La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CHARMOT Guy

Guy Denis Jean CHARMOT, né le 9 octobre 1914 à Toulon (Var), mort le 7 janvier 2019 à Marseille (Bouches-du-Rhône), Français, médecin militaire des Forces françaises libres, médecin du Bataillon de marche n° 4, médecin-colonel, professeur agrégé du Service de santé des armées, spécialiste de médecine tropicale, grand officier de la Légion d’honneur, Compagnon de la Libération par décret du 20 novembre 1944.

Jeunesse et formation

Guy Charmot naît le 9 octobre 1914 à Toulon, dans une famille de fonctionnaires.

Son père, Ulysse Charmot, exerce des fonctions dans l’administration de l’enregistrement et des hypothèques. Sa mère, Claire Esmieu, appartient à une famille provençale originaire de Manosque.

Son grand-père paternel est instituteur à Saint-Cyr-sur-Mer.

Guy Charmot grandit dans un environnement où le patriotisme occupe une place importante.

Il effectue sa scolarité à Toulon et prépare, entre 1932 et 1934, les concours d’entrée des écoles militaires de santé.

Un grand-oncle, officier d’administration du Service de santé des armées, ayant servi notamment à Brazzaville, contribue à éveiller son intérêt pour l’Afrique.

En 1934, Guy Charmot entre à l’École du service de santé militaire de Lyon.

Il poursuit ses études de médecine et prépare sa carrière d’officier du service de santé.

Les sources secondaires consultées ne concordent pas entièrement sur la date d’obtention de son doctorat, située en 1937 ou 1938.

La publication scientifique de Pierre Saliou retient 1938.

Au début de l’année 1939, Guy Charmot rejoint Marseille pour suivre l’enseignement de l’École d’application du service de santé des troupes coloniales, au Pharo.

Cet établissement assure notamment la formation des médecins militaires destinés à exercer dans les territoires d’outre-mer.

L’enseignement comprend les particularités de la médecine tropicale, les maladies infectieuses et les conditions sanitaires propres aux régions où les médecins sont appelés à servir.

Cette formation déterminera une grande partie de sa carrière après la Seconde Guerre mondiale.

Le témoignage de sa fille Dominique Charmot, publié en 2018, apporte de nombreuses informations sur sa jeunesse et son choix de la médecine militaire.

Il révèle également l’importance de son intérêt pour l’Afrique et du sens du devoir dans ses décisions personnelles.

Engagement militaire en 1939-1940

À la déclaration de guerre, en septembre 1939, Guy Charmot est médecin-lieutenant d’active.

Il sert au 49e régiment d’artillerie coloniale, dans le secteur de la Sarre.

Il se trouve ainsi mobilisé sur le théâtre européen au moment où les armées françaises et allemandes s’observent de part et d’autre de la frontière.

Au début de l’année 1940, il reçoit une affectation en Afrique occidentale française.

L’Ordre de la Libération situe son embarquement en mars 1940.

Le témoignage familial indique qu’il reçoit en avril l’ordre de rejoindre un poste médical situé dans le sud de l’actuel Burkina Faso.

Guy Charmot rejoint la Haute-Volta, alors territoire de l’Afrique occidentale française.

Il est affecté à Batié, dans le pays lobi.

La médecine pratiquée dans cette région impose des conditions d’exercice très différentes de celles rencontrées en métropole.

Les distances sont importantes, les infrastructures limitées et les moyens sanitaires parfois rudimentaires.

Cette affectation constitue le début de son expérience médicale africaine.

Juin 1940 — Refus de l’armistice

Guy Charmot apprend en Haute-Volta l’effondrement des armées françaises et la décision du gouvernement du maréchal Pétain de demander l’armistice.

Il refuse la défaite.

Le témoignage de sa fille indique qu’il n’a pas entendu personnellement l’Appel du 18 juin 1940, mais qu’il décide immédiatement de poursuivre le combat aux côtés des Britanniques.

Ce point est important : son engagement repose sur une décision personnelle prise dans les jours de la défaite.

Avec plusieurs camarades, il prépare son départ vers un territoire britannique.

Début juillet 1940 — Passage en Gold Coast

Guy Charmot franchit la frontière séparant la Haute-Volta de la Gold Coast britannique, actuel Ghana.

L’hommage scientifique publié en 2019 précise qu’il traverse la Volta noire en pirogue.

Il appartient ainsi aux militaires qui quittent les territoires demeurés fidèles à Vichy pour poursuivre la guerre.

De Gold Coast, il rejoint le Cameroun, territoire engagé dans le processus de ralliement à la France libre.

Septembre 1940 — Ralliement aux Forces françaises libres

Guy Charmot rejoint officiellement les Forces françaises libres en septembre 1940.

Il est affecté au service de santé des formations qui se constituent en Afrique équatoriale.

Son engagement constitue une rupture avec les autorités françaises demeurées fidèles au gouvernement de Vichy.

Il choisit désormais de servir sous l’autorité du général de Gaulle.

Engagement dans les Forces françaises libres

Décembre 1940 — Bataillon de marche n° 4

Guy Charmot est affecté comme médecin au Bataillon de marche n° 4, le BM 4, dès la constitution de cette unité.

