La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CLERC Charles Auguste Émile

Charles Auguste Émile CLERC, né le 29 mai 1908 à Bilbao (Espagne), mort le 2 janvier 1967 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), Français, ingénieur des Arts et Métiers, officier de réserve de l’arme blindée, officier des Forces françaises libres, combattant du 1er Bataillon d’infanterie de marine, organisateur des services techniques de la 1re Division française libre, responsable du matériel de la 2e Division blindée, lieutenant-colonel, directeur d’entreprise, Compagnon de la Libération par décret du 7 mars 1941.

Jeunesse et formation

Charles Clerc naît à Bilbao, en Espagne, le 29 mai 1908.

Bien que né à l’étranger, il appartient à une famille française originaire de Bourgogne.

Son père est ingénieur dans les établissements Solvay et sa mère exerce la profession de sage-femme.

La présence de la famille en Espagne s’inscrit dans le cadre de l’activité professionnelle de son père.

Charles Clerc effectue ensuite sa scolarité en France, à Dijon.

Son environnement familial et ses études l’orientent vers une formation scientifique et technique.

1927-1930 — École nationale des Arts et Métiers

En 1927, il entre à l’École nationale des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne, aujourd’hui Châlons-en-Champagne.

Il appartient à la promotion 1927-1930.

Cette formation lui permet d’acquérir des connaissances approfondies en mécanique, en fabrication industrielle et en organisation technique.

Les anciens élèves des Arts et Métiers sont traditionnellement désignés sous le nom de Gadz’Arts.

Charles Clerc appartient à cette catégorie d’ingénieurs dont les compétences sont particulièrement recherchées dans l’industrie.

Sa formation jouera également un rôle déterminant pendant la guerre.

Elle lui permettra d’assumer des responsabilités qui dépassent le commandement d’une unité combattante.

Il participera à l’organisation des moyens techniques indispensables au déplacement et à l’entretien des grandes unités françaises libres.

Service militaire dans les chars

Après sa formation d’ingénieur, Charles Clerc effectue son service militaire.

Il rejoint l’École des chars de Versailles en qualité d’élève officier de réserve.

Il poursuit ensuite son service comme sous-lieutenant au 510e Régiment de chars de combat, à Nancy.

Cette affectation lui donne une expérience de l’arme blindée.

Il se familiarise avec les matériels, leur entretien et les contraintes du combat mécanisé.

L’emploi des chars exige en effet une organisation technique importante.

Les opérations ne reposent pas uniquement sur les équipages : elles nécessitent des ateliers, des mécaniciens, des moyens de transport et un approvisionnement constant en pièces détachées.

Charles Clerc acquiert ainsi une double expérience, industrielle et militaire.

Cette complémentarité constituera l’un des principaux atouts de sa carrière dans les Forces françaises libres.

1931 — Entrée dans l’industrie alimentaire

En 1931, Charles Clerc entre à la Laiterie Saint-Hubert, entreprise agroalimentaire installée en Lorraine.

Il y exerce des responsabilités techniques.

Son activité professionnelle le conduit à s’intéresser à la transformation et à la conservation des produits alimentaires.

Parallèlement à ses fonctions, il poursuit sa formation scientifique.

Il s’inscrit à la faculté de pharmacie.

Il y prépare un diplôme de microbiologie qu’il obtient.

Cette qualification témoigne de son intérêt pour les applications industrielles des sciences biologiques.

Elle élargit ses compétences au-delà de la mécanique et de la construction industrielle.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Charles Clerc est donc un ingénieur expérimenté.

Il possède une formation militaire d’officier de chars et exerce une activité professionnelle dans l’industrie alimentaire.

Sa vie bascule avec la mobilisation de septembre 1939.

Engagement militaire en 1939

Septembre 1939 — Mobilisation

Lorsque la France entre en guerre contre l’Allemagne, Charles Clerc est mobilisé avec le grade de lieutenant.

Il appartient à l’arme blindée.

Il se porte volontaire pour servir au Levant.

Cette décision le conduit en Syrie, alors placée sous mandat français.

Affectation au bataillon de chars de Homs

Charles Clerc est affecté au bataillon de chars stationné à Homs, en Syrie.

Il retrouve ainsi une activité correspondant à sa formation militaire initiale.

Les unités françaises du Levant sont chargées de participer à la défense des territoires sous mandat.

La situation internationale rend leur rôle particulièrement important.

La Syrie et le Liban occupent une position stratégique au Proche-Orient.

Ils se trouvent à proximité de la Palestine, alors sous mandat britannique, ainsi que de plusieurs axes de communication essentiels.

Détachement à Beyrouth

En raison de ses qualifications d’ingénieur des Arts et Métiers, Charles Clerc est détaché au parc annexe automobile de Beyrouth.

Il devient chef de l’atelier des chars.

Ses responsabilités portent sur l’entretien et la réparation des véhicules blindés.

Il doit veiller à leur disponibilité.

Cette mission exige des compétences techniques et des qualités d’organisation.

Charles Clerc doit diriger les personnels, répartir les travaux et assurer le fonctionnement des ateliers.

L’expérience acquise dans cette fonction constituera une préparation directe aux responsabilités qu’il exercera dans la France libre.

Juin 1940 — Refus de l’armistice

Le 10 mai 1940, l’Allemagne déclenche son offensive générale à l’Ouest.

Les armées françaises subissent une défaite rapide.

Le 17 juin, le maréchal Pétain annonce qu’il faut cesser le combat.

Le lendemain, le général de Gaulle lance depuis Londres son appel à poursuivre la lutte.

La décision d’armistice place les militaires français stationnés à l’étranger devant un choix difficile.

Les unités du Levant demeurent sous l’autorité du commandement français.

Mais certains officiers et soldats refusent la défaite.

Charles Clerc appartient à ceux qui choisissent de continuer la guerre.

30 juin 1940 — Départ pour la Palestine

Le 30 juin 1940, Charles Clerc quitte la Syrie.

Il gagne la Palestine, alors sous contrôle britannique.

Cette décision constitue son ralliement à la France libre.

Il rejoint Haïfa, où se regroupent plusieurs militaires français qui ont refusé l’armistice.

Parmi eux figurent des hommes provenant des unités françaises du Levant.

Ces militaires constituent l’un des premiers noyaux des forces terrestres françaises libres au Proche-Orient.

Charles Clerc rejoint la 3e compagnie du 24e Régiment d’infanterie coloniale de Tripoli.

Cette formation prend bientôt le nom de 1er Bataillon d’infanterie de marine, généralement désigné par le sigle 1er BIM.

Le passage de Charles Clerc dans cette unité représente une étape décisive.

Ingénieur et officier de chars de formation, il devient combattant au sein d’une unité d’infanterie de la France libre.

Été 1940 — Formation du 1er Bataillon d’infanterie de marine

Le 1er BIM rassemble des militaires français qui ont choisi de poursuivre la lutte aux côtés des Britanniques.

