Jean Nicolas Henri BOUCHEZ, alias Bertrand, né le 19 mai 1919 à Wardin (Belgique), mort fusillé le 5 octobre 1942 à Paris, Français par naturalisation depuis 1933, sous-lieutenant d’infanterie, résistant des réseaux Lucas puis Brutus, agent P2 du BCRA, Compagnon de la Libération à titre posthume.
Jeunesse et naturalisation
Jean BOUCHEZ naît à Wardin, en Belgique, dans une famille de cultivateurs. Ses parents s’installent dans l’Aisne au début des années 1920. Il devient français en 1933, à la suite de leur naturalisation.
Son identité complète est établie sous la forme Jean Nicolas Henri BOUCHEZ par la liste officielle des Compagnons et par la base de la Médaille de la Résistance. L’Ordre de la Libération emploie généralement la forme usuelle « Jean BOUCHEZ ».
Formation militaire
En octobre 1938, il devance l’appel et s’engage volontairement. Admis au cours des élèves officiers de réserve, il suit sa formation à l’École militaire de Saint-Maixent et en sort aspirant en mai 1939.
À la déclaration de guerre, il est affecté à la compagnie cycliste du 348e régiment d’infanterie, placée sous le commandement du capitaine Pierre FOURCAUD. Cette rencontre jouera un rôle déterminant dans son engagement clandestin ultérieur.
Campagne de France
Promu sous-lieutenant, Jean BOUCHEZ combat comme chef de section pendant la campagne de 1940.
Le 24 mai 1940, il contre-attaque avec sa section une force allemande environ quatre fois supérieure en nombre et fait dix prisonniers. Cet épisode lui vaut l’une de ses citations.
Le 16 juin 1940, à Bénestroff, au nord de Nancy, il est grièvement blessé de deux balles au pied au cours d’un combat d’arrière-garde. Le capitaine Pierre FOURCAUD est blessé lors du même engagement. Malgré sa propre blessure, BOUCHEZ réussit à ramener les restes de sa section dans les lignes françaises.
Il est évacué à l’hôpital complémentaire installé dans la caserne Haxo à Épinal. Le 19 juin 1940, il y est fait prisonnier.
Rapatriement et démobilisation
En raison de ses blessures, Jean BOUCHEZ bénéficie d’un rapatriement sanitaire. Il rentre en France le 15 mars 1941 et est admis à l’hôpital militaire de Perpignan.
Il quitte l’hôpital et est démobilisé le 8 avril 1941.
Entrée dans la Résistance
Refusant la défaite, Jean BOUCHEZ reprend contact avec son ancien chef Pierre FOURCAUD, devenu clandestinement « Lucas ».
FOURCAUD l’intègre à son réseau de renseignements, connu sous le nom de réseau Lucas. Jean BOUCHEZ assure notamment des liaisons entre les zones et travaille aux côtés de Boris FOURCAUD, frère de Pierre, dont le pseudonyme est Froment.
À Paris, il est également en relation avec le colonel Alfred HEURTAUX, responsable du réseau Hector et lié à l’Organisation civile et militaire.
Appartenance aux réseaux Lucas, Froment et Brutus
Le parcours clandestin de Jean BOUCHEZ doit être présenté comme une continuité :
Réseau Lucas — organisation initialement dirigée par Pierre FOURCAUD.
Réseau Froment — après l’arrestation de Pierre FOURCAUD, Boris FOURCAUD reprend une partie de la direction sous son pseudonyme « Froment ».
Réseau Brutus — le réseau prend ensuite cette appellation et se développe sous la direction d’André BOYER.
L’Ordre de la Libération rattache explicitement Jean BOUCHEZ au BCRA, au réseau Lucas et au réseau Brutus.
Tentative d’évasion de Pierre FOURCAUD
Pierre FOURCAUD est arrêté à Marseille à la fin du mois d’août 1941, puis transféré à Vichy et à Clermont-Ferrand.
Jean BOUCHEZ participe alors, avec plusieurs membres du groupe dont Gaston TAVIAN, à la préparation de son évasion.
Apprenant que FOURCAUD a été transféré dans un hôpital de Clermont-Ferrand, BOUCHEZ réussit à pénétrer dans l’établissement déguisé en infirmier et à rencontrer clandestinement son ancien chef.