Il demeurera attaché à ce bataillon jusqu’à la fin de la guerre.

Cette continuité constitue une caractéristique essentielle de son parcours militaire.

Le médecin de bataillon assure les soins aux personnels, l’organisation des postes de secours et la préparation de l’évacuation des blessés.

Il doit également participer à la prévention des maladies et à la surveillance sanitaire de l’unité.

En campagne, ces responsabilités comportent des risques importants.

Les postes de secours doivent être suffisamment proches des lignes de combat pour permettre une prise en charge rapide.

Le médecin est donc fréquemment exposé aux bombardements et aux tirs ennemis.

Guy Charmot choisit de rester auprès des combattants plutôt que d’occuper un poste sanitaire moins exposé à l’arrière.

Le témoignage familial insiste sur cette décision, qu’il conservera tout au long des campagnes.

Décembre 1940-mai 1941 — Traversée de l’Afrique

Le BM 4 quitte le Cameroun pour rejoindre les forces françaises libres regroupées au Moyen-Orient.

Le déplacement s’effectue par étapes, à travers l’Afrique.

Selon le témoignage de Dominique Charmot, les hommes utilisent notamment des camions, des transports fluviaux sur le Nil et le chemin de fer.

Guy Charmot conduit lui-même l’un des camions du convoi.

Le bataillon rejoint finalement la Palestine, où les forces françaises libres se préparent aux opérations du Levant.

Juin 1941 — Campagne de Syrie

Le BM 4 participe à la campagne de Syrie, menée contre les forces françaises demeurées fidèles au gouvernement de Vichy.

Guy Charmot est alors hospitalisé à Bethléem pour des raisons médicales.

Il rejoint ensuite son unité à Damas.

Il est donc nécessaire de distinguer la participation du BM 4 à la campagne et la présence personnelle de Guy Charmot dans les combats.

Les sources consultées ne permettent pas d’affirmer qu’il ait accompagné son bataillon pendant toutes les opérations.

1941-1942 — Campagne d’Éthiopie

Après la Syrie, le BM 4 est engagé en Afrique orientale.

Guy Charmot participe aux opérations militaires conduites contre les dernières forces italiennes.

L’hommage publié par la Société de pathologie exotique situe son activité combattante en Éthiopie entre juillet 1941 et avril 1942.

Cette campagne constitue une étape importante de son expérience de médecin militaire en opérations.

Le terrain, les distances et les conditions sanitaires compliquent la prise en charge des blessés.

L’activité du service de santé ne se limite pas aux traumatismes de guerre : les infections, les maladies tropicales et les conditions de vie des troupes exigent également une surveillance constante.

1942 — Stationnement au Liban

Après les opérations d’Afrique orientale, le BM 4 rejoint le Liban.

La période correspond à une phase de repos relatif, de reconstitution et d’instruction.

Les forces françaises libres doivent préparer leur engagement sur d’autres théâtres d’opérations.

Guy Charmot poursuit ses fonctions de médecin du bataillon.

Janvier 1943 — Départ pour la Libye

En janvier 1943, le BM 4 rejoint les forces françaises libres stationnées en Libye.

Il est intégré à la 2e Brigade française libre, au sein de la 1re Division française libre.

Cette réorganisation précède la participation du bataillon aux opérations de Tunisie.

Guy Charmot demeure responsable de la prise en charge médicale des personnels du BM 4.

Mai 1943 — Campagne de Tunisie

Le BM 4 participe aux combats de Tunisie, notamment dans la région de Takrouna.

Les opérations sont particulièrement violentes.

Les positions allemandes et italiennes doivent être réduites au prix d’attaques d’infanterie souvent difficiles.

Les postes de secours sont rapidement sollicités.

Guy Charmot intervient auprès des blessés malgré les tirs ennemis.

L’hommage publié dans le Bulletin de la Société de pathologie exotique indique qu’il reçoit une citation à l’ordre de l’armée pour son comportement pendant les combats du djebel Takrouna.

Son action témoigne de la dimension combattante du service de santé militaire : les médecins ne sont pas engagés pour attaquer l’ennemi, mais doivent parfois pénétrer dans les zones les plus exposées afin de secourir les blessés.

La campagne de Tunisie constitue une étape décisive du parcours du BM 4.

Elle permet aux forces françaises libres de contribuer à la victoire alliée en Afrique du Nord.

Avril 1944 — Campagne d’Italie

En avril 1944, le BM 4 rejoint l’Italie.

Guy Charmot participe aux opérations de la 1re Division française libre.

La campagne présente de grandes difficultés.

Les positions allemandes sont solidement défendues.

Le relief montagneux, les vallées et les obstacles naturels compliquent les attaques.

Les pertes exigent une organisation sanitaire efficace, capable de rapprocher les postes de secours des lignes de combat.

17-20 mai 1944 — Actions remarquées en Italie

Pendant les combats des 17 au 20 mai 1944, Guy Charmot se distingue particulièrement.

Il pousse ses postes de secours au plus près des positions avancées.