Il constitue l’une des premières unités combattantes de la France libre au Moyen-Orient.

Ses hommes doivent s’adapter à une organisation nouvelle.

Ils disposent de moyens limités.

L’équipement, les véhicules et l’armement doivent être progressivement rassemblés.

Les personnels proviennent d’unités différentes.

Il faut donc organiser leur intégration et préparer leur engagement opérationnel.

Charles Clerc participe à cette période de formation.

Ismaïlia

Le bataillon est notamment regroupé dans la région d’Ismaïlia, en Égypte.

Cette localisation permet de préparer son engagement aux côtés des troupes britanniques.

Les Britanniques cherchent alors à contenir les forces italiennes qui menacent l’Égypte depuis la Libye.

La guerre du désert commence à prendre une importance croissante.

Les forces françaises libres vont bientôt y participer.

Décembre 1940 — Engagement dans la guerre du désert

En décembre 1940, les troupes britanniques du général Archibald Wavell passent à l’offensive contre les forces italiennes du maréchal Graziani.

Les combats se déroulent notamment dans les régions frontalières entre l’Égypte et la Libye.

La 1re compagnie du 1er BIM quitte Ismaïlia pour rejoindre le secteur de Sollum.

Charles Clerc participe à cette opération.

L’engagement des Français libres aux côtés des Britanniques possède une importance militaire et politique.

La France libre démontre qu’elle peut engager ses propres unités au combat contre les puissances de l’Axe.

Les effectifs français demeurent modestes.

Leur participation contribue néanmoins à affirmer la continuité de la présence française parmi les Alliés.

Janvier 1941 — Le raid sur Tobrouk

L’épisode le plus remarquable des premiers mois de guerre de Charles Clerc intervient en janvier 1941.

Les forces britanniques progressent en direction de Tobrouk, important port de Libye tenu par les Italiens.

La place possède une valeur stratégique considérable.

Ses installations portuaires peuvent servir au ravitaillement des troupes engagées dans le désert.

Sa prise doit faciliter la progression britannique en Cyrénaïque.

Action du lieutenant Clerc

Pendant les opérations contre Tobrouk, Charles Clerc accomplit une action particulièrement audacieuse.

À la tête de ses hommes, il réussit à capturer six postes ennemis.

Cette opération témoigne de son initiative et de ses qualités de commandement.

Elle contribue aux succès des unités françaises libres engagées dans le secteur.

L’Ordre de la Libération souligne expressément cet exploit.

Il constitue le principal motif documenté de sa nomination précoce comme Compagnon de la Libération.

Citation à l’ordre de l’armée

Pour son action à Tobrouk, Charles Clerc reçoit une citation à l’ordre de l’armée.

Cette distinction correspond à une reconnaissance importante de sa conduite au combat.

La citation à l’ordre de l’armée entraîne normalement l’attribution d’une palme sur le ruban de la croix de guerre.

Les sources institutionnelles confirment l’existence de cette citation.

Le texte intégral de la décision devrait cependant être consulté pour préciser la date et les circonstances détaillées de l’action.

Une action fondatrice

Le raid sur Tobrouk constitue une étape majeure dans la carrière militaire de Charles Clerc.

Il montre que ses compétences ne se limitent pas aux fonctions techniques.

Il est également capable de conduire des hommes au combat.

Son action intervient quelques mois seulement après son ralliement.

Elle lui vaut une reconnaissance exceptionnelle au sein de la jeune France libre.

7 mars 1941 — Compagnon de la Libération

Le 7 mars 1941, Charles Clerc est nommé Compagnon de la Libération par décret du général de Gaulle.

Cette nomination intervient pendant les premiers mois d’existence de l’Ordre.

Elle reconnaît notamment sa conduite pendant les opérations de Libye.

Charles Clerc appartient donc aux premiers militaires récompensés pour leur participation aux combats de la France libre.

Le décret est conservé dans son dossier individuel de Compagnon sous la cote 1 A 222.

L’inventaire précise qu’il contient un extrait du décret du 7 mars 1941 ainsi que deux courriers de la même année.

L’attribution n’est pas posthume.

Charles Clerc est alors âgé de trente-deux ans.

26 mai 1941 — Remise de la croix à Qastina

Un événement important complète cette nomination.

Le 26 mai 1941, le général de Gaulle se rend au camp de Qastina, en Palestine.

Il procède à une remise solennelle de croix de la Libération.

Cette cérémonie est particulièrement importante dans l’histoire de l’Ordre.

Il s’agit de la première remise de croix de la Libération effectuée sur le front des troupes.

Charles Clerc figure parmi les Compagnons décorés.

L’Ordre de la Libération conserve plusieurs photographies de la cérémonie.

L’une d’elles identifie notamment Charles Clerc aux côtés de Georges Catroux, Raphaël Folliot, Jean de Laborde-Noguez et Valentin Béhélo.

La photographie porte la référence 008572 dans les collections du Musée de l’Ordre de la Libération.

Ce document constitue un témoignage iconographique direct de sa participation à la cérémonie.

Il permet de distinguer deux dates essentielles :

7 mars 1941 : décret d’attribution de la croix de la Libération.

26 mai 1941 : remise de la décoration par le général de Gaulle à Qastina.

Les deux événements ne doivent pas être confondus.

Juin 1941 — Campagne de Syrie

En juin 1941, Charles Clerc participe aux opérations conduites par les Forces françaises libres en Syrie.

Il sert au sein de la 1re Brigade légère française libre, commandée par le général Paul Legentilhomme.

La campagne du Levant constitue un épisode particulièrement difficile de la guerre.

Les forces de la France libre et leurs alliés britanniques combattent des unités françaises demeurées fidèles au gouvernement de Vichy.

Ces affrontements entre militaires français provoquent des pertes et des tensions durables.

Charles Clerc retrouve ainsi une région dans laquelle il avait servi avant son ralliement.

Quelques mois auparavant, il était officier au bataillon de chars de Homs.

Il combat désormais dans les rangs de la France libre.

Une transformation de son engagement

Le parcours de Charles Clerc illustre la rupture provoquée par l’armistice de juin 1940.

Son engagement dans les FFL ne résulte pas d’une mobilisation classique.

Il procède d’un choix personnel.

Ce choix l’amène à quitter une unité française régulière pour rejoindre les forces qui poursuivent la guerre avec les Britanniques.

La campagne de Syrie met particulièrement en évidence les conséquences de cette décision.

1941-1942 — 1re Brigade française libre

Après la campagne du Levant, Charles Clerc poursuit son engagement dans les forces françaises libres du Moyen-Orient.

Il rejoint la 1re Brigade française libre.

Cette formation est placée sous le commandement du général Marie-Pierre Kœnig.

Elle participe aux opérations conduites en Libye et en Égypte aux côtés de la 8e Armée britannique.

Charles Clerc est notamment associé aux opérations des secteurs de Halfaya, Bir Hakeim et El Alamein.

