Robert BLANC, né le 23 décembre 1899 à Paris (XIe arrondissement), mort en déportation en février 1945
Robert Blanc est identifié comme artisan linotypiste. La notice biographique consultée établit sa naissance à Paris (11e arrondissement) et son décès en déportation en février 1945, ce qui fournit le socle d’état civil nécessaire à l’identification.
Dans la production clandestine de « Pantagruel », Robert Blanc est cité comme l’un des deux linotypistes assurant la composition des textes, aux côtés de René Blanc. Cette contribution technique, indispensable à l’impression, constitue l’engagement attesté dans les bases consultées.
L’inscription de « Pantagruel » dans l’environnement de l’Armée des Volontaires est signalée par des ressources institutionnelles ; Robert Blanc est rattaché à ce contexte par sa participation matérielle à la fabrication du journal clandestin.
La mission documentée pour Robert Blanc est la linotypie des textes de « Pantagruel », réalisée avec René Blanc. Les bases consultées ne permettent pas, à son nom, de détailler des actions de diffusion, de liaison ou de renseignement, et aucune information non vérifiée n’est ajoutée.
Arrestation / évasion / déportation
Robert Blanc est arrêté en novembre 1941, puis déporté. La notice consultée indique un décès en déportation en février 1945. Les étapes précises du parcours pénitentiaire ou concentrationnaire ne sont pas détaillées ici, faute de notice officielle consultée les exposant nominativement dans le cadre de cette recherche groupée.
Camarades de combat
Les sources consultées associent Robert Blanc à René Blanc (linotypiste) et à Raymond Deiss (fondateur et rédacteur). Roger Lescaret apparaît également dans le cercle technique lié à la fabrication de « Pantagruel », ce qui situe Robert Blanc dans un groupe restreint d’acteurs matériels de la presse clandestine.
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 31 Mars 1947 JO 13 juillet 1947
- Côte du dossier : 1O6077
Aucune autre décoration nominative n’a été retrouvée pour Robert Blanc dans les bases officielles consultées au cours de cette recherche groupée.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire explicitement dédié à Robert Blanc (rue, plaque, établissement) n’a été identifié de manière certaine dans les bases consultées lors de cette recherche.
Références bibliographiques
La presse clandestine (1939-1945), Jean-Pierre Azéma et François Bédarida (dir.), CNRS Éditions, 2002. Le lecteur y trouvera une analyse de la presse clandestine comme phénomène politique et technique, avec un éclairage sur les contraintes de fabrication. Le livre permet de comprendre le rôle des métiers du livre (linotypie, impression, distribution) dans la Résistance. Il constitue une base solide pour contextualiser le travail des frères Blanc.
Paris résistant, Henri Michel, Albin Michel, 1992. L’ouvrage offre un cadre sur la Résistance parisienne et ses formes pionnières, dont la presse clandestine. Il permet de replacer « Pantagruel » et ses artisans dans les dynamiques de 1940-1942. Il aide aussi à comprendre pourquoi les ateliers typographiques ont été des lieux à haut risque.
Histoire de la Résistance en France, Henri Noguères, Robert Laffont, 1967-1981. Cette histoire générale expose l’intensification de la répression et la chasse aux réseaux. Le lecteur y trouvera un contexte utile pour interpréter les arrestations de 1941-1942 qui frappent de nombreux pionniers. Elle aide à relier les trajectoires individuelles aux mécanismes répressifs allemands et français.
Références internet
Le Maitron Notice biographique de Robert Blanc donnant l’état civil, la profession de linotypiste et la mention du décès en déportation. Elle sert de socle nominatif pour sécuriser l’identification.
https://maitron.fr/blanc-robert-blanc-robert-louis/
Musée de la Résistance en ligne (AERI / Fondation de la Résistance)
Notice sur Raymond Deiss mentionnant l’aide de « René et Robert Blanc » à la fabrication de « Pantagruel » et donnant une chronologie de l’arrestation de l’équipe et du destin de Deiss.
https://museedelaresistanceenligne.org/media10439-Raymond-Deiss
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Observations orthographiques sur le nom du résistant, sur les divergences de chiffrages, sur les conditions de sa mort, sur les recherches sur l’absence de décorations
Le nom apparaît sous la forme « Robert Blanc » ; la notice consultée précise une identité complète (« Robert, Louis ») utile pour distinguer d’éventuels homonymes. Les bases consultées concordent sur son rôle de linotypiste de « Pantagruel » et sur une arrestation en 1941 évoquée au sein de la chronologie de l’équipe. Le décès est donné “en février 1945” sans jour précis dans la notice consultée, ce qui impose de conserver cette précision limitée sans extrapolation. Aucune décoration n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées ; l’absence ne doit pas être tenue pour définitive sans dossier SHD identifié et vérifié sur pièce.