Il intervient rapidement auprès des blessés et contribue à sauver plusieurs combattants.

Son comportement est expressément signalé dans la biographie de l’Ordre de la Libération.

Il témoigne du courage nécessaire aux personnels du service de santé lorsqu’ils interviennent sous le feu.

La rapidité de la prise en charge peut en effet déterminer les chances de survie des blessés.

L’installation de postes avancés permet de réduire les délais avant les premiers soins.

Ces opérations constituent l’un des principaux motifs de sa reconnaissance militaire.

30 juin 1944 — Cérémonie à Marcianise

La biographie de l’Ordre de la Libération rapporte que Guy Charmot reçoit la croix de la Libération des mains du général de Gaulle, lors d’une cérémonie organisée le 30 juin 1944 à Marcianise, en Italie.

Cependant, son décret de nomination comme Compagnon de la Libération est daté du 20 novembre 1944.

Cette discordance chronologique impose une réserve.

La cérémonie de Marcianise est rapportée par plusieurs sources, mais la nature exacte de la distinction remise et sa chronologie administrative restent à établir à partir des documents originaux.

Août 1944 — Débarquement de Provence

Le BM 4 participe au débarquement de Provence au sein de la 1re Division française libre.

L’hommage scientifique publié en 2019 situe son débarquement à Cavalaire le 16 août 1944.

Guy Charmot retrouve ainsi le territoire métropolitain qu’il avait quitté plus de quatre ans auparavant.

Le bataillon participe ensuite aux combats pour la libération de Toulon.

Guy Charmot est blessé pendant ces opérations.

Le témoignage familial insiste sur l’émotion éprouvée par les combattants lorsqu’ils apprennent qu’ils vont débarquer en France.

Il évoque également les souvenirs de Guy Charmot retrouvant les paysages et les odeurs de la Provence de son enfance.

1944-1945 — Campagne de France

Après sa blessure, Guy Charmot reprend son service au BM 4.

Il participe à la progression des forces françaises vers le nord.

Le parcours du bataillon le conduit notamment dans la vallée du Rhône, en Bourgogne, dans les Vosges et en Alsace.

Le BM 4 poursuit ensuite les opérations dans les Alpes-Maritimes.

Printemps 1945 — Massif de l’Authion

Guy Charmot participe aux dernières opérations de la 1re Division française libre dans les Alpes-Maritimes.

Les forces allemandes occupent encore des positions fortifiées dans le massif de l’Authion.

Les combats s’effectuent dans des conditions difficiles, en montagne.

Les déplacements des blessés et leur évacuation imposent des efforts particuliers aux services de santé.

Guy Charmot termine la guerre au sein du BM 4, après avoir servi dans cette unité depuis sa constitution en Afrique.

Il possède alors le grade de médecin-capitaine.

Son parcours militaire s’étend ainsi du Cameroun à la Palestine, à l’Éthiopie, au Liban, à la Libye, à la Tunisie, à l’Italie et à la France.

Il n’a pas participé à la bataille de Bir Hakeim : le BM 4 se trouvait alors sur un itinéraire opérationnel distinct de celui des unités engagées dans cette bataille.

Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement

49e régiment d’artillerie coloniale — 49e RAC

Guy Charmot y sert comme médecin-lieutenant lors de la mobilisation de 1939, dans le secteur de la Sarre.

Service de santé des troupes coloniales

Il reçoit sa formation spécialisée au Pharo, à Marseille, avant son affectation en Afrique occidentale française.

Forces françaises libres — FFL

Il rejoint les FFL au Cameroun en septembre 1940, après avoir quitté la Haute-Volta et traversé la Gold Coast britannique.

Bataillon de marche n° 4 — BM 4

Il assure les fonctions de médecin de bataillon depuis la constitution de l’unité jusqu’à la fin de la guerre.

1re Brigade coloniale

Le BM 4 rejoint cette brigade en Palestine sous les ordres du lieutenant-colonel Génin.

2e Brigade française libre

Le BM 4 lui est rattaché en janvier 1943.

1re Division française libre — 1re DFL

Guy Charmot participe aux campagnes d’Italie et de France dans les formations de cette division.

Son engagement relève des Forces françaises libres combattantes.

Aucune appartenance à un réseau de Résistance intérieure n’est documentée.

Missions et actions

L’activité militaire de Guy Charmot est essentiellement consacrée au service de santé des unités combattantes.

Il assure des missions de soins, de secours, de prévention et d’évacuation sanitaire.

Son action présente une caractéristique constante : sa présence au contact des combattants.

Pendant les campagnes de Tunisie et d’Italie, il rapproche ses postes de secours des premières lignes.

Cette décision permet de réduire le délai séparant la blessure de la première prise en charge médicale.

En mai 1943, à Takrouna, il intervient auprès des blessés sous les tirs ennemis.

En mai 1944, en Italie, il renouvelle ce comportement lors de combats particulièrement violents.

Les témoignages familiaux permettent également de comprendre la manière dont Guy Charmot concevait ses fonctions.

Il considérait que sa place était auprès du bataillon, même lorsque les conditions devenaient extrêmement dangereuses.