Son parcours se déroule dans un environnement militaire exigeant.

Les unités doivent parcourir de grandes distances.

Les matériels sont soumis à des conditions difficiles.

La chaleur, la poussière et l’usure mécanique provoquent de nombreuses pannes.

Les difficultés de ravitaillement peuvent compromettre les opérations.

La disponibilité des véhicules devient donc essentielle.

C’est dans ce contexte que Charles Clerc retrouve des responsabilités directement liées à sa formation d’ingénieur.

Organisation des services automobiles de la France libre

Les connaissances scientifiques et techniques de Charles Clerc conduisent ses supérieurs à lui confier des responsabilités nouvelles.

Il reçoit la mission de participer à l’organisation du service automobile de la 1re Division française libre.

Cette mission constitue l’un des aspects les plus importants de sa carrière.

Les divisions combattantes doivent disposer de véhicules en nombre suffisant.

Elles doivent également être capables de les entretenir et de les réparer.

Une unité privée de transports ne peut plus assurer normalement ses déplacements ni son ravitaillement.

Les véhicules endommagés doivent donc pouvoir être remis rapidement en état.

Création d’un atelier lourd mobile

Charles Clerc organise le premier atelier lourd mobile de soutien divisionnaire.

Selon l’Ordre de la Libération, cet atelier est constitué sous sa responsabilité à partir de moyens qu’il rassemble et organise.

La création d’un tel atelier représente une réalisation importante.

Les réparations lourdes nécessitent normalement des installations fixes.

Or les opérations du désert imposent une mobilité permanente.

Un atelier mobile permet de rapprocher les moyens de réparation des unités combattantes.

Il réduit les immobilisations.

Il facilite la récupération des véhicules endommagés.

Il contribue à maintenir la capacité opérationnelle de la division.

Une contribution essentielle aux opérations

La biographie officielle souligne que l’organisation mise en place par Charles Clerc permet à la division de parcourir des milliers de kilomètres.

Ce résultat montre l’importance de son rôle.

L’efficacité d’une armée mécanisée ne dépend pas seulement des unités directement engagées au combat.

Elle repose également sur les services techniques et logistiques.

Charles Clerc fait partie de ces officiers dont les compétences assurent la continuité des opérations.

Son activité pendant la guerre du désert associe ainsi l’expérience du combattant et celle de l’ingénieur.

1942 — Bir Hakeim

La bataille de Bir Hakeim, du 26 mai au 11 juin 1942, constitue l’un des épisodes les plus célèbres de l’histoire de la France libre.

La 1re Brigade française libre du général Kœnig résiste pendant plusieurs jours aux forces germano-italiennes.

Cette résistance contribue à ralentir la progression ennemie.

Elle permet aux forces britanniques de réorganiser leur dispositif.

Charles Clerc appartient à l’environnement militaire de cette brigade.

La biographie de l’Ordre de la Libération le rattache expressément aux opérations de Bir Hakeim.

Il convient cependant de distinguer la participation d’une formation militaire de l’action individuelle de chacun de ses officiers.

La documentation actuellement examinée ne fournit pas le détail de toutes les missions effectuées personnellement par Charles Clerc pendant le siège.

Son rôle doit notamment être replacé dans les responsabilités techniques et automobiles qui lui sont confiées.

Le maintien en état des véhicules représente une nécessité absolue dans les opérations du désert.

La mobilité contribue à la survie et à la capacité de combat des unités.

1942 — El Alamein

Après les opérations de Libye, les forces françaises libres participent à la campagne d’Égypte.

Charles Clerc sert dans les formations engagées aux côtés de la 8e Armée britannique.

La bataille d’El Alamein, à l’automne 1942, marque un tournant majeur dans la guerre d’Afrique du Nord.

Les forces britanniques du général Montgomery passent à l’offensive contre les armées de l’Axe.

La victoire permet ensuite leur progression vers la Libye et la Tunisie.

Les unités françaises libres contribuent à ces opérations.

Charles Clerc poursuit ses responsabilités militaires dans cet environnement.

Ses fonctions d’organisation et de soutien technique prennent une importance croissante.

1943 — Après la campagne de Tunisie

Au printemps 1943, les forces de l’Axe sont vaincues en Afrique du Nord.

La campagne s’achève par la capitulation des troupes allemandes et italiennes en Tunisie.

Les Forces françaises libres doivent désormais préparer leur participation à la libération de la France.

Les formations françaises sont réorganisées.

Les matériels doivent être renouvelés.

L’intégration des moyens fournis par les Alliés exige un travail technique considérable.

Charles Clerc possède les compétences nécessaires pour participer à cette transformation.

Affectation à la 2e Division blindée

En 1943, il est affecté à la 2e Division blindée, commandée par le général Philippe Leclerc de Hauteclocque.

Cette division est alors en cours de formation et de réorganisation au Maroc.

Elle doit être équipée pour participer aux opérations alliées en Europe.

Charles Clerc reçoit la responsabilité de la direction du matériel.

Cette affectation constitue une reconnaissance importante de ses compétences.

Il passe d’une grande unité française libre à une autre, avec des responsabilités techniques de premier plan.

1943-1944 — Direction du matériel de la 2e Division blindée

La 2e DB doit être dotée d’équipements adaptés aux opérations mécanisées modernes.

Elle dispose notamment de véhicules et de matériels fournis par les États-Unis.

L’organisation de leur maintenance représente un défi important.

Les mécaniciens et les ateliers doivent apprendre à entretenir des matériels nouveaux.

Les approvisionnements en pièces détachées doivent être assurés.

Les réparations doivent pouvoir être réalisées pendant les déplacements.

Responsabilités de Charles Clerc

Charles Clerc participe à la constitution et au fonctionnement de l’organisation technique de la division.

Ses responsabilités concernent la disponibilité des matériels.

Il doit contribuer à assurer la continuité du soutien des unités combattantes.

Cette fonction exige une connaissance approfondie des équipements.

Elle demande également des qualités de commandement.

Le responsable du matériel doit coordonner les personnels et les moyens techniques.

Il doit anticiper les besoins.

Il doit faire face aux conséquences des combats et aux difficultés de déplacement.

La qualité de l’organisation mise en place contribue directement à l’efficacité de la division.

Une expérience acquise dans le désert

L’affectation de Charles Clerc à la 2e DB s’explique notamment par son expérience antérieure.

Il a participé à l’organisation des services automobiles de la 1re DFL.

Il a créé un atelier mobile de soutien.

Il connaît les contraintes des opérations en mouvement.

La 2e DB représente donc un cadre dans lequel il peut mettre à profit ces compétences.

Avril 1944 — Arrivée en Grande-Bretagne

En avril 1944, Charles Clerc rejoint la Grande-Bretagne avec la 2e Division blindée.

La division doit participer aux opérations alliées en France.

Elle poursuit sa préparation.

Les hommes s’entraînent avec leurs matériels.

