La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BIAGGI Jean-Baptiste

Jean-Baptiste BIAGGI, né le 27 août 1918 à Ponce, États-Unis, mort le 29 juillet 2009 à Cagnano, Haute-Corse, France.

Le Musée de la Résistance en ligne indique qu’il est avocat et domicilié à Paris en 1940.

La notice détaillée de Wikipédia, utilisée ici en complément et recoupée quand cela était possible, le présente comme étudiant en droit, issu d’une famille originaire de Cagnano, Haute-Corse, France, et engagé avant-guerre dans les milieux de l’Action française. Les éléments sur sa jeunesse proviennent principalement de cette source secondaire détaillée.

Les sources consultées attestent son appartenance à la Résistance intérieure. Le Musée de la Résistance en ligne le rattache aux organisations Orion et situe ses lieux d’action dans la Marne. Wikipédia développe davantage son rôle au sein des filières de passage et du réseau d’évasion Orion, après sa rencontre avec Alain Griotteray à Marseille. Le point solidement établi par la source institutionnelle est son appartenance au réseau Orion.

Sur le site de la Mémoire Vive de la Résistance, Jean-Baptiste Biaggi est cité dans une fiche de résistant consacrée à une autre personne.

Missions et actions

La source institutionnelle consultée précise qu’il est membre du réseau d’évasion Orion et qu’il agit dans la zone de la Marne. La notice Wikipédia ajoute qu’il participe à l’organisation de passages vers l’Espagne et au transport de courriers de renseignements vers l’Afrique du Nord. Ces précisions, non confirmées ici par une seconde source institutionnelle ouverte, doivent être considérées comme des éléments complémentaires issus d’une source secondaire détaillée. Le noyau certain de la notice est son rôle dans le réseau d’évasion Orion.

Arrestation / évasion / déportation

Le Musée de la Résistance en ligne présente une divergence interne. Dans le formulaire biographique, la date d’arrestation est donnée au 17 décembre 1943, avec détention à Fresnes puis à Compiègne-Royallieu.

Dans le commentaire narratif, il est indiqué qu’il est arrêté à Paris sur dénonciation le 13 décembre 1943.

La même source établit sa déportation le 4 juin 1944 et son évasion du train, dans la nuit du 4 au 5 juin 1944, près de Coole, Marne, France. Elle précise encore qu’avec quatre camarades, il gagne Châlons et obtient l’aide du préfet Peretti della Rocca pour regagner Paris.

Camarades de combat

Les sources ouvertes consultées permettent d’identifier son appartenance au réseau Orion, en lien avec Alain Griotteray. Le récit de son évasion mentionne également quatre camarades évadés avec lui, mais sans les nommer dans la source institutionnelle consultée. Les sources consultées ne permettent pas de dresser ici une liste sûre et complète de ses camarades de combat résistants.

Retour à la vie civile

La notice détaillée de Wikipédia décrit un parcours public important après la guerre : carrière d’avocat, engagement au RPF, mandat de député de la Seine à partir de 1958, puis carrière politique marquée ensuite par son opposition au gaullisme sur la question algérienne et, plus tard, par des candidatures sous l’étiquette du Front national. Ces éléments relèvent d’une source secondaire détaillée, mais la date et le lieu de décès sont cohérents avec cette notice. Il meurt à Cagnano le 29 juillet 2009.

Décorations

  • Commandeur de la Légion d’honneur Décret du 2 mai 2003 JO du 4 mai 2003.
  • Médaille de la Résistance française, mentionnée par Wikipédia, décrets non retrouvés dans cette recherche.
  • Croix de guerre 1939-1945, mentionnée par Wikipédia, décrets non retrouvés dans cette recherche.

Lieux de mémoire

Le Musée de la Résistance en ligne indique qu’en 2000 il est l’un des initiateurs de l’érection de la stèle du réseau Orion à Coole, Marne, France. Cet élément constitue le principal lieu de mémoire directement lié à son parcours résistant dans les sources consultées.

Références bibliographiques

Alain Griotteray, Qui furent les premiers résistants ?, Perrin, Paris, 2004. Cet ouvrage, dû à un acteur du réseau Orion, permet d’élargir la documentation au milieu résistant auquel appartient Jean-Baptiste Biaggi. Il est particulièrement utile pour le contexte des premiers réseaux et pour l’environnement d’Orion.

Guillaume Pollack, L’armée du silence. Histoire des réseaux de résistance en France 1940-1945, Tallandier, Paris, 2022. Ouvrage de synthèse utile pour situer Orion parmi les réseaux intérieurs et pour comprendre les logiques de renseignement, d’évasion et de structuration clandestine.

Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Le livre-mémorial des déportés partis de Compiègne, Paris, rééd. numérique. Cette référence est utile pour le contexte du transport du 4 juin 1944 dont Jean-Baptiste Biaggi s’évade, même si elle n’a pas été consultée directement en ligne dans le détail au cours de cette recherche. Wikipédia la cite parmi ses références.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne Fiche individuelle essentielle pour l’état civil, l’appartenance à Orion-Shelburn, l’arrestation, les lieux de détention, la déportation, l’évasion du train et la stèle de Coole. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=27559

Wikipédia Notice détaillée utilisée en complément, conformément à votre consigne, pour la jeunesse, le parcours politique après 1945 et les décorations mentionnées. Les informations retenues ont été distinguées lorsqu’elles n’étaient pas recoupées par une source institutionnelle ouverte. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Biaggi

Légifrance Texte officiel confirmant son élévation au grade de commandeur de la Légion d’honneur, avec prise en compte de son identité complète et de sa date de naissance. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000594097

Dossier d’homologation consulté

Dossier SHD-Caen signalé par le Musée de la Résistance en ligne : 21P709131.

Observations

Divergence interne dans la fiche du Musée de la Résistance en ligne entre le 13 décembre 1943 et le 17 décembre 1943 pour l’arrestation. Le site Mémoire Vive de la Résistance est mentionné dans une fiche de résistant consacrée à une autre personne.Sources consultées  Musée de la Résistance en ligne, fiche « Jean-Baptiste BIAGGI », état civil, Résistance, arrestation, déportation, évasion, dossier SHD-Caen 21P709131.  Wikipédia, notice « Jean-Baptiste Biaggi », source secondaire détaillée pour la jeunesse, le parcours après-guerre et les décorations mentionnées.  Légifrance, décret du 2 mai 2003, confirmation de la Légion d’honneur.  Mémoire Vive de la Résistance, fiche « ARRIGHI », mention connexe de Jean-Baptiste Biaggi dans une fiche de résistant.

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