Sa fille rapporte notamment un épisode au cours duquel il dut tenter de porter secours à des hommes sous le feu d’un char allemand.

Cet épisode provient de souvenirs personnels rapportés plusieurs décennies après les faits ; sa date et son lieu exacts ne sont pas établis.

Il témoigne néanmoins de la perception qu’avait Guy Charmot des dangers de son activité.

Camarades de combat

Julien CHABERT — Officier du BM 4 et Compagnon de la Libération. Il appartient à la même formation que Guy Charmot pendant les campagnes de Tunisie, d’Italie et de France.

Albert CHAREYRE — Officier du BM 4 et Compagnon de la Libération. Il combat dans la même unité et est blessé notamment pendant les opérations de Takrouna et de Provence.

Pierre ROBÉDAT — Officier du BM 4, responsable d’une section de canons de 75 puis cité dans le témoignage familial comme chef d’une section de mortiers. Il entretient une amitié durable avec Guy Charmot. Son rôle est expressément évoqué dans l’allocution de Dominique Charmot.

Lieutenant-colonel GÉNIN — Commandant de la 1re Brigade coloniale que rejoint le BM 4 en Palestine.

L’appartenance commune à une unité ne suffit pas à démontrer une participation personnelle à chaque opération particulière. Les relations individuelles doivent être précisées à partir des témoignages et des archives disponibles.

Arrestation, emprisonnement et déportation

Aucune arrestation, incarcération ou déportation de Guy Charmot pendant la Seconde Guerre mondiale n’est établie par les biographies institutionnelles consultées.

L’inventaire du dossier individuel 1 A 199 mentionne cependant des documents administratifs concernant la maison d’arrêt de Gannat et la cour d’appel de Riom, datés de 1944 et 1945.

Le contenu de ces documents n’a pas été directement consulté.

Leur seule présence dans le dossier ne permet pas d’affirmer qu’ils concernent une détention personnelle de Guy Charmot.

Cette question doit donc demeurer ouverte jusqu’au dépouillement des pièces originales.

Retour à la vie civile et carrière médicale

1945 — Retour en Afrique

Après la guerre, Guy Charmot souhaite reprendre ses activités médicales en Afrique.

Le témoignage familial situe son départ pour Brazzaville en septembre 1945.

Il gagne ensuite le Tchad, où il exerce la médecine dans des conditions difficiles.

L’hommage scientifique de 2019 précise son affectation à Abéché.

Il retrouve ainsi une pratique médicale directement confrontée aux réalités sanitaires des territoires africains.

1950 — Hôpital principal de Dakar

Après avoir réussi le concours de médecin des hôpitaux d’outre-mer, Guy Charmot est affecté à l’hôpital principal de Dakar en 1950.

Il y poursuit son activité clinique.

Il développe son expérience de la médecine tropicale et des maladies infectieuses.

1954 — Agrégation au Pharo

En 1954, il devient professeur agrégé du Service de santé des armées au Pharo, à Marseille.

Cette fonction associe l’enseignement, la recherche et la pratique clinique.

Guy Charmot participe à la formation de médecins destinés notamment à exercer dans les territoires d’outre-mer.

Il effectue également des séjours hospitaliers à Brazzaville et à Tananarive.

1965 — Fin de carrière militaire

Après trente et une années de service, Guy Charmot quitte l’armée avec le grade de médecin-colonel.

Il rejoint les services de recherches thérapeutiques de Rhône-Poulenc, à Paris.

Il y poursuit ses travaux, particulièrement dans le domaine des maladies tropicales.

Cette nouvelle activité ne met pas fin à sa pratique médicale.

Il continue à exercer dans plusieurs établissements hospitaliers parisiens.

1965-1994 — Recherche et enseignement

Guy Charmot participe à des travaux scientifiques portant notamment sur le paludisme, les maladies infectieuses et les traitements antiparasitaires.

Il collabore avec plusieurs équipes hospitalières et universitaires.

Il exerce des activités à l’hôpital Claude-Bernard, à l’hôpital Bichat et à l’Institut Pasteur.

Il enseigne également à l’Institut de médecine et d’épidémiologie africaine.

Sa carrière scientifique est marquée par la publication d’environ 300 travaux, chiffre retenu par l’Ordre de la Libération.

Les articles répertoriés dans le Bulletin de la Société de pathologie exotique témoignent de la diversité de ses recherches.

Elles concernent notamment les maladies parasitaires, la résistance aux antipaludiques et les infections tropicales.

1982-1986 — Présidence de la Société de pathologie exotique

Guy Charmot préside la Société de pathologie exotique de 1982 à 1986.

Cette responsabilité témoigne de sa reconnaissance au sein de la communauté médicale spécialisée dans les maladies tropicales.

Il poursuit parallèlement ses activités de recherche.

1994 — Académie des sciences d’outre-mer

En 1994, il est élu membre de l’Académie des sciences d’outre-mer.

Il continue à participer aux réunions scientifiques et aux travaux de cette institution.

2004 — Installation à Marseille

Guy Charmot quitte Paris pour s’installer à Marseille.

