La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Camp Vendémiaire (maquis FTP de la vallée d’Azergues)

Le camp Vendémiaire apparaît au printemps 1943 dans la haute vallée d’Azergues, autour de Claveisolles et Saint-Nizier-d’Azergues (Rhône).

Les notices recoupées attribuent son impulsion à des FTP lyonnais et à des figures locales, notamment Jean Aligne (dit « Louis Vincent »), avec Antoine Fonlupt et Georges Thévenon.

Le contexte est celui de l’afflux de réfractaires au STO à partir de février–mars 1943 et de la structuration des premiers maquis FTP dans le Rhône.

Les premières opérations identifiées débutent en mai 1943. Ces éléments sont confirmés par des publications de l’Amicale des anciens des maquis de l’Azergues et par des notices du Maitron-Résistance.

Le camp Vendémiaire fonctionne comme un maquis FTP à encadrement léger, mobile et éclaté en petits groupes opérant des sabotages ferroviaires et routiers.

Il relève de la nébuleuse FTP lyonnaise et entretient des liens de proximité avec les futurs éléments regroupés dans d’autres camps de la vallée (notamment Desthieux).

La littérature scientifique sur les maquis souligne le profil majoritaire de réfractaires au STO intégrés en 1943, phénomène attesté pour les Azergues.

Actions menées pendant la Résistance

Les premières actions connues portent sur le sabotage de voies ferrées jusque dans le secteur de La Clayette (Saône-et-Loire) et sur des opérations de harcèlement contre l’occupant.

Le 11 décembre 1943, une opération allemande encercle des cantonnements liés à Vendémiaire dans le secteur de Saint-Bonnet-le-Troncy, contraignant le maquis à cesser son activité sous cette appellation et à se réorganiser.

 Ces points sont établis par les bulletins de l’Amicale et des synthèses locales recoupées.

Vendémiaire relève des FTPF (Francs-tireurs et partisans français) et se coordonne avec la sphère FTP de Lyon.

Après la fin de 1943, des rescapés et recrues de la vallée rejoignent d’autres formations FTP locales, dont le camp Desthieux, qui devient l’ossature principale des maquis de l’Azergues au premier semestre 1944.

Chefs et figures marquantes

  • Jean Aligne (dit « Louis Vincent ») est signalé comme chef du maquis au moment de sa formation.
  • Antoine Fonlupt est cité parmi les initiateurs ; des notices biographiques confirment sa participation.
  • Georges Thévenon est mentionné dans les sources locales comme cofondateur.

Les sources associatives documentent ces trajectoires ; pour Fonlupt, une notice du Maitron (base générale) précise le rôle au camp Vendémiaire au printemps 1943.

Victimes / morts

Plusieurs répressions frappent les soutiens locaux à l’hiver 1943–1944 ; l’attaque du 11 décembre 1943 sur Saint-Bonnet-le-Troncy entraîne des arrestations et des déportations d’habitants.

Les sources de l’Amicale évoquent ces suites. En l’état des sources consultées pour Vendémiaire, les listes nominatives exhaustives des tués associés directement à ce camp ne sont pas stabilisées dans les bases nationales ; elles apparaissent davantage à partir de 1944 autour des unités issues de la réorganisation (notamment Desthieux).

Survivants identifiés

Des anciens de Vendémiaire rejoignent en 1944 des groupes FTP de la vallée ; certains témoigneront après-guerre dans des travaux associatifs et recueils locaux (témoignages exploités par Roger Chavanet).

Fin du réseau

Sous la pression de l’opération allemande du 11 décembre 1943, Vendémiaire cesse d’exister comme entité opérationnelle autonome.

Les effectifs et cadres se dispersent ou sont intégrés dans d’autres camps FTP de la vallée, dont Desthieux, qui prend le relais.

Conséquences et mémoire

Vendémiaire est fréquemment présenté par les mémorialistes comme « l’un des tout premiers maquis du Rhône ».

La mémoire locale évoque sa naissance en 1943 et sa dispersion à la fin de l’année.

La mise en récit est portée par l’Amicale des anciens des maquis de l’Azergues, des communes et des sites mémoriels régionaux.

Références bibliographiques

  • Chavanet, Roger, Histoire vécue des maquis de l’Azergues, Impr. Vaudrey, 1982–1984. Ouvrage de référence rédigé par le fondateur du camp Desthieux, reposant sur documents et entretiens avec des maquisards. Il retrace la genèse du camp Vendémiaire, la création de Desthieux au Guéry, les opérations (dont Montchal) et la mémoire locale. Apport décisif pour l’histoire interne des maquis de l’Azergues. Mémoire et Espoirs de la Résistance+1
  • Montagnes en résistance. Réflexions sur des exemples en France, Presses Universitaires de Rennes, 2011. Chapitre de synthèse sur la sociologie des maquis en 1943, citant explicitement la vallée d’Azergues et les camps Vendémiaire (mars 1943) et Desthieux (octobre). Apporte un cadrage historiographique et comparatif. OpenEdition Books
  • La Lettre de la Fondation de la Résistance n°72 : « Les maquis dans la Résistance », Fondation de la Résistance, dossier Fabrice Grenard.
    Dossier de référence sur l’histoire des maquis, utile pour situer les Azergues dans les évolutions générales (recrutement, opérations, répression). Fondation de la Résistance

Références internet

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