Yvonne CORMEAU, Née Beatrice Yvonne Biesterfeld née le 18 décembre 1909 à Shanghai, Chine, morte le 25 décembre 1997 à Fleet, Hampshire, Royaume-Uni est opératrice radio du réseau WHEELWRIGHT.
Née Beatrice Yvonne Biesterfeld, Yvonne CORMEAU est la fille d’un fonctionnaire consulaire belge et d’une mère écossaise. Elle reçoit une éducation bilingue en Belgique et en Écosse.
En 1937, elle épouse Charles Émile Cormeau, comptable agréé. En 1940, leur domicile londonien est bombardé : son mari est tué, et elle-même survit de justesse, bien que perdant l’enfant qu’elle portait.
Engagement dans la Résistance
Déterminée à contribuer à l’effort de guerre, Yvonne CORMEAU rejoint la Women’s Auxiliary Air Force (WAAF) en novembre 1941.
En février 1943, elle est recrutée par le Special Operations Executive (SOE) en raison de ses compétences linguistiques, et suit une formation d’opératrice radio pour la section F.
Elle est parachutée en France occupée en août 1943 pour rejoindre le réseau WHEELWRIGHT dirigé par George STARR, qu’elle connaissait avant la guerre
Missions et actions
Sous le nom de code “Annette”, Yvonne CORMEAU opère principalement dans le Gers et les départements voisins. Elle transmet plus de 400 messages à Londres, coordonnant notamment 147 parachutages d’armes.
Sa rapidité en Morse (18 à 22 mots par minute) et sa discrétion lui permettent d’échapper à la détection allemande.
Elle change fréquemment de lieu d’émission, parcourant parfois jusqu’à 50 km à vélo, et se fait passer pour une infirmière de district pour justifier ses déplacements
Arrestation / évasion
Bien qu’elle ait été trahie par un agent nommé “Rodolph” et qu’elle ait été arrêtée à un barrage routier avec George STARR, Yvonne CORMEAU parvient à éviter la capture en convainquant les Allemands que son équipement radio était une machine à rayons X.
En juin 1944, elle est blessée à la jambe lors d’une attaque allemande à Castelnau-sur-l’Auvignon, mais réussit à s’échapper avec son matériel.
Camarades de combat
- George STARR (“Hilaire”) : chef du réseau WHEELWRIGHT.
- Anne-Marie WALTERS (“Colette”) : courrier du réseau.
- Claude ARNAULT : instructeur en sabotage.
- Philippe DE GUNZBOURG : agent de liaison.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Yvonne CORMEAU est démobilisée avec le grade de Flight Officer de la WAAF. Elle travaille comme traductrice et au Foreign Office, devenant une figure centrale des vétérans de la section F du SOE.
Elle se remarie avec James Edgar Farrow et passe ses dernières années dans le Hampshire.
Décorations
- Member of the Order of the British Empire (MBE)
- Légion d’honneur (France)
- Croix de Guerre (France)
- Médaille de la Résistance (France)
- 1939-1945 Star
- France and Germany Star
- Defence Medal
Ces médailles ressortent de Wikipédia, mais n’ont pu être croisées avec las sites officiels.
Rues ou lieux de mémoire
À ce jour, aucun lieu public ne porte le nom de Yvonne CORMEAU. Cependant, ses effets personnels, dont sa robe ensanglantée et sa mallette, sont exposés à l’Imperial War Museum de Londres.
Références bibliographiques
- Leo Marks, Between Silk and Cyanide, New York: Penguin, 1998.
- Beryl E. Escott, Mission Improbable: A Salute to the RAF Women of SOE in Wartime France, Patrick Stevens Ltd, 1991.
- Marcus Binney, The Women Who Lived for Danger: The Women Agents of SOE in the Second World War, Hodder and Stoughton, 2002.
- M.R.D. Foot, SOE in France, Her Majesty’s Stationery Office, 1966.
Références internet
- Wikipedia : Article détaillé sur la vie de Yvonne CORMEAU, incluant ses activités résistantes et ses décorations.
- Hauts Lieux de Mémoire du Gers : Fiche biographique et documents d’archives relatifs à Yvonne CORMEAU.
- Imperial War Museums : Enregistrement audio de Yvonne CORMEAU relatant son expérience pendant la guerre.
Photographie
Une photographie d’époque de Yvonne CORMEAU en uniforme de la WAAF est disponible sur le site de la Royal Air Forces Association de Banbury.
