Marcel CAZALET, né le 19 avril 1922 à Ners (Gard), mort le 13 décembre 1943 à Dora (Allemagne)
Marcel Adolphe Cazalet naît le 19 avril 1922 à Ners, dans le Gard, au sein d’une famille décrite comme protestante. Il est ouvrier agricole au début de la guerre. Il est de nationalité française et célibataire au moment de son entrée dans la clandestinité.
Son engagement est lié au refus du Service du travail obligatoire (STO). Requis en février 1943, il se soustrait à la convocation et, se sachant recherché, quitte son emploi pour rejoindre un maquis en formation autour de René Rascalon, dans le secteur d’Aire-de-Côte, sur l’Aigoual-Cévennes. Ce passage à la clandestinité apparaît donc à la fois comme un choix de résistance et comme une stratégie de survie face aux mesures de réquisition.
Les sources consultées rattachent Marcel Cazalet au maquis d’Aire-de-Côte, assimilé au cadre des maquis FFI locaux de l’Aigoual-Cévennes, sans indication nominative vérifiable d’une appartenance à un réseau national particulier. Aucun dossier d’homologation SHD nominatif n’a été repéré dans le temps de recherche.
Missions et actions
Au maquis, Marcel Cazalet participe à la vie clandestine d’un camp forestier servant de point de regroupement et d’instruction, accueillant des réfractaires et des volontaires. Les sources biographiques détaillées insistent sur la montée des menaces fin juin 1943, l’alerte sur l’arrivée de forces de recherche, puis l’attaque du 1er juillet 1943 au soir. L’épisode, décrit comme fulgurant, met en évidence le déséquilibre militaire : armement insuffisant des maquisards, surprise, tirs allemands sur tout mouvement, et effondrement du dispositif de fuite. La mission la plus « tangible » de Marcel Cazalet, telle qu’elle ressort des notices, est donc d’avoir tenu sa place dans un maquis naissant au moment où celui-ci est brutalement démantelé, et d’avoir partagé le destin répressif des prisonniers d’Aire-de-Côte.
Arrestation / évasion / déportation
Arrêté lors de la répression du 1er juillet 1943, il est interné dans le Gard puis transféré dans la filière d’otages et de détenus politiques conduisant à Compiègne, avant la déportation vers Buchenwald fin octobre 1943. Il est ensuite dirigé vers Dora, où il meurt le 13 décembre 1943. Certaines sources administratives rattachées aux publications au Journal officiel peuvent faire apparaître « Buchenwald » comme lieu de décès ; ce décalage est compatible avec le fait que Dora relève alors du complexe concentrationnaire de Buchenwald.
Camarades de combat
Marcel Cazalet figure dans les listes de maquisards d’Aire-de-Côte déportés dans la même séquence, fréquemment cité aux côtés de Claudius (Lava)zeur, Henri Evrard, Henri Bourelly, André Audemard, André Deleuze, Germain Berrard, et d’autres arrêtés du même épisode. Cette proximité nominative, récurrente d’une source à l’autre, confirme la nature collective de son parcours.
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 11 juillet 1958 JO 16 juillet 1958 ( source ordre de le libération).
- Côte du dossier : 1O11719
Aucune autre décoration nominative (Légion d’honneur, Croix de guerre, etc.) n’a été retrouvée dans les bases officielles obligatoires consultées pour Marcel Cazalet dans le temps de recherche. Aucune page Wikipédia détaillée et exploitable n’a été identifiée à son nom.
Lieux de mémoire
Son nom apparaît dans les listes mémorielles liées au maquis d’Aire-de-Côte et à la mémoire des morts en déportation associés à cette séquence. Aucun lieu public (rue, école, etc.) portant son nom n’a été confirmé dans les bases consultées pendant cette recherche.
Références bibliographiques
Résistance et Maquis FFI. Aigoual-Cévennes, René Rascalon, (éditeur non vérifié dans les bases consultées), (année non vérifiée dans les bases consultées). Ouvrage de contexte sur l’Aigoual-Cévennes, utile pour comprendre la constitution des maquis, les itinéraires de réfractaires et la logique de répression. Le lecteur y trouvera une narration locale, des noms, et des repères topographiques. Sert à replacer l’engagement de Marcel Cazalet dans une dynamique collective.
Aigoual 44, Robert Poujol, (éditeur non vérifié dans les bases consultées), (année non vérifiée dans les bases consultées). Étude locale et mémorielle centrée sur un secteur cévenol. Apporte des éléments de terrain, des chronologies et des lieux. Permet d’appréhender l’épaisseur sociale des maquis et la mémoire des événements.
On les appelait « les bandits », Aimé Vielzeuf, (éditeur non vérifié dans les bases consultées), (année non vérifiée dans les bases consultées). Texte de type témoignage/recueil, précieux pour saisir la vie clandestine et la perception des maquisards. Le lecteur doit s’attendre à une tonalité vécue et à des éléments de mémoire. Complète les sources administratives par l’expérience humaine.
Références internet
AFMD Gard – Dictionnaire des déportés et victimes du GardNotice biographique nominative : naissance à Ners, statut de réfractaire au STO, entrée au maquis de René Rascalon, arrestation lors de l’attaque du 1er juillet 1943, trajectoire de déportation et décès. Donne un récit cohérent et contextualisé, utile pour développer la partie « missions et actions ». https://afmdgard.org/cazalet-marcel/
Les morts dans les camps (relevés du Journal officiel) Notice administrative « mort en déportation » : fournit l’état civil et une date de décès ; elle illustre aussi le type de variations possibles dans la désignation du lieu (Buchenwald / complexe rattaché). Base essentielle pour l’ancrage légal du décès. https://www.lesmortsdanslescamps.com/france_fichiers/30.html?titre=
Mémoire Vive de la Résistance Page de contexte sur l’attaque d’Aire-de-Côte, avec une liste de « morts en déportation » identifiés par les supports mémoriels, où Marcel Cazalet figure. Il s’agit d’une fiche de contexte/événement, utile pour comparer les chiffrages mémoriels et relier l’individu à la séquence collective. https://mvr.asso.fr/attaque-du-maquis-daire-de-cote/
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Observations Le lieu de décès peut apparaître comme « Dora » (notice biographique) ou « Buchenwald » (relevés administratifs), sans que la date (13 décembre 1943) soit remise en cause. Cette variation est signalée comme une divergence de désignation administrative plutôt qu’une contradiction factuelle sur l’événement du décès.
Sources consultées le 15 février 2026
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative identifiée).
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative identifiée).
- Musée de la Résistance en ligne : consultation effectuée (contexte Aire-de-Côte et listes associées).
- Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation (aucune fiche nominative 1939-1945 identifiée dans le temps de recherche).
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative identifiée).
- Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation (aucune entrée nominative identifiée).
- Base Léonore : absence confirmée après consultation (aucun dossier nominatif identifié).
- Gallica BnF : consultation effectuée (pas de résultat nominatif certain et exploitable dans le temps de recherche).
- SHD : aucune cote de dossier d’homologation nominative repérée dans le temps de recherche.
- AFMD Gard : notice biographique nominative exploitée.
- Les morts dans les camps (relevés du JO) : notice nominative exploitée.
- Mémoire Vive de la Résistance : fiche de contexte/événement exploitée (attaque d’Aire-de-Côte).