Les unités doivent être prêtes à débarquer et à combattre.

Les services techniques jouent un rôle essentiel dans cette préparation.

Charles Clerc poursuit ses fonctions au sein de la direction du matériel.

Il participe aux préparatifs de l’engagement de la division.

Août 1944 — Débarquement en Normandie

La 2e DB débarque en Normandie au début du mois d’août 1944.

Charles Clerc appartient aux premiers éléments engagés.

Cette étape marque son retour sur le territoire français après quatre années de guerre.

Il avait quitté la Syrie en juin 1940 pour rejoindre la France libre.

Il revient désormais en France dans une division blindée alliée.

Participation à la progression de la 2e DB

La division participe aux opérations de Normandie avant de progresser en direction de Paris.

Les déplacements sont rapides.

Les combats provoquent des pertes en hommes et en matériels.

Les unités doivent conserver leur capacité de mouvement.

La disponibilité des véhicules représente une condition essentielle du succès.

Charles Clerc participe à cette campagne dans le cadre de ses responsabilités techniques et opérationnelles.

La biographie de l’Ordre de la Libération précise qu’il commande également un groupe de reconnaissance pendant la progression.

Cette activité montre qu’il conserve des responsabilités directement liées aux opérations.

Août 1944 — Libération de Paris

La 2e Division blindée participe à la libération de Paris.

Le 24 août 1944, ses premiers éléments atteignent la capitale.

Le lendemain, les combats conduisent à la capitulation des forces allemandes.

Charles Clerc appartient aux militaires de la division engagés dans cette campagne.

L’Ordre de la Libération le rattache explicitement à la progression de Leclerc jusqu’à Paris.

Il ne fournit toutefois pas de récit détaillé de son intervention personnelle pendant les combats de rue.

Il serait donc imprudent de lui attribuer une opération précise sans consulter les journaux de marche et les archives de la division.

Son engagement doit être replacé dans la campagne générale de la 2e DB.

Septembre-novembre 1944 — Vers la Lorraine et l’Alsace

Après la libération de Paris, la 2e DB poursuit les opérations en direction de l’Est.

La progression conduit les unités vers la Lorraine et l’Alsace.

Les combats restent difficiles.

Les forces allemandes opposent une résistance importante.

Les conditions météorologiques et les difficultés de circulation compliquent également les opérations.

Charles Clerc poursuit ses responsabilités.

Baccarat

La région de Baccarat, en Meurthe-et-Moselle, constitue l’un des secteurs de progression de la division.

Les combats s’inscrivent dans la marche vers les Vosges et l’Alsace.

La direction du matériel doit suivre les unités et assurer leur soutien.

Promotion au grade de lieutenant-colonel

L’Ordre de la Libération indique que Charles Clerc est nommé lieutenant-colonel au combat, pendant la période comprise entre les opérations de Baccarat et la progression vers Strasbourg.

Cette promotion reconnaît l’importance de ses responsabilités.

La date administrative exacte reste à rechercher.

Il convient de ne pas transformer cette indication en date précise sans consulter son dossier militaire.

23 novembre 1944 — Libération de Strasbourg

La 2e DB atteint Strasbourg le 23 novembre 1944.

La libération de la ville constitue une étape historique majeure.

Elle marque l’accomplissement d’une partie des objectifs symboliques associés au serment de Koufra.

Charles Clerc appartient aux officiers de la division ayant participé à la campagne.

Son rôle doit être replacé dans les opérations collectives de la 2e DB.

La libération de Strasbourg ne met cependant pas fin à la guerre.

Les combats se poursuivent en Alsace.

Les unités alliées doivent continuer leur progression.

1944-1945 — Jusqu’au Rhin

Après Strasbourg, la 2e DB participe aux opérations conduites vers le Rhin.

Les combats se poursuivent dans des conditions difficiles.

Les matériels sont fortement sollicités.

Les déplacements et les réparations exigent une organisation permanente.

Charles Clerc conserve son expérience et ses responsabilités d’officier mécanicien et organisateur.

Le soutien technique demeure un élément essentiel du fonctionnement des unités blindées.

1945 — Les poches de l’Atlantique

Pendant les derniers mois de la guerre, Charles Clerc rejoint les forces engagées contre les poches allemandes de l’Atlantique.

Il sert sous les ordres du général Edgard de Larminat.

Ces opérations concernent notamment les garnisons allemandes demeurées retranchées sur la façade atlantique.

Après la libération d’une grande partie du territoire français, plusieurs positions côtières restent occupées.

Les forces françaises doivent maintenir leur encerclement et préparer leur réduction.

Charles Clerc participe à cette phase finale de la guerre.

L’Ordre de la Libération confirme son engagement dans ces opérations.

Les sources consultées ne précisent cependant pas toutes ses affectations successives ni les secteurs particuliers dans lesquels il intervient.

Juillet 1945 — Démobilisation

Charles Clerc termine la guerre avec le grade de lieutenant-colonel.

Une source biographique secondaire situe sa démobilisation en juillet 1945.

Cette date reste à vérifier dans son dossier militaire.

Il reprend ensuite ses activités civiles.

Son parcours militaire est particulièrement riche.

Il a commencé la guerre comme lieutenant de chars.

Il a rejoint la France libre dès juin 1940.

Il a combattu au sein du 1er BIM.

Il a participé à la guerre du désert.

Il a organisé des services techniques de la 1re DFL.

Il a ensuite exercé des responsabilités importantes dans la 2e DB.

Enfin, il a terminé la guerre dans les opérations des poches de l’Atlantique.

Cette succession d’affectations distingue son parcours de celui de nombreux autres Compagnons.

Retour à la vie civile

Laiterie Saint-Hubert

Après la guerre, Charles Clerc reprend ses fonctions à la Laiterie Saint-Hubert.

Son expérience d’ingénieur et de dirigeant lui permet d’accéder à des responsabilités importantes.

Il devient directeur général adjoint et administrateur de l’entreprise.

Il participe à son développement.

Son activité concerne notamment l’organisation industrielle et les techniques de production.

Les méthodes de transformation et de conservation des produits alimentaires connaissent alors d’importantes évolutions.

Charles Clerc met à profit sa formation scientifique.

Société Lerebourg

Il exerce également des responsabilités d’administrateur au sein de la Société Lerebourg, installée à Liverdun.

Cette entreprise appartient au secteur agroalimentaire lorrain.

Brasseries Réunies et Entrepôts Frigorifiques de Maxéville

Charles Clerc devient également administrateur des Brasseries Réunies et Entrepôts Frigorifiques de Maxéville.

Il participe ainsi à plusieurs entreprises régionales.

Son activité professionnelle s’inscrit dans le développement industriel de la Lorraine d’après-guerre.

Productivité des entreprises laitières

Charles Clerc participe aux travaux du Centre pour l’accroissement de la productivité des entreprises laitières.

Il en devient président pendant plusieurs années.

