René COUVRAT-DESVERGNES, né le 19 août 1904 à Buxerolles (France), mort le 17 juin 1988 à Poitiers (France)
René Couvrat-Desvergnes embrasse une carrière militaire d’officier avant le déclenchement du second conflit mondial. Formé à l’art du commandement, il se spécialise dans les troupes de montagne, développant une expertise technique indispensable pour les opérations en milieu alpin.
Après l’armistice de 1940 et la dissolution progressive de l’armée d’armistice, il refuse la défaite. Il s’engage activement dans l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA) et rejoint les forces du maquis en Savoie. Son expérience d’officier d’active en fait l’un des cadres naturels de la résistance armée dans le secteur de la Tarentaise.
Il intègre l’Armée Secrète (AS) de la Savoie et commande des unités au sein du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins (BCA) reconstitué dans la clandestinité.
Missions et actions
René Couvrat-Desvergnes joue un rôle tactique déterminant lors des combats de l’été 1944. Sous le pseudonyme de « Commandant René », il supervise les opérations de guérilla et de harcèlement contre les troupes allemandes et les unités de la RSI (République Sociale Italienne) sur la frontière alpine. Il coordonne notamment les positions défensives sur les cols de haute altitude pour empêcher les incursions ennemies vers les vallées libérées. Son autorité est reconnue lors de la jonction des différents groupes de résistants savoyards, participant à la structuration militaire des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) du département.
Camarades de combat
Il a servi en étroite collaboration avec le commandant Bulle et les chefs de section du 7e BCA reconstitué, tels qu’Émile Paganon.
Retour à la vie civile
Après la guerre, il poursuit une carrière militaire avant de se retirer dans sa région d’origine, le Poitou.
Décorations
- Légion d’honneur : Commandeur par décret (Source : Base Léonore, dossier non numérisé mais mentionné dans les annuaires de la Légion d’honneur).
- Croix de Guerre 1939-1945.
- Médaille de la résistance non retrouvée sur le site de l’Ordre de la libéraition.Ce qui ne veut pas direpour autant qu’il ne la pas reçue.
Lieux de mémoire Son nom est cité dans les travaux historiques relatifs à la libération de la Savoie et de la Tarentaise.
Références bibliographiques
La Résistance en Savoie, Michel Germain, Éditions La Fontaine de Siloé, 1993. Cet ouvrage détaille l’organisation militaire des bataillons de chasseurs alpins dans la clandestinité.
Le 7e BCA : de la défaite de 1940 à la victoire de 1945, Collectif, Éditions du département, 1946.
Références internet
Mémoire des Hommes Base des médaillés de la Résistance française. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Dossier d’homologation cote SHD : GR 16 P 147572