Un plan d’évasion est mis au point, mais il échoue lorsque FOURCAUD est transféré de manière imprévue à la prison de Clermont.
Agent P2 du BCRA
Après l’arrestation de Pierre FOURCAUD, Jean BOUCHEZ poursuit ses activités sous les ordres de Boris FOURCAUD.
Le 17 février 1942, il est officiellement incorporé dans les rangs de la France libre comme agent P2 du Bureau central de renseignements et d’action. Un agent P2 est un agent permanent engagé à plein temps dans l’action clandestine.
Sous son pseudonyme Bertrand, il accomplit ensuite de nombreuses missions clandestines en France et en Belgique.
L’inventaire du dossier conservé par l’Ordre de la Libération révèle l’existence d’un ensemble particulièrement riche de documents BCRA datés d’avril à novembre 1942 : notes, câbles échangés entre la Section R, Froment, Roméo et d’autres services, ainsi que des documents du colonel PASSY et du capitaine WYBOT. Ces pièces confirment l’importance opérationnelle de l’affaire BOUCHEZ dans les préoccupations du BCRA.
Arrestation
Alors qu’il s’apprête à rejoindre l’Angleterre, Jean BOUCHEZ est trahi.
Il est arrêté à Paris par la Gestapo le 13 mai 1942.
Les recherches judiciaires menées après la guerre permettent d’identifier son dénonciateur comme Gabrel. En 1976, Le Monde rapporte que les archives allemandes retrouvées après-guerre indiquaient explicitement que cet homme avait livré Jean BOUCHEZ aux Allemands.
BOUCHEZ est d’abord interné à la prison du Cherche-Midi, puis transféré à Fresnes.
Condamnation à mort
Le 23 septembre 1942, Jean BOUCHEZ est condamné à mort par un tribunal militaire allemand à Paris.
L’existence du jugement allemand est confirmée par les procédures judiciaires engagées après la guerre contre son dénonciateur, lesquelles s’appuyaient notamment sur des archives du IIIe Reich retrouvées et transmises à la justice française.
Exécution
Le 5 octobre 1942, Jean BOUCHEZ est fusillé à Paris, à la Porte de Versailles, avec dix-sept autres résistants.
Le dossier pédagogique de l’Ordre de la Libération consacré aux condamnations prononcées contre les résistants le classe explicitement parmi les Compagnons « fusillés à la Porte de Versailles » le 5 octobre 1942.
Il avait vingt-trois ans.
Inhumation
Jean BOUCHEZ est inhumé au cimetière de La Bouteille, dans l’Aisne, où ses parents avaient vécu.
Camarades et personnes directement liées
Pierre FOURCAUD, alias Lucas — son capitaine pendant la campagne de 1940 puis son chef dans la Résistance ; il fait entrer BOUCHEZ dans son réseau de renseignement.
Boris FOURCAUD, alias Froment — frère de Pierre, avec lequel BOUCHEZ effectue des missions de liaison ; il reprend la direction du réseau après l’arrestation de son frère.
Gaston TAVIAN — participe avec BOUCHEZ à la préparation de l’évasion de Pierre FOURCAUD.
Alfred HEURTAUX — responsable du réseau Hector, avec lequel BOUCHEZ est en contact à Paris.
André BOYER — prend ensuite la direction du réseau devenu Brutus.
Décorations
Chevalier de la Légion d’honneur — à titre posthume. L’attribution est confirmée par l’Ordre de la Libération. Une base secondaire indique une nomination posthume en 1957, mais le décret primaire n’a pas été retrouvé directement dans les sources consultées ; cette date ne doit donc pas être affirmée sans réserve.
Compagnon de la Libération — Croix de la Libération — à titre posthume — décret du 13 mars 1943, décret n° 829. Le dossier de l’Ordre de la Libération porte la cote 1 A 124 et conserve le décret ainsi qu’un projet de citation.
Croix de guerre 1939-1945 — deux citations — confirmée par l’Ordre de la Libération. L’inventaire de son dossier mentionne notamment la copie de l’ordre n° 1775/C du 3 janvier 1944 le citant à l’ordre du corps d’armée.
