Le réseau Tartane est la structure initiale, créée à Nice à la fin de 1942 par Yves Le Crom-Hubert (« Yvonne ») pour recueillir du renseignement militaire, d’abord sur les forces italiennes. Il relève de la centrale Phratrie, elle-même rattachée au BCRA. C’est dans Tartane que se situe Georges Fluchaire (« Dorine »), comme responsable du secteur de Nice après Jacques Lippmann.
Le réseau Masséna apparaît comme une structure issue ou liée à Tartane, et les archives ont conservé cette distinction. C’est particulièrement important : l’inventaire du SHD possède une entrée spécifique « Réseau MASSENA (TARTANE) », cote GR 28 P 4 137, tandis que les dossiers individuels distinguent 143 agents de Tartane et 20 agents de Masséna (Tartane). Une source locale consacrée à un de ses membres indique plus précisément que Tartane « se dédoublera en septembre 43 » pour donner le réseau Masséna.
En revanche, dans la nomenclature d’homologation, l’ensemble est désigné « Tartane-Masséna» parmi les réseaux de renseignement rattachés à Phratrie. C’est cette appellation administrative ou rétrospective qui explique l’expression très fréquente « Réseau Tartane-Masséna ». La Fondation de la France Libre donne ainsi Phratrie « avec : Brick, Corvette, Cotre, Goélette, Hunter, Jonque, Tartane Massena, Vedette ».
Sites de référence à retenir
| Priorité | Site / document | Ce qu’il apporte pour Tartane / Tartane-Masséna |
|---|---|---|
| 1 — essentiel | Service historique de la Défense (SHD) — Réseaux des Forces françaises combattantes, GR 17 P | Source archivistique officielle. L’instrument de recherche comporte l’intitulé « TARTANE-MASSENA », cote GR/17/P/227. C’est une preuve très solide que Tartane-Masséna est une appellation archivistique/homologuée de l’ensemble. |
| 2 — essentiel | Mémoire Vive de la Résistance — Réseau de renseignement Tartane | Très utile pour votre problème précis : la fiche explique que la forme principale est « réseau Tartane », que les sources utilisent aussi « Tartane-Masséna », et surtout que les fonds du SHD distinguent les agents de Tartane et ceux de Masséna-Tartane. |
| 3 — essentiel | Fondation de la France Libre — Liste des réseaux homologués FFC et reconnus FFL | Donne la nomenclature officielle/rétrospective des réseaux : sous PHRATRIE apparaît « TARTANE MASSENA », avec Brick, Corvette, Cotre, Goélette, Hunter, Jonque et Vedette. Très utile pour expliquer pourquoi l’appellation composée s’impose dans les listes d’homologation. |
| 4 — important | Mémoire des hommes — Ministère des Armées | Base nominative officielle permettant de vérifier, agent par agent, sous quel réseau les services ont été homologués. Des notices renvoient explicitement à TARTANE-MASSENA. |
| 5 — important | Musée de la Résistance en ligne / Fondation de la Résistance | Permet d’exploiter les inventaires du SHD et les dossiers individuels des agents. C’est particulièrement utile pour constater la distinction archivistique entre les dossiers relevant de Tartane et ceux classés « Masséna (Tartane) ». |
| 6 — contexte historique | Jean-Marie Guillon / travaux sur la Résistance en Provence | Utile pour replacer Tartane-Masséna parmi les services de renseignement liés au BCRA dans le Sud-Est. Une annexe de ses travaux classe notamment « Tartane-Masséna (été 1942-1944) » parmi les services liés au BCRA ou à Alger. |
Accès direct aux sources
1. Service historique de la Défense — instrument de recherche GR 17 P
TARTANE-MASSENA — GR/17/P/227
SHD — Résistance : réseaux des Forces françaises combattantes (GR 17 P)
2. Mémoire Vive de la Résistance — « Réseau de renseignement Tartane »
Cette page indique que Tartane est la forme principale, que Tartane-Masséna est également employé et que les archives du SHD permettent de distinguer Tartane de Masséna-Tartane. Elle donne également GR 28 P 3 125 comme cote du dossier général de Tartane.
Mémoire Vive de la Résistance — Réseau de renseignement Tartane
3. Fondation de la France Libre — liste des réseaux homologués
Ici, l’intérêt est différent : la liste montre comment l’ensemble a été officiellement classé parmi les réseaux de Phratrie. Sous PHRATRIE figure explicitement :
BRICK – CORVETTE – COTRE – GOELETTE – HUNTER – JONQUE – TARTANE MASSENA – VEDETTE.
Fondation de la France Libre — Liste des réseaux homologués FFC et reconnus FFL
4. Mémoire des hommes — Ministère des Armées
À utiliser pour les dossiers individuels et homologations. Cette base est importante parce qu’elle permet de voir que l’administration d’après-guerre rattache certains résistants à l’appellation normalisée TARTANE-MASSENA.
Mémoire des hommes — Ministère des Armées
5. Musée de la Résistance en ligne
À utiliser notamment pour les inventaires issus des fonds du Service historique de la Défense, en particulier les dossiers individuels des agents.
Musée de la Résistance en ligne
6. Fondation de la Résistance
C’est le portail institutionnel auquel est associé le Musée de la Résistance en ligne et qui constitue une bonne porte d’entrée pour les recherches sur les réseaux homologués.
7. Mémoire Vive de la Résistance — Centrale Phratrie
Très utile pour comprendre le niveau hiérarchique supérieur : Tartane/Tartane-Masséna n’est pas à présenter isolément, mais dans le système des réseaux de renseignement dépendant de Phratrie, elle-même liée au BCRA.