Il demeure attentif aux évolutions de la médecine tropicale et poursuit ses échanges scientifiques.

L’hommage publié en 2019 souligne qu’il continue, à un âge très avancé, à s’intéresser aux publications médicales et aux recherches concernant les maladies infectieuses.

Il conserve également le souvenir de son engagement dans la France libre, qu’il évoque cependant avec discrétion.

Sa fille indique qu’il ne commence à raconter certains épisodes de sa guerre qu’au cours des années 2000.

7 janvier 2019 — Décès

Guy Charmot meurt le 7 janvier 2019 à Marseille, à l’âge de 104 ans.

Il est alors le doyen des Compagnons de la Libération encore vivants.

Ses obsèques sont célébrées à Marseille, le 11 janvier 2019.

Les honneurs militaires lui sont rendus.

Il est inhumé à Saint-Cyr-sur-Mer, dans le Var.

Décorations

Grand officier de la Légion d’honneur — Grade confirmé par l’Ordre de la Libération. Les dates des décrets de promotion et leurs publications au Journal officiel n’ont pas été établies avec une précision suffisante.

Compagnon de la Libération — Décret du 20 novembre 1944 — Attribution du vivant de l’intéressé — Dossier individuel 1 A 199 — Ampliation du décret datée du 21 décembre 1944 — Source : Ordre de la Libération. La date précise de publication au Journal officiel n’a pas été confirmée.

Croix de guerre 1939-1945 — Quatre citations — Source : Ordre de la Libération.

Chevalier des Palmes académiques — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Décret ou arrêté non retrouvé.

Chevalier de l’ordre de la Santé publique — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Date d’attribution non établie.

Médaille coloniale avec agrafe « Somalis » — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille commémorative de la campagne d’Italie — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.

Officier de l’ordre de l’Étoile noire du Bénin — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille de la Résistance française — Aucune attribution nominative n’a été confirmée dans les documents examinés. Elle ne doit pas être ajoutée sans justification institutionnelle.

Lieux de mémoire

Toulon — Var. Ville natale de Guy Charmot, le 9 octobre 1914.

Saint-Cyr-sur-Mer — Var. Commune liée à son histoire familiale et lieu de sa sépulture.

Lyon — Rhône. École du service de santé militaire, où il entre en 1934.

Marseille — Le Pharo. Établissement dans lequel il reçoit sa formation spécialisée puis exerce comme professeur agrégé.

Batié — Burkina Faso. Poste médical où il se trouve au moment de la défaite française de juin 1940.

Gold Coast — Ghana. Territoire britannique qu’il rejoint en juillet 1940 pour poursuivre la guerre.

Cameroun. Territoire de son ralliement aux Forces françaises libres et de son affectation au BM 4.

Palestine. Lieu de rassemblement du BM 4 avant la campagne de Syrie.

Bethléem. Localité où il est hospitalisé pendant une partie de la campagne de Syrie.

Damas — Syrie. Ville où il rejoint le BM 4 après son hospitalisation.

Éthiopie. Théâtre de ses premières opérations militaires importantes avec le BM 4.

Liban. Territoire où son bataillon stationne en 1942.

Takrouna — Tunisie. Région des combats de mai 1943 pendant lesquels il se distingue au secours des blessés.

Marcianise — Italie. Lieu de la cérémonie du 30 juin 1944 évoquée dans sa biographie officielle.

Cavalaire-sur-Mer — Var. Lieu de son débarquement en Provence le 16 août 1944.

Toulon — Var. Ville lors de la libération de laquelle il est blessé en août 1944.

Massif de l’Authion — Alpes-Maritimes. Théâtre des dernières opérations du BM 4 au printemps 1945.

Abéché — Tchad. Lieu de son activité médicale après la guerre.

Dakar — Sénégal. Hôpital principal où il est affecté en 1950.

Paris — Institut Pasteur et établissements hospitaliers. Lieux de ses activités de recherche et de médecine tropicale.

Marseille — Maison du combattant. Un espace de travail porte le nom de Guy Charmot. Une plaque est signalée dès 2014 ; une cérémonie officielle d’inauguration est documentée en octobre 2018.

Paris — Musée de l’Ordre de la Libération. Conservation du dossier individuel 1 A 199.

Références bibliographiques

Hommage au Professeur Guy Charmot, Président de la SPE de 1982 à 1986, Pierre Saliou, Bulletin de la Société de pathologie exotique, 2019, vol. 112, p. 47-51. — Hommage scientifique détaillé retraçant la carrière militaire et médicale de Guy Charmot, ses affectations et ses travaux en médecine tropicale.

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage de référence sur les parcours des Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, éditions de 2010 et 2023, pagination individuelle non vérifiée. — Répertoire biographique consacré aux titulaires de la croix de la Libération.

Mémorial des Compagnons de la Libération, ouvrage collectif, 1961, pagination de la notice non vérifiée. — Publication mémorielle consacrée aux Compagnons.

Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, Roxane Ritter, Ordre de la Libération, version du 24 septembre 2025, 54 p. — Inventaire archivistique identifiant le dossier individuel 1 A 199 et le dossier SHD GR 16 P 121469.

