Raymond CROLAND est né le 17 mai 1913 à Paris (15e arrondissement) et est décédé en déportation le 8 avril 1945 au camp d’Ellrich, en Allemagne.
Issu d’une famille parisienne, Raymond CROLAND intègre l’École normale supérieure (ENS) en 1933. Il obtient l’agrégation de sciences naturelles en 1937, puis devient agrégé-préparateur de zoologie en 1938. Il exerce ses fonctions au sein du laboratoire de zoologie de l’ENS jusqu’en 1944.
Engagement dans la Résistance
Dès octobre 1940, Raymond CROLAND s’engage dans la Résistance. Avec ses collègues Pierre PIGANIOL, chimiste, et Albert MERCIER, physicien, il fonde un réseau de renseignement initialement nommé « Couleuvre ».
Ce réseau, composé principalement d’universitaires, collecte des informations destinées à la France libre. Il sera ensuite renommé « Vélite », puis « Vélite-Thermopyles » en 1944.
Le réseau Vélite-Thermopyles se spécialise dans le renseignement militaire et économique. Il collecte des informations sur les mouvements de troupes allemandes, les installations militaires, les productions industrielles, et les conditions de vie en zone occupée.
Ces renseignements sont transmis à Londres via des liaisons radio assurées par la centrale de transmission « Prométhée », devenue par la suite « Praxitèle ».
Le réseau recrute des agents à plein temps et développe une structure cloisonnée pour assurer la sécurité de ses membres.
Arrestation et déportation
Le 14 février 1944, Raymond CROLAND est arrêté par la Gestapo au deuxième étage de l’École normale supérieure, rue Lhomond à Paris.
Il est torturé, puis déporté en Allemagne le 15 août 1944 au camp de Buchenwald. Il est ensuite transféré au camp d’Ellrich, où il décède le 8 avril 1945.
Camarades de combat
Parmi ses collaborateurs proches figurent :
- Pierre PIGANIOL
- Albert MERCIER
- Charles CORBIER
- Guy DUBOYS
- Jean GUYOT
- André FRANÇOIS
- Lise et Annette BLOSSER
Décorations
Raymond CROLAND a été décoré à titre posthume pour son engagement dans la Résistance. Il a notamment reçu la Croix de guerre 1939-1945 et la Médaille de la Résistance.
Rues ou lieux de mémoire
À Fontenay-aux-Roses, une avenue porte le nom de Raymond CROLAND en hommage à son engagement et à son sacrifice.
Son nom est également inscrit sur le monument aux morts de la commune.
Références bibliographiques
- Titre : Si l’écho de leurs voix faiblit…, suivi de Le réseau Vélite et le corps franc Liberté Auteur : Raymond de Lassus Saint-Geniès, Philippe Wacrenier
Éditeur : La Découverte & Syros/CRDP de l’académie d’Orléans-Tours, 1997
Résumé : Cet ouvrage retrace l’histoire du réseau Vélite-Thermopyles et du corps franc Liberté, mettant en lumière les actions et les sacrifices de ses membres, dont Raymond CROLAND.Wikipedia+1Wikipedia+1
Références internet
- Wikipédia : La page dédiée à Raymond CROLAND retrace sa carrière scientifique et son engagement dans la Résistance.
- Mémoire et Espoirs de la Résistance : Ce site propose une biographie détaillée de Raymond CROLAND, soulignant son rôle dans la création et le fonctionnement du réseau Vélite-Thermopyles.
Photographie
Une plaque commémorative portant le nom de Raymond CROLAND est visible à Fontenay-aux-Roses, rendant hommage à son engagement dans la Résistance.
