Gilbert Jacques Alphonse Brutus, né le 2 août 1887 à Port‑Vendres (Pyrénées‑Orientales), mort le 7 mars 1944 à Perpignan (Pyrénées‑Orientales) des suites de tortures infligées par la Gestapo
Issu d’un milieu modeste, il est le fils de Léon Brutus, dessinateur aux Ponts‑et‑Chaussées, branche qu’il rejoint également par la suite .Joueur, entraîneur, arbitre et dirigeant emblématique du rugby à XV dans les Pyrénées‑Orientales au cours de l’entre‑deux‑guerres, il occupe des responsabilités sportives majeures avant la guerre. Il incarne aussi une figure politique locale, élu conseiller municipal à Perpignan à plusieurs reprises, militant radical-socialiste, et membre de la franc-maçonnerie.
Dès septembre 1940, Gilbert Brutus s’engage dans la Résistance.
Il fait partie de l’Armée secrète lancée par le général Delestraint et joue un rôle actif dans les filières d’émigration vers l’Espagne, ainsi que dans le renseignement dans les Pyrénées‑Orientales.
Il organise et dirige l’aide aux réfugiés clandestins, notamment les passages clandestins vers l’Espagne, ainsi que des activités de renseignement dans le département.
Arrestation / évasion / déportation
Arrêté plusieurs fois — une première fois en début 1942 à Montpellier, puis en 1943 à Perpignan (dénoncé, puis relâché) — il est finalement arrêté une troisième fois, torturé dans une geôle de la citadelle de Perpignan et meurt des suites de ces tortures le 7 mars 1944.
Camarades de combat
Il collabore avec d’autre membres de l’Armée secrète (groupe Delestraint), mais les noms spécifiques ne sont pas mentionnés dans les sources consultées.
Décorations
Médaille de la Résistance avec rosette à titre posthume par décret du 31 Mars 1947
Aucune autre décoration n’est mentionnée dans les bases officielles consultées.
Toutefois, Wikidata indique une mention « Mort pour la France » et un titre d’« Officier de la Légion d’honneur »
Cette attribution doit être considérée comme crédible, mais non confirmée dans les bases officielles consultées, donc affichée soulignée et en précisant la source.
Lieux de mémoire
Le stade Gilbert‑Brutus à Perpignan, inauguré en 1962, porte son nom en hommage à son engagement et à son sacrifice.
Un hommage syndical a également lieu à la Délégation départementale des Territoires et de la Mer à Perpignan lors de la Journée nationale de la Résistance.
Références bibliographiques
Aucun ouvrage spécialisé mentionné dans les sources consultées.
Références internet
- Wikipédia – « Gilbert Brutus », biographie détaillée couvrant son engagement sportif, politique et résistance, sa carrière, son arrestation et sa mort.
- Maitron Résistance – fiche BRUTUS Gilbert, Jacques, Alphonse, confirme les dates de naissance et décès, circontances de mort dans une geôle sous la torture Fusillés 40-44.
- Article « La guerre Brutus-Laborde », mentionne que Gilbert Brutus entre dès 1940 en Résistance et meurt en mars 1944 dans une geôle tenue par la Gestapo surlatouche.fr.
- Site de la CGT / hommage, rappelant mémorial annuel à Perpignan en son honneur PCF.fr.