Médaille de la Résistance française — à titre posthume — décret du 25 mars 1957, publié au Journal officiel du 30 mars 1957, dossier 1O7761. Cette attribution est directement confirmée par la base officielle de l’Ordre de la Libération.
Mort pour la France — le dossier de l’Ordre de la Libération renvoie au dossier DAVCC 21 P 277547, constitué en 1949 pour l’attribution de la mention « Mort pour la France ».
Lieux de mémoire
Jean BOUCHEZ repose au cimetière de La Bouteille, dans l’Aisne.
Une rue Jean-Nicolas-Bouchez à La Bouteille porte son nom selon les sources secondaires et mémorielles locales.
Sa photographie est conservée et publiée par l’Ordre de la Libération ; il n’existe donc pas ici de difficulté d’identification iconographique comparable à celle de certains autres Compagnons.
Références bibliographiques
1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence permettant de replacer Jean BOUCHEZ parmi les agents du BCRA et les Compagnons fusillés sous l’Occupation.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2023, 1 600 p. Référence biographique récente pour l’état civil, le parcours militaire, l’engagement dans Lucas-Brutus et l’exécution de Jean BOUCHEZ.
Les Compagnons de l’Aube — Guillaume PIKETTY — Paris, Textuel, 2014, 442 p. Ouvrage collectif sur les Compagnons de la Libération permettant de replacer son parcours dans l’engagement précoce de la France libre et de la Résistance.
BOUCHEZ Jean, Nicolas, Henri [alias Bertrand] — notice du Maitron, Dictionnaire des fusillés et exécutés. Notice spécialisée particulièrement utile pour la séquence Lucas-Froment-Brutus, l’arrestation et l’exécution.
Mémorial des Compagnons 1940-1945 : Compagnons morts entre le 18 juin 1940 et le 8 mai 1945 — ouvrage collectif — Paris, Imprimerie nationale, 1961. Un extrait consacré à Jean BOUCHEZ est conservé dans son dossier à l’Ordre de la Libération.
Références internet
Ordre de la Libération — Jean BOUCHEZ. Notice institutionnelle principale pour l’état civil, la campagne de 1940, les réseaux Lucas et Brutus, le BCRA, l’arrestation, l’exécution et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-bouchez
Mémoire Vive de la Résistance — Jean Nicolas Henri BOUCHEZ alias Bertrand. Notice individuelle MVR, globalement conforme aux sources institutionnelles mais moins détaillée sur les archives et l’affaire de la dénonciation.
https://mvr.asso.fr/bouchez/
Mémoire Vive de la Résistance — Réseau Froment. Cette page contient une erreur importante en présentant Jean BOUCHEZ comme survivant de la guerre alors qu’il est fusillé en octobre 1942.
https://mvr.asso.fr/reseau-froment/
Le Maitron — BOUCHEZ Jean, Nicolas, Henri [alias Bertrand]. Notice prosopographique spécialisée sur le résistant.
https://maitron.fr/bouchez-jean-nicolas-henri-alias-bertrand/
Ordre de la Libération — Base des Médaillés de la Résistance française. Confirme la Médaille de la Résistance à titre posthume, le décret du 25 mars 1957, le JO du 30 mars 1957 et la cote 1O7761.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Instrument essentiel pour le dossier 1 A 124, la cote GR 16 P 77304 et les dossiers DAVCC.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Musée de la Résistance en ligne / SHD — Répertoire des dossiers DAVCC. Confirme l’existence du dossier 21 P 714383 — Jean Nicolas Henri BOUCHEZ, né le 19 mai 1919 à Wardin.
https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/249.pdf
Ordre de la Libération — Condamnations tous azimuts. Dossier pédagogique donnant Jean Nicolas Henri BOUCHEZ parmi les Compagnons fusillés à la Porte de Versailles le 5 octobre 1942.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/Dossier%20CNRD_AFCL-2019_0.pdf
Le Souvenir français — Le résistant Jean Bouchez. Notice mémorielle reprenant le parcours, l’arrestation, l’exécution et l’inhumation à La Bouteille.
https://www.libramemoria.com/evenements/2024/06/18/le-resistant-jean-bouchez
Le Monde — Le dénonciateur d’un résistant comparaît devant la Cour de sûreté de l’État. Article du 28 août 1976 documentant les poursuites contre l’homme accusé d’avoir livré Jean BOUCHEZ aux Allemands.
