Les Commandos de France sont créés en avril 1944 à Alger, Algérie, par Henri d’Astier de La Vigerie. L’Ordre de la Libération précise que cette formation est constituée uniquement de volontaires parachutistes recrutés parmi les évadés de France. La formation est ensuite associée au Groupement des Commandos de France, mentionné dans les archives du Service historique de la Défense.
Organisation interne
Les Commandos de France constituent une unité militaire de choc et de commandos, et non un réseau clandestin au sens strict. La catégorie retenue est donc celle de groupe militaire issu de la Résistance et intégré aux forces combattantes françaises de la Libération. Le Service historique de la Défense identifie le Groupement des Commandos de France comme une formation intégrée à la Brigade de choc le 1er novembre 1944, puis transformée en 3e bataillon de choc le 1er janvier 1945.
Actions menées pendant la Résistance
En prévision du débarquement de Provence, Henri d’Astier de La Vigerie prend le commandement d’un détachement spécial de 45 hommes prélevés dans les unités des Commandos de France. Ce détachement est destiné à précéder les troupes régulières en opérant à l’intérieur des lignes ennemies. Il débarque à Saint-Tropez, Var, France, le 17 août 1944. Les Commandos de France participent ensuite aux combats des Vosges et d’Alsace. Les sources consultées mentionnent leur engagement dans la campagne de Libération, puis leur transformation au sein des unités de choc françaises.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Les Commandos de France sont liés au parcours de Henri d’Astier de La Vigerie, engagé auparavant dans le réseau Orion et dans la Résistance d’Afrique du Nord. L’unité est également rattachée à l’organisation militaire des forces françaises de la Libération, puis à la Brigade de choc et au 3e bataillon de choc. Les sources consultées ne permettent pas de les qualifier comme un réseau de renseignement ou un mouvement clandestin autonome.
Chefs et figures marquantes
Henri d’Astier de La Vigerie crée les Commandos de France en avril 1944. Il commande le détachement spécial engagé en Provence, puis prend en décembre 1944 le commandement de l’ensemble des Commandos de France. Il survit à la guerre et meurt le 10 octobre 1952 à Genève, Suisse.
René Blanchard participe à la création du Groupe des Commandos de France à Staouéli après avoir suivi un stage américain de moniteur commando à Chréa. Il prend part aux campagnes de France et d’Allemagne dans lesquelles le groupe est engagé. Il survit à la guerre.
François d’Humières rejoint les Commandos de France après son engagement dans la Résistance étudiante et dans l’Organisation civile et militaire des jeunes. Il est tué au combat le 31 janvier 1945 à Durrenentzen, Haut-Rhin, France.
Philippe Bernard rejoint le 3e bataillon des Commandos de France le 14 décembre 1944. Il est blessé au bras gauche le 31 janvier 1945 à Durrenentzen, Haut-Rhin, France, et survit à la guerre.
Victimes et morts
François d’Humières est identifié parmi les morts des combats liés aux Commandos de France. Il est tué au combat le 31 janvier 1945 à Durrenentzen, Haut-Rhin, France. Les présentes recherches n’ont pas permis d’établir une liste nominative complète des morts, blessés et disparus des Commandos de France à partir de sources institutionnelles directement exploitées.
Survivants identifiés
Henri d’Astier de La Vigerie, René Blanchard et Philippe Bernard sont identifiés comme survivants de la guerre dans les sources consultées. Les présentes recherches ne permettent pas d’établir une liste exhaustive des survivants.
Fin du réseau
Le Groupement des Commandos de France entre dans la composition de la Brigade de choc le 1er novembre 1944. Il devient le 3e bataillon de choc le 1er janvier 1945. Cette transformation marque la fin de son existence sous la forme de Groupement des Commandos de France.
Conséquences et mémoire
Les Commandos de France participent à la Libération du territoire, notamment en Provence, dans les Vosges et en Alsace. Leur mémoire est conservée par les notices de l’Ordre de la Libération, par les archives du Service historique de la Défense, par des documents du Musée de la Résistance en ligne et par des travaux historiques spécialisés. Leur héritage militaire est également rattaché aux unités françaises de choc de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Références bibliographiques
Les Commandos de France. Les volontaires au béret bleu, 1944-1945, Maja Destrem, Fayard, Paris, 1982. Ouvrage directement consacré aux Commandos de France, à leur formation et à leur parcours militaire.
Bataillons de choc et commandos de la 1re armée française. Des Vosges à l’Autriche, septembre 1944-mai 1945, Raymond Muelle, Presses de la Cité, Paris, 1997. Ouvrage consacré aux unités de choc et commandos engagées dans la campagne de Libération.
