Hubert de LAGARDE, Alias Villars/Breteuil né le 2 septembre 1898 à Marmagne (Cher), mort le 25 janvier 1945 à Dora-Ellrich (Allemagne)
Hubert de Lagarde naît le 2 septembre 1898 à Marmagne, dans le département du Cher, dans une famille de militaires. Il s’engage très jeune, en 1916, dans la Première Guerre mondiale avant d’intégrer l’école de Saint-Cyr, où il suit notamment les cours du commandant Charles de Gaulle. Après la guerre et une carrière dans l’armée, il se tourne vers le journalisme et la littérature dans l’entre-deux-guerres, tout en restant lié à des activités de renseignement.
Engagement dans la Résistance
Dès la défaite de 1940, de Lagarde refuse les propositions de collaboration du gouvernement de Vichy et, mobilisé une dernière fois, se fait démobiliser en juillet 1940 pour rejoindre la Résistance intérieure française. Il est dès lors attiré par les réseaux de renseignement et se rapproche du mouvement Libération-Nord.
Appartenance à un réseau ou mouvement
En 1942, Hubert de Lagarde fonde le réseau de renseignement Éleuthère, rattaché à Libération-Nord. Le réseau se spécialise dans le renseignement militaire et le contre-espionnage en zone occupée. Il organise l’activité clandestine depuis Paris, notamment dans un magasin d’antiquités « Chez Swan ».
Missions et actions
Sous sa direction, le réseau couvre une large partie de la zone occupée grâce à une organisation en douze sous-réseaux comptant jusqu’à plusieurs centaines d’agents. Il collecte des informations sur l’ordre de bataille et les mouvements des forces allemandes, qu’il transmet aux Alliés à Londres et à Alger. Ces renseignements contribueront notamment à la réussite du bombardement allié contre la division blindée Hohenstauffen dans la nuit du 4 au 5 mai 1944.
Arrestation / évasion / déportation
Le 27 juin 1944, Hubert de Lagarde est arrêté par la Gestapo à Paris. Après avoir été interné à Fresnes, il est déporté le 15 août 1944 vers le camp de Buchenwald, puis transféré à Dora-Ellrich. Torturé et dans des conditions extrêmement difficiles, il meurt de dysenterie le 25 janvier 1945.
Camarades de combat
Parmi ses principaux collaborateurs figurent le commandant André Brouillard, connu sous le nom de plume Pierre Nord, ainsi que Solange Ferré de Bourgogne, agent hautement impliqué dans les activités du réseau.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur en 1938.
- Médaille de la Résistance française (à titre posthume) Par décret du 15 octobre 1945.
Lieux de mémoire
Une plaque commémorative existe au 7, quai Voltaire à Paris 7e arrondissement, ancien lieu d’activité du réseau Éleuthère.
Une plaque a également été inaugurée à Marmagne en mémoire de son engagement.
Références bibliographiques
- Pierre Nord, Mes camarades sont morts, Paris, 1947 ; édition J’ai Lu, 1968, 3 vol. – Ce livre de l’un de ses principaux compagnons de réseau raconte l’histoire des réseaux de Résistance, en particulier Éleuthère, et offre une perspective de témoin direct.
Références internet
- Éleuthère (Résistance) – Article de Wikipédia détaillant la création et le fonctionnement du réseau Éleuthère, avec mention d’Hubert de Lagarde. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89leuth%C3%A8re_%28R%C3%A9sistance%29
Dossier d’homologation consulté : non – bases officielles spécifiques (SHD, Fondation de la Résistance) nécessiteraient consultation directe.
Observations orthographiques / divergences Aucune divergence majeure orthographique constatée dans les sources principales. Les dates et lieux de naissance et mort sont attestés.
Sources consultées le 19 janvier 2026
• Wikipédia – Éleuthère (consulté pour trajectoire et structuration du réseau)
• Musée de la Résistance en ligne – réseau Éleuthère (détails sur missions et caution)
• Défense.gouv – Article mémoire renseignement (confirmation du rôle)
• Musée de la Résistance en ligne – Hubert de Lagarde (données d’état-civil et biographie)
• Geneanet – André Brouillard / Pierre Nord (dates)