La chloroquino-résistance de Plasmodium falciparum en Afrique : situation actuelle et propositions de méthodes de surveillance, Guy Charmot, Jean-Pierre Coulaud et Jacques Le Bras, Bulletin de la Société de pathologie exotique, 1983, vol. 76, n° 2, p. 129-136. — Article témoignant des travaux scientifiques de Guy Charmot sur le paludisme et les résistances médicamenteuses.

Les médecins coloniaux à l’époque de Paul-Louis Simond, Guy Charmot, Bulletin de la Société de pathologie exotique, 1999, vol. 92, p. 371. — Contribution à l’histoire de la médecine coloniale.

Références internet

Ordre de la Libération — Guy CHARMOT — Biographie officielle retraçant sa carrière militaire, son engagement dans la France libre, ses campagnes avec le BM 4 et son activité médicale après la guerre — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/guy-charmot

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Répertoire de Roxane Ritter, identification du dossier individuel 1 A 199 et de la cote SHD GR 16 P 121469 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf

Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P, lettre C — Identification de Guy Denis Jean Charmot, né le 9 octobre 1914 à Toulon, dossier GR 16 P 121469, homologation FFL — https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf

Ordre de la Libération — Disparition du professeur Guy Charmot — Communiqué institutionnel du 7 janvier 2019 présentant son parcours et son décès — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/disparition

Société de pathologie exotique — Hommage au professeur Guy Charmot — Article de Pierre Saliou, 2019, présentant sa carrière médicale et ses publications scientifiques — https://pathexo.societe-mtsi.fr/documents/articles-bull/2019_112_047-051.pdf

Mémoire Vive de la Résistance — Inauguration de l’espace Guy-Charmot à Marseille — Allocution de Dominique Charmot, fondée notamment sur les souvenirs et les écrits autobiographiques de son père — https://mvr.asso.fr/inauguration-de-lespace-charmot-compagnons-de-la-liberation-a-la-maison-du-combattant-de-marseille/

Mémoire Vive de la Résistance — Décès de Guy Charmot — Annonce publiée en janvier 2019 et hommage au doyen des Compagnons de la Libération — https://mvr.asso.fr/avis-de-deces-de-guy-charmot-compagnon-de-la-liberation/

Société des amis du musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie — Liste des Compagnons de la Libération — Identification de Guy Denis Jean Charmot et confirmation du décret du 20 novembre 1944 — https://www.samlhoc.fr/phaleristique/ordres-chevalerie/ordre_liberation_compagnons/

Wikipédia — Guy Charmot — Notice biographique secondaire, notamment consacrée à son environnement familial et à sa carrière médicale — https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Charmot

Dossier d’homologation consulté

Service historique de la Défense — GR 16 P 121469

Le répertoire nominatif de la série GR 16 P identifie :

CHARMOT Guy Denis Jean — né le 9 octobre 1914 à Toulon, Var — GR 16 P 121469.

La colonne FFL comporte la mention « Homologué ».

Cette inscription confirme l’existence d’un dossier individuel et la reconnaissance administrative de son engagement dans les Forces françaises libres.

La cote est certaine.

Le dossier original n’a cependant pas été directement dépouillé.

Il n’est donc pas possible de préciser les périodes de service homologuées, les éventuelles décisions particulières de reconnaissance ou l’intégralité des pièces justificatives.

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 199

L’inventaire officiel identifie :

CHARMOT Guy — 1 A 199.

Ce dossier contient notamment les documents suivants.

Attribution de la croix de la Libération

Un courrier de 1944.

Une proposition de texte de citation, datée de 1944.

Une ampliation du décret du 20 novembre 1944, datée du 21 décembre 1944.

Un reçu du diplôme de la croix de la Libération, daté du 11 juillet 1965.

La présence de ces documents permet de confirmer la date du décret.

Elle ne résout cependant pas la discordance avec la cérémonie de Marcianise du 30 juin 1944, mentionnée dans la biographie institutionnelle.

Renseignements administratifs

Bulletin d’adhésion à la Société d’entraide des Compagnons de la Libération, daté du 25 juin 1948.

Fiches de renseignements de la chancellerie établies entre 1963 et 1969.

Questionnaire adressé aux Compagnons et à leurs familles, daté de novembre 1984.

Fiche annuaire non datée.

Correspondances

Vingt et une pièces échangées avec l’Ordre de la Libération entre 1960 et 2014.

Documents administratifs de résistants

Copie d’un extrait d’arrêt rendu par la cour d’appel de Riom le 14 décembre 1944.

Copie d’un relevé des condamnations, daté de 1944.

Un courrier de 1945.

Ces documents sont classés dans un ensemble mentionnant la maison d’arrêt de Gannat.

Leur contenu n’étant pas directement connu, il serait incorrect d’en déduire une détention personnelle de Guy Charmot.

Documents militaires

Un courrier du Centre des archives du personnel militaire, daté de 2009.

Une copie d’état des services non datée.

Décès

Neuf courriers de 2019.

