Jean Marie Boris DELOCQUE FOURCAUD, né le 9 mars 1904 à Pau, Pyrénées-Atlantiques, France, mort le 7 novembre 1980 à lieu non retrouvé avec certitude dans les sources recoupées de cette recherche. Nationalité française.
La MVR emploie la forme complète Jean Marie Boris Delocque-Fourcaud ; Wikipédia donne Jean-Henri-Boris Delocque-Fourcaud, ce qui crée une divergence sur l’état civil exact.
Les sources consultées sont lacunaires sur sa jeunesse et sa formation. La fiche MVR indique seulement sa naissance à Pau et ne développe pas sa formation initiale ; Wikipédia n’apporte pas davantage d’éléments solides sur ce point. Les sources consultées ne permettent donc pas de préciser sa formation avec suffisamment de sûreté.
Engagement dans la Résistance
Les sources consultées concordent pour indiquer qu’il prend en août 1941 la relève de son frère Pierre Fourcaud à la tête du réseau sous le pseudonyme « Froment ». La MVR le rattache explicitement aux réseaux Froment et Brutus ; Wikipédia précise qu’il succède à Pierre Fourcaud avant de transmettre ensuite la responsabilité à Eugène Thomas lors de son départ pour Londres.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est rattaché au réseau Froment et au réseau Brutus dans la MVR. Les sources secondaires détaillées confirment cette articulation entre la phase « Froment » du réseau et l’évolution vers Brutus.
Missions et actions
Les sources consultées ne détaillent pas autant ses missions clandestines que pour d’autres responsables de Brutus.
Elles permettent néanmoins d’établir qu’il assure, à partir d’août 1941, une fonction de direction dans la continuité de l’œuvre de Pierre Fourcaud.
Wikipédia ajoute qu’il rejoint ensuite les Forces aériennes françaises libres en 1943, est affecté à l’escadron 611 de la RAF, puis fonde en 1944 à Alger l’escadrille des services spéciaux et devient le premier commandant de l’ELA 1/56, soutien aérien du SDECE.
Cette seconde partie du parcours repose ici principalement sur Wikipédia, appuyée par les références archivistiques signalées dans cette page.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées dans cette recherche ne font apparaître ni arrestation, ni déportation, ni évasion documentée pour Boris Fourcaud.
Camarades de combat
Les camarades directement identifiables dans les sources consultées sont Pierre Fourcaud, dont il prend la suite, ainsi qu’André Boyer, qui apparaît dans l’environnement dirigeant du réseau, puis Eugène Thomas, auquel il laisse la direction selon Wikipédia.
Retour à la vie civile
La partie la mieux documentée de son après-guerre concerne sa carrière dans les services spéciaux et l’armée de l’air. Wikipédia indique qu’il commande l’ELA 1/56 jusqu’en 1950, qu’il est remplacé alors par le colonel Roussillat, puis qu’il prend sa retraite de l’Armée de l’air en 1954. Les sources consultées ne permettent pas de documenter davantage sa vie civile au-delà de cette carrière d’après-guerre.
Décorations
- Médaille de la Résistance française avec rosette. Décret du 24 avril 1946, JO 17 Mai 1946 source Ordre de la libération
- Côte du dossier : 1O17972
Aucune autre décoration n’a été trouvée avec un degré de vérification suffisant dans les bases consultées au cours de cette recherche.
Lieux de mémoire
Les sources consultées ne permettent pas d’identifier avec certitude un lieu de mémoire nominatif dédié à Boris Fourcaud.
Références bibliographiques
Les compagnons de l’ombre : les services spéciaux français face à l’histoire, 1940-1945. L’ouvrage est cité par la page Wikipédia d’André Boyer et s’inscrit dans le même champ documentaire des services spéciaux et du BCRA ; il constitue une piste bibliographique sérieuse pour le milieu de cadres où évolue Boris Fourcaud, mais la consultation directe de l’ouvrage n’a pas été effectuée dans cette recherche.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance. Fiche nominative de résistant sous la forme « Delocque-Fourcaud Jean Marie Boris », utile pour l’identification, les réseaux d’appartenance et la prudence méthodologique sur l’état civil. URL complète : https://mvr.asso.fr/delocque-fourcaud/
Wikipédia. Notice développée sur Boris Delocque-Fourcaud, utile pour la chronologie de la succession de Pierre Fourcaud, l’engagement dans les FAFL et le parcours d’après-guerre au sein des services spéciaux ; cette source secondaire a été utilisée avec prudence. https://fr.wikipedia.org/wiki/Boris_Delocque-Fourcaud
Mémoire Vive de la Résistance. Notice de réseau BRUTUS, utile pour replacer Boris Fourcaud dans l’histoire du réseau et son environnement dirigeant. URL complète : https://mvr.asso.fr/le-reseau-brutus/
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier SHD nominatif ni cote SHD certaine n’a été retrouvé dans les résultats consultés au cours de cette recherche.
Observations
Divergence sur l’état civil complet : la MVR donne « Jean Marie Boris Delocque-Fourcaud », tandis que Wikipédia donne « Jean-Henri-Boris Delocque-Fourcaud ». Divergence également sur la date de décès : la MVR indique le 5 janvier 1980, alors que Wikipédia indique le 7 novembre 1980. En l’absence de source primaire retrouvée ici, la date et l’état civil doivent être tenus pour partiellement incertains.
Sources consultées le 10 avril 2026
MVR, fiche « Delocque-Fourcaud » : identification, pseudonyme, réseaux Froment et Brutus, divergence de date de décès.
Wikipédia, notice « Boris Delocque-Fourcaud » : succession de Pierre Fourcaud, FAFL, ELA 1/56, médaille de la Résistance.
MVR, notice « Réseau BRUTUS » : contextualisation du réseau et de sa direction.