps imparti pour ces deux fiches.
  • Légifrance : consultation par recherche ; aucun décret nominatif pertinent retrouvé pour ces deux personnes lors de la recherche du jour.
  • Service historique de la Défense (SHD) : consultation indirecte d’une ressource de présentation, sans accès à dossier nominatif ; aucune cote individuelle d’homologation identifiée.
  • FranceArchives : site inaccessible au moment de la recherche (nécessite JavaScript/cookies), empêchant la vérification des inventaires mentionnant Suzanne Djian.
  • Wikipédia : consulté comme outil de repérage ; informations non reprises lorsqu’elles n’étaient pas recoupées par une base ou une notice plus solide dans les conditions de recherche du jour.

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