Cette activité prolonge son intérêt pour les méthodes industrielles.

Elle concerne notamment l’amélioration des procédés de production et de l’organisation des entreprises.

Engagement social

Il est administrateur des Services médicaux et sociaux de Lorraine.

Il participe à de nombreux travaux et recherches sur le plan national.

Cette responsabilité montre son intérêt pour les questions sociales et sanitaires.

Elle complète son parcours d’industriel.

Charles Clerc conserve ainsi une activité importante dans la région lorraine jusqu’à la fin de sa vie.

2 janvier 1967 — Décès

Charles Clerc meurt à Nancy, le 2 janvier 1967.

Il est âgé de cinquante-huit ans.

Ses obsèques sont célébrées en l’église Saint-Joseph de Nancy.

L’Ordre de la Libération indique qu’il y est inhumé.

Cette formulation mérite une vérification complémentaire pour déterminer si la sépulture se trouve effectivement dans l’église ou dans un cimetière associé à la paroisse.

Son dossier de Compagnon conserve plusieurs documents relatifs aux obsèques.

Parmi eux figurent un discours du général de Boissoudy et une allocution de Paul Triquenaux.

Ces textes pourraient apporter des renseignements complémentaires sur sa personnalité, sa carrière et ses relations avec les anciens Français libres.

Ils n’ont pas été directement consultés.

Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement

510e Régiment de chars de combat — Nancy

Service militaire comme sous-lieutenant de réserve.

Bataillon de chars de Homs — Syrie

Affectation après la mobilisation de 1939.

Parc annexe automobile de Beyrouth

Chef de l’atelier des chars.

24e Régiment d’infanterie coloniale de Tripoli

Ralliement à la France libre en juin 1940 ; 3e compagnie.

1er Bataillon d’infanterie de marine — 1er BIM

Participation aux premières opérations des Français libres au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

1re Brigade légère française libre

Participation à la campagne de Syrie en 1941.

1re Brigade française libre

Service dans les formations du général Kœnig pendant la guerre du désert.

1re Division française libre

Organisation des services automobiles et création d’un atelier lourd mobile de soutien divisionnaire.

2e Division blindée

Direction du matériel à partir de 1943 ; campagnes de Normandie, de Paris, de Lorraine et d’Alsace.

Forces françaises de l’Atlantique

Engagement sous les ordres du général de Larminat pendant les opérations de réduction des poches allemandes.

Aucune appartenance à un réseau de Résistance intérieure n’est documentée.

L’engagement de Charles Clerc relève de la Résistance extérieure et des Forces françaises libres.

Missions et actions

L’engagement de Charles Clerc pendant la guerre se caractérise par la complémentarité de ses activités de commandement et d’organisation.

Ralliement à la France libre — Départ volontaire de Syrie vers la Palestine le 30 juin 1940.

Combat d’infanterie — Engagement au sein du 1er BIM pendant les opérations contre les forces italiennes en Libye.

Raid sur Tobrouk — Capture de six postes ennemis en janvier 1941 ; citation à l’ordre de l’armée.

Campagne de Syrie — Participation aux opérations de la 1re Brigade légère française libre.

Guerre du désert — Service dans les formations engagées à Halfaya, Bir Hakeim et El Alamein.

Soutien technique de la 1re DFL — Organisation du service automobile et création d’un atelier lourd mobile.

Préparation de la 2e DB — Organisation de la direction du matériel pendant la formation de la division.

Campagne de France — Participation aux opérations de Normandie, de Paris, de Lorraine et d’Alsace.

Commandement opérationnel — Direction d’un groupe de reconnaissance pendant la progression de la 2e DB.

Poches de l’Atlantique — Service sous les ordres du général de Larminat pendant les derniers mois de la guerre.

Ce parcours doit être présenté sans opposer artificiellement l’activité combattante et le soutien logistique.

Les deux fonctions sont complémentaires.

Charles Clerc en fournit un exemple particulièrement représentatif.

Camarades de combat et collaborateurs

Charles de GAULLE — Chef de la France libre, qui le nomme Compagnon de la Libération le 7 mars 1941 et lui remet sa décoration à Qastina le 26 mai 1941.

Raphaël FOLLIOT — Officier du 1er BIM, présent à la cérémonie de Qastina. Les collections photographiques de l’Ordre de la Libération montrent les deux Compagnons lors de cette cérémonie.

Valentin BÉHÉLO — Compagnon de la Libération, décoré à Qastina le 26 mai 1941.

Jean de LABORDE-NOGUEZ — Compagnon de la Libération, présent à la remise de décorations de Qastina.

Georges CATROUX — Général de la France libre, présent lors de la cérémonie de Qastina.

Paul LEGENTILHOMME — Général commandant la 1re Brigade légère française libre pendant la campagne de Syrie.

Marie-Pierre KŒNIG — Général commandant la 1re Brigade française libre pendant les opérations de Libye et d’Égypte.

Philippe LECLERC DE HAUTECLOCQUE — Général commandant la 2e Division blindée, au sein de laquelle Charles Clerc exerce les fonctions de responsable du matériel.

Edgard de LARMINAT — Général commandant les forces françaises engagées dans les opérations des poches de l’Atlantique.

Jean SIMON — Officier des Forces françaises libres, Compagnon de la Libération, appartenant à l’environnement militaire des premières campagnes du 1er BIM.

Ces relations correspondent à des commandements, à des affectations communes ou à des événements précisément documentés.

Elles ne doivent pas être systématiquement présentées comme des participations individuelles communes à un même combat.

Arrestation, emprisonnement et déportation

Aucune arrestation personnelle de Charles Clerc pendant la Seconde Guerre mondiale n’est établie par les sources consultées.

Il n’a pas été identifié comme prisonnier de guerre ni comme déporté.

Son engagement résistant se déroule au sein des Forces françaises libres.

Il rejoint volontairement la Palestine en juin 1940.

Il participe ensuite aux campagnes militaires alliées.

Il ne faut donc pas le présenter comme membre d’un réseau clandestin de Résistance intérieure.

Décorations

Légion d’honneur — officier — Grade confirmé par l’Ordre de la Libération. Une source biographique secondaire indique une nomination comme chevalier par décret du 29 mars 1945, avec prise de rang au 17 mars 1941, puis une promotion au grade d’officier par décret du 6 novembre 1956. Ces références nécessitent une vérification dans les décisions administratives originales.

Croix de la Libération — Compagnon de la Libération — Décret du 7 mars 1941 — Attribution du vivant de l’intéressé — Remise de la croix par le général de Gaulle le 26 mai 1941 à Qastina — Dossier individuel 1 A 222 — Sources : Ordre de la Libération et inventaire des archives de l’Ordre.

Croix de guerre 1939-1945 avec palme — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Citation à l’ordre de l’armée pour l’action de Tobrouk en janvier 1941. Une source secondaire mentionne également une citation à l’ordre de la division du 1er novembre 1944. Les textes originaux restent à vérifier.

