Lucette CHOISY, née VIGNE, est née le 4 janvier 1920 à Alès (Gard).
Fille d’Émile VIGNE, employé de chemin de fer, et de Zulma DUFFOUR, Lucette est issue d’un milieu engagé politiquement.
Dès l’âge de 15 ans, elle milite au sein des Jeunesses socialistes, suivant ainsi les convictions de ses parents.
En 1936, elle intègre l’École normale de Nîmes, où elle poursuit ses études jusqu’en juillet 1939.
Le 15 février 1940, elle épouse Pierre CHOISY, rencontré dans les Jeunesses socialistes.
Engagement dans la Résistance
Lucette CHOISY s’engage dans la Résistance en rejoignant le mouvement Combat, l’un des principaux mouvements de résistance intérieure en zone sud. Son engagement est motivé par ses convictions politiques et son désir de lutter contre l’occupation allemande et le régime de Vichy.
En tant que membre du mouvement Combat, Lucette CHOISY participe à diverses activités clandestines, notamment la distribution de tracts, la collecte de renseignements et l’organisation de réseaux de résistance.
Son rôle précis au sein du mouvement n’est pas détaillé dans les sources disponibles, mais son engagement actif est attesté.
Le 25 octobre 1943, Lucette CHOISY est arrêtée à son domicile de Nîmes par la Gestapo lors d’une opération visant le mouvement Combat.
Enceinte de six mois et demi, elle est d’abord internée à la caserne Bruyère à Nîmes, puis transférée successivement à la prison Saint-Pierre à Marseille, aux Baumettes, et enfin à l’hôpital de la Conception fin novembre 1943.
Le 28 décembre 1943, une opération audacieuse est menée pour permettre son évasion de l’hôpital de la Conception.
Cette opération est orchestrée par Jean GARCIN, chef régional des Groupes francs, avec la participation de Lucien SCHLIENGER, Pierre CHAMBEL et Jean PICOUT.
Un aumônier résistant transmet à Lucette les instructions dissimulées dans sa soutane. Le jour de l’évasion, SCHLIENGER et CHAMBEL détournent l’attention de l’agent de police, permettant à Lucette de s’enfuir avec GARCIN dans une voiture conduite par PICOUT.
Camarades de combat
Parmi ses camarades de combat figurent :
- Jean GARCIN, chef régional des Groupes francs.
- Lucien SCHLIENGER, membre des Groupes francs.
- Pierre CHAMBEL, membre des Groupes francs.
- Jean PICOUT, conducteur lors de l’évasion.
Retour à la vie civile
Après son évasion, Lucette CHOISY se cache à Marseille pendant quinze jours.
Munie de faux papiers, elle rejoint ensuite son mari à Lyon. En raison de contractions prématurées, elle accouche à Avignon le 17 janvier 1944, sous le nom d’Odette AUDEMARD.
Son fils est prénommé Pierre-Luc, en hommage à Pierre CHAMBEL et Lucien SCHLIENGER.
Elle se réfugie ensuite dans diverses localités du Vaucluse et de l’Ardèche jusqu’à la Libération.
Références bibliographiques
Nous étions des terroristes, par Jean GARCIN, Éditions A. Barthélémy, Avignon, 1996. Cet ouvrage relate l’engagement de Jean GARCIN dans la Résistance, incluant des récits sur l’évasion de Lucette CHOISY.
La Résistance dans le Gard, par Fabrice SUGIER, AERI, CD-Rom, 2009. Ce travail présente les actions de la Résistance dans le Gard, avec des informations sur Lucette CHOISY et son entourage.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne : https://museedelaresistanceenligne.org/media11607-Evasion-de-Lucette-Choisy-du-quartier-de-la-salle-des-consigns-de-lhpital-de-la-Conception-Marseille Ce site propose une fiche détaillée sur l’évasion de Lucette CHOISY, avec des informations sur les circonstances, les participants et les suites de l’événement.