https://www.lemonde.fr/archives/article/1976/08/28/le-denonciateur-d-un-resistant-comparait-devant-la-cour-de-surete-de-l-etat_2963912_1819218.html
Wikipédia — Jean-Nicolas Bouchez. Notice secondaire utilisée pour le repérage de certains hommages ; les éléments essentiels ont été vérifiés avec les sources institutionnelles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Nicolas_Bouchez
Dossiers d’homologation et d’archives consultés
SHD GR 16 P 77304 — BOUCHEZ Jean. L’inventaire de l’Ordre de la Libération mentionne une copie de l’ordre n° 1775/C du 3 janvier 1944, trois courriers et une copie de l’état des services. Le dossier intégral n’a pas été consulté directement en ligne.
Ordre de la Libération — dossier 1 A 124. Il contient le décret n° 829 du 13 mars 1943 attribuant la Croix de la Libération, le projet de citation, des courriers, ainsi qu’un ensemble exceptionnel de documents du BCRA relatifs aux activités du réseau et aux suites de l’arrestation.
DAVCC 21 P 247755 — dossier de décès de victime civile constitué en 1960.
DAVCC 21 P 277547 — dossier de décès pour la mention « Mort pour la France », constitué en 1949.
DAVCC 21 P 714383 — dossier de demande d’attribution du titre de déporté résistant, constitué en 1953. Le terme « déporté résistant » doit ici être compris comme intitulé administratif du dossier DAVCC et non comme preuve qu’il aurait été déporté : Jean BOUCHEZ a été emprisonné au Cherche-Midi et à Fresnes puis fusillé à Paris.
Observations
L’identité ne présente pas de difficulté : Jean Nicolas Henri BOUCHEZ, né le 19 mai 1919 à Wardin, naturalisé français en 1933, alias Bertrand, est clairement distingué des nombreux homonymes BOUCHEZ figurant dans les répertoires du SHD. Le DAVCC comporte notamment un autre Jean BOUCHEZ, né en 1922 à Saint-Mandé, ce qui rend indispensable l’usage de l’état civil complet.
La principale correction à apporter à la documentation MVR concerne la page consacrée au réseau Froment, qui affirme que Jean BOUCHEZ aurait survécu à la guerre. Cette affirmation est formellement contredite par la notice individuelle MVR elle-même, l’Ordre de la Libération, les dossiers DAVCC et le dossier pédagogique de l’Ordre : BOUCHEZ est fusillé le 5 octobre 1942.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité complète, la naturalisation de 1933, la formation à Saint-Maixent, le service au 348e RI, les combats de mai-juin 1940, la captivité et le rapatriement sanitaire, les réseaux Lucas-Froment-Brutus, le statut d’agent P2 du BCRA, la tentative d’évasion de Pierre FOURCAUD, l’arrestation du 13 mai 1942, la condamnation du 23 septembre, l’exécution du 5 octobre 1942, la Croix de la Libération, la Médaille de la Résistance et les principales cotes d’archives sont établis par plusieurs sources institutionnelles et archivistiques concordantes.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 19 mai 1919 | Naissance à Wardin, en Belgique. |
| Début des années 1920 | Installation de ses parents dans l’Aisne. |
| 1933 | Devient français à la suite de la naturalisation de ses parents. |
| Octobre 1938 | Engagement volontaire par devancement d’appel ; formation EOR. |
| Mai 1939 | Sort aspirant de l’École militaire de Saint-Maixent. |
| Septembre 1939 | Affecté à la compagnie cycliste du 348e RI sous les ordres de Pierre FOURCAUD. |
| 24 mai 1940 | Contre-attaque avec sa section et fait dix prisonniers. |
| 16 juin 1940 | Grièvement blessé à Bénestroff ; ramène les survivants de sa section dans les lignes françaises. |
| 19 juin 1940 | Fait prisonnier à l’hôpital d’Épinal. |
| 15 mars 1941 | Rapatrié sanitaire ; hospitalisé à Perpignan. |
| 8 avril 1941 | Sort de l’hôpital et est démobilisé. |
| 1941 | Entre dans le réseau Lucas de Pierre FOURCAUD ; missions de liaison avec Boris FOURCAUD et contacts avec HEURTAUX. |
| Fin août 1941 | Arrestation de Pierre FOURCAUD. |