Un avis de décès publié dans Le Figaro.

Presse

Huit articles publiés entre 2014 et 2019.

L’ensemble documentaire est décrit comme couvrant la période 1944-2019.

Ces indications proviennent de l’inventaire officiel ; les pièces originales n’ont pas été intégralement consultées.

Observations

Guy Charmot occupe une place particulière dans l’histoire des médecins des Forces françaises libres.

Son engagement se caractérise par une continuité exceptionnelle : depuis la constitution du BM 4 au Cameroun jusqu’aux derniers combats des Alpes-Maritimes, il demeure médecin de la même unité.

Cette fidélité au bataillon constitue un aspect essentiel de son parcours.

Elle lui permet de partager les conditions de vie et les dangers de ses camarades pendant plusieurs campagnes successives.

Son comportement pendant les combats de Takrouna et d’Italie illustre l’importance des personnels de santé dans les opérations militaires.

Les médecins de première ligne ne se limitent pas aux soins dispensés dans les formations hospitalières éloignées du front.

Ils interviennent au plus près des combats, parfois sous les tirs ennemis, afin de porter secours aux blessés.

La carrière de Guy Charmot possède également une dimension scientifique remarquable.

Après la guerre, il devient un spécialiste reconnu de la médecine tropicale.

Il poursuit ses recherches et son activité clinique pendant plusieurs décennies.

Ses travaux concernent particulièrement les maladies infectieuses et parasitaires, dont le paludisme.

Son activité scientifique et son enseignement contribuent au développement des connaissances médicales relatives aux territoires tropicaux.

La mémoire de Guy Charmot est aussi conservée grâce aux témoignages de sa famille.

L’allocution de Dominique Charmot, publiée en 2018, apporte un éclairage personnel sur son enfance, ses convictions, sa décision de refuser l’armistice et ses souvenirs de guerre.

Elle constitue une source particulièrement précieuse, distincte des biographies administratives et militaires.

Son témoignage rappelle également l’attention portée par Guy Charmot aux soldats africains avec lesquels il avait combattu.

Enfin, deux questions méritent une réserve historiographique particulière : la discordance entre la date de la cérémonie de Marcianise et celle du décret de nomination, ainsi que la nature exacte des documents relatifs à la maison d’arrêt de Gannat présents dans son dossier de Compagnon.

Ces éléments ne doivent pas être interprétés au-delà de ce que permettent les pièces actuellement accessibles.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité de Guy Denis Jean Charmot, sa naissance le 9 octobre 1914 à Toulon, son décès le 7 janvier 2019 à Marseille, son ralliement aux Forces françaises libres en 1940, son service au sein du BM 4, sa participation aux campagnes d’Afrique orientale, de Tunisie, d’Italie et de France, sa carrière médicale et scientifique, ainsi que sa nomination comme Compagnon de la Libération sont établis par des sources institutionnelles et scientifiques concordantes. Les dossiers 1 A 199 et GR 16 P 121469 sont identifiés. L’homologation FFL est confirmée par le répertoire du SHD. Les principales réserves concernent certaines dates de formation, la chronologie de la remise de la croix de la Libération, l’absence de référence vérifiée au Journal officiel et le contenu des pièces administratives relatives à Gannat.

Chronologie

DateÉvénement
9 octobre 1914Naissance à Toulon, Var.
1932-1934Préparation des concours des écoles militaires de santé.
1934Entrée à l’École du service de santé militaire de Lyon.
1937-1938Doctorat en médecine ; divergence documentaire sur l’année.
Janvier 1939Formation spécialisée au Pharo, à Marseille.
Septembre 1939Médecin-lieutenant au 49e régiment d’artillerie coloniale, secteur de la Sarre.
Mars-avril 1940Affectation en Haute-Volta, à Batié.
Juin 1940Refus de l’armistice et décision de poursuivre la guerre.
Début juillet 1940Passage en Gold Coast britannique.
Septembre 1940Ralliement aux Forces françaises libres au Cameroun.
Décembre 1940Affectation au BM 4 dès sa constitution.
Décembre 1940Départ du Cameroun vers le Moyen-Orient.
Mai 1941Arrivée du BM 4 en Palestine.
Juin 1941Hospitalisation à Bethléem pendant une partie de la campagne de Syrie.
1941Rejoint le BM 4 à Damas.
Juillet 1941-avril 1942Campagne d’Afrique orientale, notamment en Éthiopie.
1942Stationnement au Liban.
Janvier 1943Le BM 4 rejoint la 2e Brigade française libre en Libye.
Mai 1943Combats de Takrouna ; action auprès des blessés sous le feu.
Avril 1944Début de la campagne d’Italie.
17-20 mai 1944Se distingue par l’organisation de postes de secours avancés.
30 juin 1944Cérémonie de Marcianise, selon la biographie officielle ; chronologie de la remise de la croix à vérifier.
16 août 1944Débarquement à Cavalaire avec le BM 4.
Août 1944Blessé pendant les combats pour la libération de Toulon.
Automne 1944Poursuit la campagne de France avec le BM 4.
20 novembre 1944Décret de nomination comme Compagnon de la Libération.
21 décembre 1944Date de l’ampliation du décret conservée au dossier 1 A 199.
Printemps 1945Dernières opérations dans le massif de l’Authion.
Septembre 1945Départ pour Brazzaville, puis affectation au Tchad.
1950Affectation à l’hôpital principal de Dakar.
1954Devient professeur agrégé au Pharo.
1965Quitte l’armée avec le grade de médecin-colonel.
1965Entre dans les services de recherches thérapeutiques de Rhône-Poulenc.
1982-1986Président de la Société de pathologie exotique.
1994Élu membre de l’Académie des sciences d’outre-mer.
2004Installation à Marseille.
2014Plaque commémorative à l’espace Guy-Charmot de la Maison du combattant.
24 octobre 2018Inauguration officielle de l’espace Guy-Charmot et allocution familiale.
7 janvier 2019Décès à Marseille, à 104 ans.
11 janvier 2019Obsèques et honneurs militaires à Marseille.