Médaille de la Résistance française avec rosette — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Un décret du 3 août 1946 est signalé dans une source secondaire ; date de publication au Journal officiel et cote du dossier 1O à rechercher et vérifier. Cette distinction ne doit pas être confondue avec la croix de la Libération.

Médaille coloniale — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Agrafes éventuelles à rechercher.

Croix du combattant volontaire — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. La dénomination précise de la décoration figure sous une forme abrégée dans la notice institutionnelle.

Médaille des services volontaires dans la France libre — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Il s’agit de la médaille commémorative des services volontaires dans la France libre.

Legion of Merit — États-Unis — Décoration américaine confirmée par l’Ordre de la Libération. Le grade exact et la date d’attribution ne sont pas précisés dans la notice institutionnelle. Une source secondaire utilise le terme de « légionnaire », qui devra être vérifié sur le document d’attribution.

Observation sur les décorations

Charles Clerc possède un ensemble particulièrement représentatif de distinctions françaises liées à la France libre.

Il reçoit la croix de la Libération dès mars 1941.

Il est également titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette.

Ces deux distinctions doivent être distinguées, leurs procédures d’attribution étant différentes.

Pour le répertoire général des décorations de la MVR, sa notice confirme également la présence de la Legion of Merit américaine.

Lieux de mémoire

Bilbao — Espagne — Lieu de naissance de Charles Clerc le 29 mai 1908.

Dijon — Côte-d’Or — Ville de sa scolarité.

Châlons-en-Champagne — Marne — École nationale des Arts et Métiers, promotion 1927-1930.

Versailles — Yvelines — École des chars, où il effectue une partie de son service militaire.

Nancy — Meurthe-et-Moselle — Ville de son affectation au 510e Régiment de chars et de sa carrière professionnelle.

Homs — Syrie — Affectation au bataillon de chars en 1939-1940.

Beyrouth — Liban — Parc annexe automobile où il commande l’atelier des chars.

Haïfa — Palestine mandataire — Lieu de son ralliement aux Forces françaises libres.

Ismaïlia — Égypte — Regroupement du 1er BIM avant son engagement en Libye.

Sollum — Égypte — Secteur des opérations de décembre 1940.

Tobrouk — Libye — Combat de janvier 1941 à l’origine de sa citation et de sa nomination comme Compagnon de la Libération.

Qastina — Palestine mandataire — Lieu de la remise de sa croix de la Libération par le général de Gaulle, le 26 mai 1941.

Bir Hakeim — Libye — Secteur des opérations de la 1re Brigade française libre.

El Alamein — Égypte — Secteur des opérations de 1942.

Maroc — Formation et équipement de la 2e Division blindée.

Grande-Bretagne — Préparation du débarquement de la 2e DB au printemps 1944.

Normandie — Débarquement et premières opérations de la 2e DB en France.

Paris — Libération d’août 1944.

Baccarat — Meurthe-et-Moselle — Secteur des combats de la 2e DB.

Strasbourg — Bas-Rhin — Libération du 23 novembre 1944.

Façade atlantique — Dernières opérations militaires sous les ordres du général de Larminat.

Nancy — Église Saint-Joseph — Lieu des obsèques du 2 janvier 1967.

Nancy — Place Charles-Clerc — Lieu de mémoire signalé dans le dossier individuel de l’Ordre de la Libération, avec plusieurs documents datés de 1999.

Metz — Moselle — Établissement régional du matériel évoqué dans les documents commémoratifs du dossier 1 A 222.

Musée de l’Ordre de la Libération — Paris — Conservation du dossier individuel 1 A 222.

Références bibliographiques

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage général consacré aux parcours des Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, éditions de 2010 et 2023, pagination individuelle non vérifiée. — Répertoire biographique permettant de replacer Charles Clerc dans l’histoire de la France libre.

Mémorial des Compagnons de la Libération, ouvrage collectif, 1961, pagination individuelle non vérifiée. — Publication mémorielle consacrée aux titulaires de la croix de la Libération.

Les Français libres et le premier Bataillon d’infanterie de marine, documentation institutionnelle de l’Ordre de la Libération, références éditoriales à préciser. — Source utile pour approfondir les premiers engagements de l’unité en Libye et au Levant.

Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, Roxane Ritter, Ordre de la Libération, version du 24 septembre 2025, dossier 1 A 222, p. 36. — Inventaire officiel des archives individuelles de Charles Clerc.

Le rôle du soutien technique dans les opérations de la 2e Division blindée, sujet documentaire à approfondir à partir des journaux de marche et des archives militaires. — Aucun titre précis d’ouvrage spécialisé n’a été vérifié à ce stade ; cette mention constitue une piste de recherche et non une référence bibliographique établie.

Références internet

Ordre de la Libération — Charles CLERC — Biographie officielle, formation d’ingénieur, ralliement à la France libre, opérations de Tobrouk, Bir Hakeim et El Alamein, organisation technique de la 1re DFL, campagne de la 2e DB et décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/charles-clerc

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Répertoire de Roxane Ritter, version du 24 septembre 2025, dossier individuel 1 A 222, décret du 7 mars 1941 et documentation mémorielle — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf

Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P, lettre C — Charles Émile Auguste Clerc, né le 29 mai 1908 à Bilbao, dossier GR 16 P 133531, homologation FFL — https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf

Ordre de la Libération — Première remise de croix de la Libération à Qastina — Article historique consacré à la cérémonie du 26 mai 1941 et liste nominative des Compagnons décorés — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-mai-2020

Ordre de la Libération — Remise de croix de la Libération par le général de Gaulle — Photographie du 26 mai 1941 à Qastina, identifiant notamment Charles Clerc, référence muséale 008572 — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/collection/630f667718d4961067e70c79

Mémoire Vive de la Résistance — Henri CLERC — Notice consacrée à un homonyme résistant du Jura, permettant d’éviter une confusion nominative — https://mvr.asso.fr/clerc/

Dossier d’homologation

Service historique de la Défense — GR 16 P 133531

Le répertoire nominatif de la sous-série GR 16 P comporte l’entrée suivante :

CLERC Charles Émile Auguste — né le 29 mai 1908 à Bilbao, Espagne — GR 16 P 133531.

La colonne FFL porte la mention « Homologué ».

Cette inscription confirme la reconnaissance administrative de son engagement dans les Forces françaises libres.

L’identification repose sur la concordance du nom, des prénoms et de la date et du lieu de naissance.

Le classement du SHD utilise l’ordre des prénoms Charles Émile Auguste, tandis que des sources biographiques secondaires présentent la forme Charles Auguste Émile.

Cette divergence dans l’ordre des prénoms doit être signalée.

L’acte de naissance permettrait de déterminer la forme exacte de l’état civil.

Le dossier original GR 16 P 133531 n’a pas été directement dépouillé.

L’inventaire ne permet donc pas de préciser toutes les périodes homologuées ni les pièces justificatives qu’il contient.