| 1941 | Participe avec Gaston TAVIAN à une tentative d’évasion de FOURCAUD à Clermont-Ferrand. |
| Fin 1941-début 1942 | Poursuit l’activité du réseau sous la direction de Froment ; continuité vers Brutus. |
| 17 février 1942 | Incorporé officiellement dans la France libre comme agent P2 du BCRA. |
| Février-mai 1942 | Missions clandestines en France et en Belgique. |
| 13 mai 1942 | Arrêté à Paris après dénonciation. |
| Mai-septembre 1942 | Interné au Cherche-Midi puis à Fresnes. |
| 23 septembre 1942 | Condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Paris. |
| 5 octobre 1942 | Fusillé à la Porte de Versailles avec dix-sept autres résistants. |
| 13 mars 1943 | Croix de la Libération à titre posthume. |
| 3 janvier 1944 | Citation à l’ordre du corps d’armée conservée dans son dossier SHD. |
| 25 mars 1957 | Médaille de la Résistance française à titre posthume. |
| 30 mars 1957 | Publication de cette attribution au Journal officiel. |
Tableau des divergences entre sources
| Point concerné | Versions rencontrées | Élément retenu |
|---|---|---|
| Prénoms | Ordre : « Jean BOUCHEZ » ; MVR/Maitron et documents officiels : Jean Nicolas Henri BOUCHEZ. | Identité complète : Jean Nicolas Henri BOUCHEZ ; prénom usuel Jean. |
| Nationalité | Certaines sources le présentent sommairement comme Belge ou franco-belge. | Né belge, naturalisé français en 1933 après la naturalisation de ses parents. |
| Réseau | Les appellations Lucas, Froment et Brutus sont parfois présentées comme trois réseaux totalement distincts. | Il s’agit ici d’une continuité organisationnelle : Lucas, puis direction de Froment, puis Brutus sous André BOYER. |
| Sort pendant la guerre | Page MVR « Réseau Froment » : Jean BOUCHEZ « survit à la guerre ». | Erreur : fusillé le 5 octobre 1942 à Paris. |
| Lieu d’exécution | Ordre : Porte de Versailles ; Le Souvenir français : place Balard. | Ces désignations renvoient au même secteur du XVe arrondissement ; pour la notice, Porte de Versailles, Paris est retenu conformément à l’Ordre de la Libération. |
| Légion d’honneur | Décoration certaine ; certaines sources secondaires la datent de 1957. | Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, date du décret laissée ouverte tant que le texte primaire n’est pas retrouvé. |
| Titre de déporté résistant | DAVCC : dossier 21 P 714383 de demande du titre. | BOUCHEZ n’a pas été déporté ; il a été détenu à Paris puis fusillé. L’intitulé du dossier ne doit pas être transformé en fait biographique. |
Sources consultées
Ordre de la Libération — Jean BOUCHEZ.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-bouchez
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Mémoire Vive de la Résistance — Jean Nicolas Henri BOUCHEZ alias Bertrand.
https://mvr.asso.fr/bouchez/
Mémoire Vive de la Résistance — Réseau Froment.
https://mvr.asso.fr/reseau-froment/
Le Maitron — BOUCHEZ Jean, Nicolas, Henri [alias Bertrand].
https://maitron.fr/bouchez-jean-nicolas-henri-alias-bertrand/
Ordre de la Libération — Base des Médaillés de la Résistance française.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies
Musée de la Résistance en ligne / SHD — dossiers DAVCC.
https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/249.pdf
Ordre de la Libération — Condamnations tous azimuts.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/Dossier%20CNRD_AFCL-2019_0.pdf
Le Souvenir français — Le résistant Jean Bouchez.
https://www.libramemoria.com/evenements/2024/06/18/le-resistant-jean-bouchez
Le Monde — Le dénonciateur d’un résistant comparaît devant la Cour de sûreté de l’État.
https://www.lemonde.fr/archives/article/1976/08/28/le-denonciateur-d-un-resistant-comparait-devant-la-cour-de-surete-de-l-etat_2963912_1819218.html
Wikipédia — Jean-Nicolas Bouchez.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Nicolas_Bouchez