Michel DEPIERRE, né le 22 juillet 1926 à Villers-Vermont (Oise), mort le 10 octobre 2014 à Noyon (Oise).
Michel Depierre est issu d’une famille de cultivateurs du pays de Bray ; il était apprenti chaudronnier avant la guerre. Très jeune résistant, il adhère à l’Organisation civile et militaire (OCM) puis à l’Armée secrète (AS) et rejoint le Maquis des Usages près de Noyon en juin 1944.
Son engagement de résistant se concrétise par sa participation active au maquis, où, lors d’une attaque allemande le 23 juin 1944, il parvient à fuir et est caché par des agriculteurs. Toutefois, il est dénoncé, arrêté par la Gestapo le 20 juillet 1944 (deux jours avant ses 18 ans) et emprisonné à la maison d’arrêt de Compiègne .
Interné au camp du Royallieu (Frontstalag 122) le 16 ou 17 août 1944, il fait partie des déportés transférés en camion à bord d’un train de marchandises le 18 août, dernier convoi parti de Compiègne pour Buchenwald.
Arrivé à Buchenwald le 21 août 1944, il reçoit le matricule 81350 et effectue sa quarantaine au « Petit camp des tentes ».
Le 22 septembre 1944, il est transféré au Kommando de Dora, intégrant le « Transportkolonne » puis le Kommando 157, où il est blessé puis admis au Revier (infirmerie) du camp .
L’évacuation du complexe de Mittelbau‑Dora a lieu les 4 et 5 avril 1945 ; Michel Depierre échappe à cette évacuation et est libéré sur place par les troupes américaines le 11 avril 1945.
Très affaibli, il est rapatrié en France par avion le 20 avril 1945 .
Après-guerre, il reprend ses études, fait carrière comme ingénieur dans les Ponts et Chaussées (précisé par la source ADIF‑FNDIR), témoignant du retour à la vie civile .
Décorations
Michel DEPIERRE reçut plusieurs distinctions officielles, attestées dans une source mémorielle régionale :
- Chevalier de la Légion d’honneur,
- Officier de l’Ordre national du Mérite,
- Médaille militaire,
- Croix de guerre 1939–1945,
- Croix du combattant,
- Croix du combattant volontaire,
- Croix du combattant volontaire de la Résistance,
- Médaille de la Déportation pour faits de Résistance.
Ces décorations sont confirmées par une source fiable, même si les bases officielles (Ordre de la Libération, Base Léonore, etc.) n’ont pas été directement consultées dans le résultat obtenu.
Lieux de mémoire
À ce jour, aucune rue, place, établissement scolaire ou monument portant son nom n’est signalé dans les sources consultées.
Références bibliographiques
Cet ouvrage fournit un témoignage direct de son expérience de déportation et de libération :
- Michel Depierre, Déporté à Dora à 18 ans, n° 81350, Jean-Yves Bonnard, Éditions CDDP de l’Oise, 2009. Ce récit retrace son engagement dans la Résistance, son arrestation, sa déportation à Buchenwald puis à Dora, et sa libération en avril 1945 La Cliothèque.
Références internet
- ADIF‑FNDIR (site de l’Association des Déportés et Internés de la Résistance de l’Oise) : annonce de son décès le 10 octobre 2014 à Noyon, recapitulatif biographique de son parcours, des camps jusqu’à la vie civile, et liste de ses décorations unadif+1. URL (texte brut) : https://www.unadif.fr/fr/actualites/nos-peines/michel-depierre.html.
- Site de l’Association française Buchenwald‑Dora, fiche « DEPIERRE Michel matricule 81350 » : parcours détaillé de l’arrestation, déportation, affectation et libération asso-buchenwald-dora.com+6asso-buchenwald-dora.com+6unadif+6. URL (texte brut) : https://asso-buchenwald-dora.com/depierre-michel-klb-81350/