Risques d’homonymie

Le répertoire comporte plusieurs personnes portant le nom Charles Clerc.

Notamment :

GR 16 P 133528 — CLERC Charles Joseph, né le 27 décembre 1894 à Mulhouse.

GR 16 P 133530 — CLERC Charles Jules, né le 18 octobre 1903 à Péron.

GR 16 P 133531 — CLERC Charles Émile Auguste, né le 29 mai 1908 à Bilbao.

GR 16 P 133532 — CLERC Charles Louis Marie, né le 13 janvier 1918 à Reugney.

Ces dossiers correspondent à des personnes différentes.

Seule la cote GR 16 P 133531 est retenue pour le Compagnon de la Libération.

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 222

L’inventaire officiel du 24 septembre 2025 identifie :

CLERC Charles — 1 A 222.

Le dossier comprend plusieurs ensembles documentaires.

Attribution de la croix de la Libération

Extrait du décret du 7 mars 1941.

Deux courriers datés de 1941.

Ces documents constituent les références principales pour vérifier sa nomination.

Renseignements administratifs

Bulletin d’adhésion à la Société d’entraide des Compagnons de la Libération, daté du 1er février 1962.

Fiche de renseignements de la chancellerie de l’Ordre de la Libération, datée de mars 1963.

Fiche annuaire de la chancellerie, non datée.

Autre fiche de renseignements de la chancellerie, non datée.

Correspondances

Vingt-sept pièces échangées avec l’Ordre de la Libération entre 1954 et 1999.

Ces documents peuvent éclairer son parcours après-guerre et les relations entretenues avec l’Ordre.

Notes biographiques

Deux fiches datant des années 1960.

Décès

Discours prononcé par le général de Boissoudy lors des obsèques de Charles Clerc, en 1967.

Discours prononcé par Paul Triquenaux lors des obsèques, en 1967.

Carte de remerciement de 1967.

Sépulture

Neuf courriers dont la datation est partiellement tronquée dans l’inventaire publié.

L’indication ne permet pas de reconstituer les dates exactes.

Hommages et commémorations

Établissement régional du matériel de Metz

Copie d’un article datant de 1995.

Place Charles-Clerc à Nancy

Trois articles publiés en 1999.

Un courrier dont la date n’est pas entièrement lisible dans l’inventaire.

Une invitation datée de 1999.

Presse

Sept articles publiés entre 1967 et 1999.

L’inventaire indique une couverture chronologique générale de 1945 à 2005, tout en mentionnant également le décret de 1941.

Cette différence résulte probablement de la présentation archivistique de l’ensemble, mais elle ne doit pas être corrigée sans examen du document original.

Le dossier 1 A 222 est identifié ; les pièces originales n’ont pas été directement dépouillées.

Observations

Charles Clerc occupe une place particulière parmi les Compagnons de la Libération.

Son engagement est très précoce.

Il rejoint la France libre le 30 juin 1940, quelques jours seulement après l’armistice.

Il participe aux premières opérations du 1er Bataillon d’infanterie de marine.

Son action de janvier 1941, lors du raid sur Tobrouk, lui vaut une citation à l’ordre de l’armée.

Il devient Compagnon de la Libération dès le 7 mars 1941.

Il appartient aux premiers militaires ayant reçu cette distinction.

Sa croix lui est personnellement remise par le général de Gaulle, le 26 mai 1941, à Qastina.

Son parcours ne se limite cependant pas à ces premiers combats.

Ingénieur des Arts et Métiers, il apporte également à la France libre des compétences techniques essentielles.

Il participe à l’organisation des services automobiles de la 1re DFL.

Il crée un atelier lourd mobile de soutien divisionnaire.

Cette réalisation permet d’améliorer la mobilité des forces françaises engagées dans le désert.

Il poursuit ensuite la guerre dans la 2e Division blindée.

Responsable du matériel, il participe à la préparation et aux campagnes de cette grande unité.

Il accompagne la progression vers Paris, Strasbourg et le Rhin.

Il termine la guerre sous les ordres du général de Larminat dans les opérations des poches de l’Atlantique.

Cette succession d’affectations est remarquable.

Charles Clerc a participé aux opérations de deux formations emblématiques de la France libre : la 1re DFL et la 2e DB.

Il a exercé à la fois des fonctions de commandement et des responsabilités d’organisation technique.

Son parcours montre l’importance du soutien logistique dans la victoire militaire.

Points nécessitant une vérification complémentaire

Date de naissance. L’en-tête de la notice de l’Ordre de la Libération indique le 28 mai 1908 ; le texte biographique et le SHD donnent le 29 mai. Cette dernière date est retenue provisoirement.

Ordre des prénoms. Le répertoire SHD donne Charles Émile Auguste, tandis que des publications secondaires utilisent Charles Auguste Émile. L’acte de naissance doit permettre de fixer l’identité complète.

Médaille de la Résistance française. L’attribution avec rosette est confirmée par l’Ordre de la Libération. Le décret, sa publication au Journal officiel et la cote du dossier restent à vérifier dans le registre nominatif.

Légion d’honneur. Le grade d’officier est confirmé. Les dates des décrets de chevalier et d’officier doivent être confrontées aux sources réglementaires.

Legion of Merit. La décoration américaine est confirmée. Son grade doit être contrôlé.

Sépulture. Le lieu exact de l’inhumation à Nancy doit être déterminé.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité de Charles Clerc, sa naissance à Bilbao en mai 1908, son décès à Nancy le 2 janvier 1967, sa formation d’ingénieur, son service dans les chars, son ralliement à la France libre le 30 juin 1940, son appartenance au 1er BIM, son action de janvier 1941 à Tobrouk, sa nomination comme Compagnon de la Libération par décret du 7 mars 1941, sa participation à la cérémonie de Qastina le 26 mai 1941, ses responsabilités techniques dans la 1re DFL et la 2e DB ainsi que son engagement dans les opérations de libération de la France sont établis par des sources institutionnelles concordantes. Les dossiers GR 16 P 133531 et 1 A 222 sont identifiés. L’homologation FFL est confirmée. Les réserves concernent principalement le jour exact de naissance, l’ordre des prénoms, certaines références administratives de décorations et des éléments secondaires de la carrière militaire.