Combattant de la France libre, Jean-Mathieu Boris, Perrin, Paris, 2012. Témoignage permettant de replacer l’expérience des volontaires français libres et des combattants de la Libération dans un contexte plus large.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance vérification préalable effectuée sur les formes Commandos de France, Commando de France, Groupement des Commandos de France et 3e bataillon de choc ; aucune fiche autonome consacrée aux Commandos de France n’a été repérée, mais des mentions existent dans des notices individuelles. URL : https://mvr.asso.fr
Ordre de la Libération notice Henri d’Astier de La Vigerie, confirmant la création des Commandos de France en avril 1944, le détachement spécial engagé en Provence et la participation aux combats des Vosges et d’Alsace. URL : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/henri-astier-de-la-vigerie-d
Service historique de la Défense notice d’archives du 3e bataillon de choc, indiquant sa création le 1er janvier 1945 à partir du Groupement des Commandos de France. URL : https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/1070191
FranceArchives notice du Groupement des Commandos de France, indiquant son entrée dans la Brigade de choc le 1er novembre 1944 et sa transformation en 3e bataillon de choc le 1er janvier 1945. URL : https://francearchives.gouv.fr/facomponent/49fbbc6dbeb50963aa4fe2b2f1958f7022f3c78f
Musée de la Résistance en ligne document relatif aux plaques commémoratives du débarquement des commandos à Saint-Tropez, mentionnant la création des Commandos de France, le détachement spécial de 45 hommes et les combats des Vosges et d’Alsace. URL : https://museedelaresistanceenligne.org/media11598-Plaques-commmoratives-Commandos-dbarquement-Saint-Tropez-Var
Fiabilité
Fiabilité A — Fiabilité excellente, sources croisées avec notices détaillées. L’existence, le fondateur, l’évolution institutionnelle et plusieurs actions des Commandos de France sont confirmés par l’Ordre de la Libération, le Service historique de la Défense, FranceArchives et le Musée de la Résistance en ligne. Certaines listes nominatives complètes de pertes et de survivants restent toutefois à établir par dépouillement archivistique.
Sources consultées – date de vérification : 21 juin 2026
Mémoire Vive de la Résistance : vérification préalable sur Commandos de France, Commando de France, Groupement des Commandos de France et 3e bataillon de choc ; aucune fiche autonome trouvée, mais mentions dans des notices individuelles. https://mvr.asso.fr
Maitron Résistance : recherche effectuée sur Commandos de France ; aucune fiche autonome directement consacrée au groupement n’a été retenue dans les résultats consultés. https://maitron.fr
Fondation de la Résistance : recherche effectuée sur Commandos de France ; mentions contextuelles repérées, notamment dans des documents de la Fondation, sans fiche autonome directement consacrée à l’unité. https://www.fondationresistance.org
Musée de la Résistance en ligne : document relatif aux plaques commémoratives du débarquement des commandos à Saint-Tropez et informations sur Henri d’Astier de La Vigerie, les Commandos de France et le détachement spécial. https://museedelaresistanceenligne.org/media11598-Plaques-commmoratives-Commandos-dbarquement-Saint-Tropez-Var
Mémoire des Hommes : base consultée pour les titres, homologations et services pour faits de Résistance ; aucune fiche autonome de synthèse sur les Commandos de France n’a été retenue. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Ordre de la Libération : notice Henri d’Astier de La Vigerie, création des Commandos de France en avril 1944, engagement en Provence, dans les Vosges et en Alsace. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/henri-astier-de-la-vigerie-d
Ordre de la Libération : notice René Blanchard, participation à la création du Groupe des Commandos de France à Staouéli et campagnes de France et d’Allemagne. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/rene-blanchard
Gallica, Bibliothèque nationale de France : référence bibliographique à Raymond Muelle, Bataillons de choc et commandos de la 1re armée française. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k48027549
Service historique de la Défense : notice du 3e bataillon de choc, créé le 1er janvier 1945 à partir du Groupement des Commandos de France. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/1070191
Service historique de la Défense : notice du détachement spécial du Groupe de Commandos de France. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/1070193
FranceArchives : notice du Groupement des Commandos de France, entrée dans la Brigade de choc le 1er novembre 1944 et transformation en 3e bataillon de choc le 1er janvier 1945. https://francearchives.gouv.fr/facomponent/49fbbc6dbeb50963aa4fe2b2f1958f7022f3c78f
FranceArchives : notice du 3e bataillon de choc, créé le 1er janvier 1945 à partir du Groupement des Commandos de France. https://francearchives.gouv.fr/facomponent/bc499d86dfd42a87c0a018474f91a0cb67c5d2ac
Wikipédia : consulté uniquement en complément et non retenu comme source principale. https://fr.wikipedia.org/wiki/Commandos_de_France