Tableau des divergences entre sources

Point examinéSourcesAppréciation
Identité complèteOrdre de la Libération : Guy Charmot ; SHD GR 16 P : Guy Denis Jean Charmot.Les trois prénoms sont retenus.
NaissanceOrdre de la Libération et SHD : 9 octobre 1914, Toulon.Concordance complète.
Doctorat en médecineCertaines notices : 1937 ; Pierre Saliou, 2019 : 1938.1938 privilégié provisoirement ; archives universitaires nécessaires.
Affectation en Haute-VoltaOrdre de la Libération : mars 1940 ; témoignage familial : ordre de rejoindre l’AOF en avril 1940.Dates susceptibles de correspondre à des étapes administratives distinctes.
Passage en Gold CoastOrdre de la Libération, témoignage familial et hommage scientifique : juillet 1940.Concordance.
Ralliement aux FFLOrdre de la Libération et SHD : septembre 1940, Cameroun.Engagement confirmé ; homologation FFL.
Campagne de SyrieBiographie officielle : participation du BM 4 ; témoignage familial et hommage scientifique : hospitalisation de Charmot à Bethléem.Distinguer les opérations de l’unité et la présence personnelle du médecin.
Remise de la croix de la LibérationBiographie officielle : cérémonie du 30 juin 1944 à Marcianise ; décret : 20 novembre 1944.Discordance chronologique non résolue.
Combat en ItalieOrdre de la Libération et Pierre Saliou : 17-20 mai 1944.Concordance.
Blessure en ProvenceOrdre de la Libération et témoignage familial : août 1944, secteur de Toulon.Concordance.
Décret de la croix de la LibérationOrdre de la Libération et inventaire 1 A 199 : 20 novembre 1944.Date confirmée.
Grade dans la Légion d’honneurCertaines notices anciennes : commandeur ; Ordre de la Libération : grand officier.Grand officier retenu.
DécèsOrdre de la Libération et hommage scientifique : 7 janvier 2019, Marseille.Concordance.
Dossier de CompagnonOrdre de la Libération : 1 A 199.Cote confirmée.
Dossier SHDRépertoire GR 16 P : 121469.Cote confirmée et homologation FFL indiquée.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Guy CHARMOT — Biographie officielle, parcours militaire, engagement dans les Forces françaises libres, campagnes du BM 4, décorations et carrière médicale — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/guy-charmot ; Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers de Compagnons, lettre C, version du 24 septembre 2025, dossier individuel 1 A 199 et référence SHD GR 16 P 121469 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf ; Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P, lettre C, Guy Denis Jean CHARMOT, né le 9 octobre 1914 à Toulon, dossier GR 16 P 121469, homologation FFL — https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf ; Société de pathologie exotique — Pierre Saliou, Hommage au Professeur Guy Charmot, Président de la SPE de 1982 à 1986, Bulletin de la Société de pathologie exotique, 2019, vol. 112, p. 47-51 — https://pathexo.societe-mtsi.fr/documents/articles-bull/2019_112_047-051.pdf ; Ordre de la Libération — Disparition du professeur Guy Charmot, communiqué du 7 janvier 2019 — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/disparition ; Mémoire Vive de la Résistance — Inauguration de l’espace Guy-Charmot à la Maison du combattant de Marseille, allocution de Dominique Charmot du 24 octobre 2018 — https://mvr.asso.fr/inauguration-de-lespace-charmot-compagnons-de-la-liberation-a-la-maison-du-combattant-de-marseille/ ; Mémoire Vive de la Résistance — Décès de Guy Charmot Compagnon de la Libération, publication de janvier 2019 — https://mvr.asso.fr/avis-de-deces-de-guy-charmot-compagnon-de-la-liberation/ ; Société des amis du musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie — Liste des titulaires de l’Ordre de la Libération, Guy Denis Jean Charmot, décret du 20 novembre 1944 — https://www.samlhoc.fr/phaleristique/ordres-chevalerie/ordre_liberation_compagnons/ ; Wikipédia — Guy Charmot, notice biographique secondaire relative à sa famille, son activité médicale et son engagement dans la France libre — https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Charmot

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