Chronologie

DateÉvénement
29 mai 1908Naissance à Bilbao, Espagne ; l’en-tête de l’Ordre de la Libération indique toutefois le 28 mai.
Avant 1927Études à Dijon.
1927Entrée à l’École nationale des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne.
1930Fin des études d’ingénieur.
Après 1930Service militaire à l’École des chars de Versailles.
Après 1930Sous-lieutenant au 510e Régiment de chars à Nancy.
1931Entrée à la Laiterie Saint-Hubert.
Années 1930Études de microbiologie à la faculté de pharmacie.
Septembre 1939Mobilisation comme lieutenant de chars.
1939Volontaire pour la Syrie ; affectation au bataillon de chars de Homs.
1939-1940Chef de l’atelier des chars au parc annexe automobile de Beyrouth.
18 juin 1940Appel du général de Gaulle à poursuivre la guerre.
30 juin 1940Départ pour la Palestine et ralliement à la France libre.
Été 1940Intégration à la formation qui devient le 1er BIM.
Décembre 1940Participation aux opérations en Égypte et en Libye.
Janvier 1941Raid sur Tobrouk ; capture de six postes ennemis.
1941Citation à l’ordre de l’armée pour son action à Tobrouk.
7 mars 1941Décret de nomination comme Compagnon de la Libération.
26 mai 1941Remise de la croix de la Libération par le général de Gaulle à Qastina.
Juin 1941Participation à la campagne de Syrie.
1941-1942Service dans la 1re Brigade française libre.
1942Participation aux opérations du désert, notamment à Bir Hakeim et El Alamein.
1942Organisation des services automobiles et d’un atelier lourd mobile.
1943Affectation à la 2e Division blindée du général Leclerc.
1943-1944Direction du matériel de la 2e DB.
Avril 1944Arrivée en Grande-Bretagne avec la division.
Août 1944Débarquement en Normandie.
Août 1944Participation à la campagne de libération de Paris.
Automne 1944Campagne de Lorraine et d’Alsace.
Novembre 1944Promotion au grade de lieutenant-colonel au cours de la progression vers Strasbourg ; date administrative à vérifier.
23 novembre 1944Libération de Strasbourg par la 2e DB.
1944-1945Participation à la progression vers le Rhin.
1945Engagement dans les opérations des poches de l’Atlantique sous les ordres du général de Larminat.
Juillet 1945Démobilisation, selon une source secondaire.
Après 1945Reprise de ses responsabilités à la Laiterie Saint-Hubert.
Années 1950Activités de direction et d’administration d’entreprises agroalimentaires.
6 novembre 1956Promotion au grade d’officier de la Légion d’honneur, selon une source secondaire.
1er février 1962Bulletin d’adhésion à la Société d’entraide des Compagnons de la Libération.
Mars 1963Fiche de renseignements de la chancellerie.
2 janvier 1967Décès à Nancy.
1967Obsèques à l’église Saint-Joseph de Nancy.
1995Document commémoratif relatif à l’établissement régional du matériel de Metz.
1999Hommages associés à la place Charles-Clerc à Nancy.

Tableau des divergences entre sources

Point examinéSourcesAppréciation
Date de naissanceEn-tête de l’Ordre : 28 mai 1908 ; texte biographique et SHD : 29 mai 1908.29 mai retenu provisoirement ; acte de naissance à vérifier.
Prénoms completsSHD : Charles Émile Auguste ; publications secondaires : Charles Auguste Émile.Ordre des prénoms à vérifier sur l’acte de naissance.
Lieu de naissanceOrdre de la Libération et SHD : Bilbao, Espagne.Concordance.
NationalitéOrdre de la Libération : Français, originaire de Bourgogne.Confirmée.
Formation d’ingénieurOrdre : Arts et Métiers, promotion 1927-1930.Confirmée.
Service militaireOrdre : École des chars de Versailles et 510e RCC.Confirmé.
Engagement en 1939Ordre : lieutenant de chars, volontaire pour le Levant.Confirmé.
RalliementOrdre : 30 juin 1940, départ pour la Palestine.Date retenue.
Unité FFLOrdre : 3e compagnie du 24e RIC, devenue 1er BIM.Confirmée.
TobroukOrdre : capture de six postes ennemis en janvier 1941.Confirmé.
Citation militaireOrdre : citation à l’ordre de l’armée après Tobrouk.Confirmée ; texte original à consulter.
Croix de la LibérationOrdre et inventaire : décret du 7 mars 1941.Concordance.
Remise de la croixOrdre, documentation photographique : 26 mai 1941 à Qastina.Confirmée par une photographie identifiée.
Campagne de SyrieOrdre : juin 1941 avec la brigade Legentilhomme.Confirmée.
Bir HakeimOrdre : participation aux opérations de la brigade de Kœnig.Appartenance confirmée ; missions individuelles à préciser.
El AlameinOrdre : participation aux opérations de la brigade.Confirmée.
Services automobilesOrdre : création d’un atelier lourd mobile de soutien.Confirmée.
Affectation à la 2e DBOrdre : 1943, direction du matériel.Confirmée.
Arrivée en AngleterreOrdre : avril 1944.Confirmée.
DébarquementOrdre : Normandie, août 1944.Confirmé.
Groupe de reconnaissanceOrdre : commandement pendant la progression vers Paris, Strasbourg et le Rhin.Confirmé.
Grade de lieutenant-colonelOrdre : nommé au combat entre Baccarat et Strasbourg.Confirmé ; date administrative à préciser.
Poches de l’AtlantiqueOrdre : sous les ordres du général de Larminat.Confirmé.
DémobilisationSource secondaire : juillet 1945.À confirmer dans le dossier militaire.
Légion d’honneurOrdre : officier ; source secondaire : décret du 6 novembre 1956.Grade confirmé ; décret à vérifier.
Médaille de la RésistanceOrdre : avec rosette ; source secondaire : décret du 3 août 1946.Attribution confirmée ; décret, JO et cote à contrôler.
Legion of MeritOrdre : distinction américaine ; source secondaire : grade de légionnaire.Attribution confirmée ; grade à vérifier.
DécèsOrdre de la Libération : 2 janvier 1967 à Nancy.Confirmé.
SépultureOrdre : obsèques à Saint-Joseph de Nancy et inhumation mentionnée au même endroit.Localisation exacte à préciser.
Dossier SHDRépertoire GR 16 P : 133531, homologation FFL.Cote confirmée.
Dossier de CompagnonInventaire : 1 A 222.Cote confirmée.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Charles CLERC — Biographie officielle, formation d’ingénieur, campagne du Levant, ralliement du 30 juin 1940, 1er BIM, action de Tobrouk, campagne de Syrie, Bir Hakeim, El Alamein, fonctions techniques à la 1re DFL et à la 2e DB, opérations de libération de la France et décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/charles-clerc ; Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C, version du 24 septembre 2025, dossier individuel 1 A 222, extrait du décret du 7 mars 1941, renseignements administratifs, correspondances et documents commémoratifs — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf ; Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P, lettre C, Charles Émile Auguste Clerc, né le 29 mai 1908 à Bilbao, dossier GR 16 P 133531, homologation FFL et identification des homonymes — https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf ; Ordre de la Libération — Première remise de croix de la Libération à Qastina, article consacré à la cérémonie du 26 mai 1941 et liste nominative des Compagnons décorés — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-mai-2020 ; Musée de l’Ordre de la Libération — Remise de croix de la Libération par le général de Gaulle, photographie du 26 mai 1941 à Qastina, référence 008572, identification de Charles Clerc — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/collection/630f667718d4961067e70c79

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