Alice DELAUNAY, née Alice Sinturel le 3 février 1910 à Bellenaves (Allier), morte le 12 mars 2003 à Bordeaux (Gironde), française. Enseignante, inspectrice de l’Éducation nationale, résistante et militante socialiste, elle est l’une des femmes déléguées à l’Assemblée consultative provisoire après la Libération.
Alice Sinturel est élève de l’École normale supérieure de Fontenay et obtient le certificat d’aptitude à l’inspection des écoles primaires. Elle épouse en 1934 Gabriel Delaunay, enseignant qui partage son engagement politique et devient lui-même un responsable de la Résistance girondine.
Engagement dans la Résistance
Alice Delaunay s’engage dans la Résistance en Gironde aux côtés de son mari. Les sources accessibles établissent cet engagement mais sont moins détaillées sur ses missions clandestines personnelles que pour Gabriel Delaunay. Il convient donc de ne pas lui attribuer automatiquement les responsabilités exercées par son époux.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Son engagement s’inscrit dans la Résistance girondine et dans l’environnement des mouvements auxquels appartient Gabriel Delaunay, responsable des Mouvements unis de la Résistance MUR dans le département. Les résultats consultés ne permettent cependant pas d’établir avec une précision suffisante le statut personnel d’Alice Delaunay au sein d’une structure déterminée.
Missions et actions
Les sources universitaires consultées la qualifient de « très engagée dans la résistance en Gironde » aux côtés de Gabriel Delaunay. La nature précise de ses missions clandestines n’a pas été suffisamment documentée dans les résultats accessibles pour être développée sans risque d’attribution abusive.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation ou déportation personnelle d’Alice Delaunay n’a été établie dans les sources consultées. Elle séjourne avec son mari à Saint-Sever pendant la période où celui-ci doit quitter Bordeaux pour échapper à la répression.
Camarades de combat
Gabriel Delaunay constitue son principal compagnon d’engagement documenté. Son parcours la rattache plus largement aux milieux socialistes et résistants de Gironde.
Retour à la vie civile
À la Libération, Alice Delaunay est désignée comme déléguée à l’Assemblée consultative provisoire, qui siège à Paris de novembre 1944 à août 1945. Elle appartient ainsi au petit groupe de femmes qui participent à cette assemblée au moment où les Françaises accèdent aux droits politiques.
Elle poursuit ensuite une importante carrière dans l’Éducation nationale et devient inspectrice générale. Elle joue notamment un rôle pionnier dans l’introduction de l’enseignement des langues étrangères dès l’école maternelle. Elle participe également à la fondation de la Croix-Marine, fédération œuvrant dans le domaine de la santé mentale, qu’elle préside à partir de janvier 1947.
Aux élections constituantes du 21 octobre 1945 en Gironde, elle conduit la liste de l’Union démocratique et socialiste de la Résistance, qui recueille 18 095 voix sans obtenir de siège.
Décorations
Médaille de la Résistance française par décret du 20 novembre 1946 JO 05 Décembre 1946 Source ordre de la Libération Côte du dossier : 1O17690
Lieux de mémoire
Des établissements scolaires portent aujourd’hui son nom, notamment des écoles maternelles en Gironde, témoignant de la postérité de son action dans le domaine éducatif.
Références bibliographiques
Alice Delaunay, « Un demi-siècle de Croix-Marine », dans Pour une psychiatrie sociale, Érès, 2002. Texte rétrospectif important pour son engagement d’après-guerre dans le domaine de la santé mentale.
Références internet
Sénat. L’exposition consacrée aux femmes de l’Assemblée consultative provisoire identifie Alice Delaunay comme enseignante, militante socialiste, résistante et déléguée à l’Assemblée à partir de novembre 1944. Sénat — Pionnières et résistantes
Assemblée nationale. La notice de Gabriel Seynat documente la liste UDSR conduite par Alice Delaunay lors des élections constituantes de 1945 en Gironde. Assemblée nationale — Gabriel Seynat
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote individuelle SHD GR 16 P ni dossier d’homologation personnel n’a pu être confirmé dans les résultats accessibles.
Observations
La documentation disponible est nettement plus abondante sur la carrière publique d’Alice Delaunay après 1944 que sur ses missions clandestines précises. Il convient en particulier de ne pas confondre son engagement avec les fonctions de chef départemental des Mouvements unis de la Résistance exercées par son époux Gabriel Delaunay.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B —L’identité, l’engagement résistant, la participation à l’Assemblée consultative provisoire et la carrière d’après-guerre sont établis ; les missions clandestines précises restent insuffisamment documentées dans les sources accessibles.
Chronologie
| Date | Événement |
| 3 février 1910 | Naissance à Bellenaves |
| 1934 | Mariage avec Gabriel Delaunay |
| Occupation | Engagement dans la Résistance en Gironde |
| novembre 1944 | Déléguée à l’Assemblée consultative provisoire |
| août 1945 | Fin de son mandat consultatif |
| 21 octobre 1945 | Conduit la liste UDSR aux élections constituantes en Gironde |
| janvier 1947 | Présidence de la Croix-Marine |
| 12 mars 2003 | Décès à Bordeaux |
Sources consultées
Sénat — exposition « Pionnières et résistantes »
Le document mentionne bien Alice Delaunay (1910-2003), enseignante et militante socialiste, et indique qu’elle est déléguée à l’Assemblée consultative provisoire en novembre 1944.
Assemblée nationale — Base Sycomore, notice de Gabriel Seynat
https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche?num_dept=6818
La notice précise que, le 21 octobre 1945, Seynat figure en deuxième position sur la liste démocratique et socialiste de la Résistance conduite par Alice Delaunay, membre de l’Assemblée consultative provisoire.
Université d’Orléans — étude universitaire (PDF)
Il s’agit d’un document universitaire hébergé directement sur le domaine de l’Université d’Orléans.