La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

DESTHIEUX André

André DESTHIEUX, né le 7 juillet 1921 à Lyon (2e), mort le 26 mai 1943 à Dijon (Côte-d’Or) Jeune ouvrier tôlier né à Lyon, André Desthieux grandit dans un environnement urbain marqué par la crise et l’Occupation.

Il exerce très vite un métier manuel, qui l’implante dans les quartiers ouvriers de la métropole lyonnaise. Sa famille réside alors dans l’agglomération ; sa sœur, Simone, veillera après-guerre à l’entretien de sa mémoire familiale et locale.

À l’automne 1942 et au début de 1943, il s’engage dans les Francs-tireurs et partisans (FTPF) à Lyon. Son appartenance au mouvement communiste clandestin est explicitement mentionnée, tout comme sa participation à des actions armées.

Il agit avec le groupe de Paul Gachet.

L’arrestation intervient dans le contexte de la répression accrue de l’hiver 1942-1943 : remis aux autorités allemandes le 6 avril 1943, Desthieux est traduit devant le tribunal de guerre allemand pour une action attribuée au 12 janvier 1943.

Son appartenance est claire : FTPF (Région lyonnaise).

Au début d’avril 1943, André Desthieux est incarcéré avec son camarade Paul Gachet. Vers le 15 mai, tous deux sont transférés à Dijon.

Le 26 mai 1943, après condamnation à mort par le tribunal de guerre allemand, ils sont fusillés au stand de tir de Montmuzard, principal lieu d’exécutions dijonnais pendant l’Occupation.

Ils sont inhumés au cimetière des Péjoces à Dijon.

Parmi ses camarades et proches de combat figurent notamment Paul Gachet, arrêté avec lui et fusillé le même jour, et, dans la mémoire locale, des résistants de la région lyonnaise auxquels sera rendu hommage par la dénomination d’un maquis « Camp Desthieux » dans la vallée de l’Azergues, créé en octobre 1943 en son nom.

Décorations

Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 13 août 1956

Aucune autre décorations n’apparait dans les bases officielles consultées.

Mémoire

La mémoire d’André Desthieux est entretenue à Villefranche-sur-Saône et en Beaujolais.

Une plaque commémorative est posée au 250, route d’Anse (Villefranche-sur-Saône). À Dijon, son nom est associé au mémorial des Fusillés de Montmuzard et au carré militaire des Péjoces, lieu d’inhumation des fusillés.

Références bibliographiques

  • Résistance et contre-résistance à Lyon et en Rhône-Alpes, Marcel Ruby, Horvath, 2002. Une somme de plus de 700 pages sur les réseaux, les actions et la répression à Lyon et dans la région, utile pour contextualiser les FTPF, la justice allemande et la topographie de la répression. L’auteur, acteur et historien de la Résistance, croise archives et témoignages.
  • La Contre-Résistance à Lyon : 1940-1944, Marcel Ruby, L’Hermès, 1981. Étude précise des organes de répression et de la collaboration policière dans la métropole lyonnaise, éclairant le contexte des arrestations de 1942-1943 et les mécanismes de livraison aux autorités allemandes.
  • La Résistance à Lyon. Juin 1940 – septembre 1944, Marcel Ruby, L’Hermès, 1979. Ouvrage en deux tomes retraçant les acteurs, lieux et dates majeures. Indispensable pour suivre la chronologie régionale qui encadre l’arrestation et le transfert à Dijon.

Références internet

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