Francis CAMMAERTS, né le 16 juin 1916 à Londres, mort le 3 juillet 2006 au Pouget (Dio-et-Valquières), France. Issu d’une famille bilingue et intellectuelle (fils du poète belge Émile Cammaerts et de l’actrice Tita Brand), il fit ses études à Mill Hill School puis à l’université de Cambridge, où il étudia l’anglais et l’histoire et devint pacifiste .
Francis enseigna d’abord à Belfast puis à Penge (Londres), où il convint nombre d’élèves grâce à sa culture humaniste. Profondément marqué par la mort de son frère Pieter en 1941 au sein de la RAF, il abandonna son pacifisme et rejoignit le SOE en 1942 à l’appel de son ami Harry Rée .
Recruté par le SOE – section F – il reçut l’entraînement nécessaire à partir de octobre 1942 et rejoignit clandestinement la France occupée dans la nuit du 23 au 24 mars 1943, pour soutenir les réseaux DONKEYMAN puis SPINDLE avant de fonder son propre réseau, JOCKEY .
Organisateur et chef du réseau JOCKEY, il supervisa des cellules de résistance semi-autonomes le long du Rhône, de Vienne à Arles, et jusqu’à Grenoble, en maintenant un strict protocole de sécurité .
Il recruta, arma et forma de nombreux résistants locaux, coordonna des sabotages ferroviaires dans la région, participa activement à l’appui au maquis du Vercors et facilita l’avance des Alliés après le débarquement en Provence .
Arrestation / libération
Arrêté le 13 ou 15 août 1944 à Digne‑les‑Bains avec Xan Fielding, il fut sauvagement interrogé mais libéré grâce à l’intervention héroïque de Krystyna Skarbek (Christine Granville), qui menaça de dénoncer à la population leur sort si les collaborateurs ne coopéraient pas .
Retour à la vie civile
Après-guerre, Cammaerts travailla d’abord pour l’Agence internationale des réparations à Bruxelles, puis devint directeur d’école à Stevenage (1952–1961), principal à Leicester (1961–1966), enfin directeur de formation des enseignants à Exeter. Il émergea de sa retraite en 1981 pour fonder une université de formation des enseignants au Botswana .
Décorations
- Distinguished Service Order (Royaume‑Uni, 1945),
- Légion d’honneur (France, officier en 1991),
- Croix de guerre,
- Medal of Freedom (États‑Unis, 1947) The Telegraph+4Wikipédia+4Wikipédia+4.
Lieux de mémoire
Aucune rue, école ou lieu public n’a été identifié portant son nom dans les sources consultées.
Références bibliographiques
- A Pacifist at War: The Life of Francis Cammaerts, Ray Jenkins, Hutchinson, 2009**. Présente l’évolution du pacifisme de Cammaerts, son recrutement dans le SOE, ses missions en France et la vie d’après-guerre.
- The Spy Who Loved, Clare Mulley, Macmillan, 2012**. Retrace notamment son réseau JOCKEY et son sauvetage par Christine Granville.
Références Internet
- Wikipedia (en anglais)** : Biographie détaillée, incluant décorations, parcours, réseau JOCKEY Amazon+5The Telegraph+5Wikipédia+5.
- Wikipedia (en français)** : Parcours avant, durant et après la guerre, famille, décorations Wikipédia.
- Spartacus Educational** : Montre comment il organisa le réseau JOCKEY, la sécurité personnelle et ses actions Spartacus Educational.
- The Guardian obit.** : Article nécrologique soulignant son rôle remarquable au sein de la section F du SOE The Guardian.