Didier Maurice BÉGUIN, né le 14 décembre 1918 à Paris (14e arrondissement), mort au combat le 26 novembre 1944 dans la région d’Arnhem (Pays-Bas), Français, pilote de chasse des Forces aériennes françaises libres, capitaine, Compagnon de la Libération par décret du 8 novembre 1944. Le Service historique de la Défense confirme ses prénoms complets, Didier Maurice, son état civil et son homologation FFL sous la cote GR 16 P 43516.
Jeunesse et formation
Les sources institutionnelles consultées donnent peu de renseignements sur son milieu familial et sa scolarité. Sa carrière militaire commence très jeune : en avril 1937, à dix-huit ans, Didier Béguin s’engage dans l’armée de l’Air et rejoint l’école de pilotage de Bourges, où il obtient son brevet de pilote.
Caporal-chef puis sergent, il est affecté en janvier 1938 au Groupe aérien d’observation 507 à Luxeuil-les-Bains. À la déclaration de guerre, son groupe se trouve sur le front de l’Est. Béguin effectue six missions sur Mureaux 115 au cours des premiers mois du conflit. Au début de 1940, il suit à Tours le cours préparatoire au peloton d’élèves officiers, puis gagne Toulouse-Francazals pour un stage de transformation sur Potez 63.
Engagement dans la Résistance
L’annonce de l’armistice provoque chez Didier Béguin un choix immédiat. Le 22 juin 1940, il prend les commandes d’un Caudron Goéland à Toulouse-Francazals et décolle clandestinement pour l’Angleterre avec Raymond Roques, Jacques-Henri Schloesing, Louis Ricard-Cordingley et René Casparius. La DCA française ouvre le feu sur l’appareil, qui poursuit néanmoins sa route vers l’ouest et, presque à court de carburant, parvient à se poser dans le Devonshire.
Béguin rallie immédiatement les Forces françaises libres. Après de courts passages à Saint-Athan et Odiham, il est envoyé en Operational Training Unit à Sutton Bridge. Il entre ainsi dès juin 1940 dans la Résistance extérieure et les Forces aériennes françaises libres.
Le SHD conserve son dossier sous la cote GR 16 P 43516. Le répertoire nominatif l’identifie précisément comme « BEGUIN, Didier Maurice », né le 14 décembre 1918 à Paris 14e, avec homologation au titre des FFL.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Didier Béguin n’appartient pas à un réseau clandestin de Résistance intérieure. Son engagement est celui d’un combattant de la France libre et des FAFL.
Il sert successivement dans plusieurs unités britanniques et françaises : 245 Squadron, 213 Squadron, 253 Squadron, groupe de chasse n° 3 « Normandie », 130 Squadron et enfin groupe de chasse « Alsace », 341 Squadron. L’Ordre de la Libération retient particulièrement dans sa fiche le Squadron 245, le groupe de chasse Alsace et le régiment de chasse Normandie-Niemen.
L’instrument institutionnel consacré aux unités militaires confirme Didier Béguin parmi les Compagnons ayant servi à la fois au Normandie-Niemen et au groupe de chasse Alsace.
Missions et actions
Affecté le 15 octobre 1940 au 245 Squadron, Didier Béguin est promu adjudant le 1er novembre. Il passe ensuite au 213 Squadron à Tangmere, puis au 253 Squadron en avril 1942. Sur le front occidental, il accumule alors 207 missions de guerre, dont 65 missions nocturnes.
Dès la création, en juillet 1942, du groupe de chasse n° 3 « Normandie », destiné à combattre sur le front soviétique, Béguin se porte volontaire. Après un passage par le Moyen-Orient, il arrive en URSS le 23 novembre 1942. Il effectue des reconnaissances dès décembre, puis suit plusieurs mois d’entraînement avant le début des opérations de combat au printemps 1943.
Le 23 juin 1943, il endommage un Focke-Wulf 189. Pendant la bataille d’Orel, il obtient deux victoires en collaboration, les 14 et 16 juillet. Le lendemain, 17 juillet, son appareil est abattu et il est blessé.
Il reprend pourtant les opérations. Le 30 août, il abat un Junkers Ju 87. Promu capitaine en septembre, il reçoit le commandement de l’escadrille « Le Havre » du groupe Normandie. Il obtient une nouvelle victoire en collaboration le 15 septembre puis abat seul un appareil adverse le 22 septembre.
À l’issue de son tour d’opérations, l’Ordre de la Libération lui attribue six victoires aériennes homologuées et une probable. Épuisé, il quitte l’Union soviétique en février 1944.
Après une période de repos et un stage à l’OTU 53 en juin 1944, il retourne au combat sur le front occidental au 130 Squadron en août. Le 10 octobre 1944, il prend le commandement de l’escadrille « Strasbourg » du groupe de chasse « Alsace » — 341 Squadron de la RAF.
Le 26 novembre 1944, alors qu’il totalise 338 missions de guerre, Didier Béguin conduit son escadrille dans la région d’Arnhem, aux Pays-Bas. Son appareil est atteint par la défense antiaérienne allemande. Il est tué. Il avait vingt-cinq ans.
Arrestation / évasion / déportation
Didier Béguin n’a été ni arrêté, ni interné, ni déporté selon les sources consultées.
Son départ du 22 juin 1940 constitue en revanche une véritable sortie clandestine de France par voie aérienne. Il pilote lui-même le Caudron Goéland transportant quatre camarades vers l’Angleterre et poursuit sa route malgré les tirs de la DCA française.
Le 17 juillet 1943, pendant la bataille d’Orel, il est abattu en combat aérien et blessé, mais peut reprendre ultérieurement les opérations.
Mort au combat le 26 novembre 1944 dans la région d’Arnhem (Pays-Bas)
Camarades de combat
Raymond Roques, Jacques-Henri Schloesing, Louis Ricard-Cordingley et René Casparius sont directement associés à son ralliement : tous quatre prennent place dans le Caudron Goéland piloté par Béguin le 22 juin 1940. La notice institutionnelle de Jacques-Henri Schloesing confirme cette communauté de départ.
Au Normandie-Niemen, Didier Béguin combat au sein d’une formation comptant de nombreux Compagnons de la Libération, parmi lesquels Marcel Albert, Adrien Bernavon, Noël Castelain, Albert Durand, Constantin Feldzer, Jules Joire, Roland de La Poype, Marcel Lefèvre, Albert Littolff, Yves Mahé, Jacques Mathis, Yves Mourier, André Moynet, Joseph Pouliquen, Pierre Pouyade, Jean Rey, Joseph Risso, Jean de Tedesco, Jean Tulasne et Firmin Vermeil.
Au groupe « Alsace », son parcours croise notamment celui de Jacques Andrieux, Henri de Bordas, Michel Boudier, Pierre Brisdoux Galloni d’Istria, Noël Castelain et Pierre-Henri Clostermann. L’appartenance commune à ces unités est documentée ; elle ne permet cependant pas d’attribuer à Béguin une relation personnelle étroite avec chacun de ces hommes.
Retour à la vie civile
Didier Béguin ne connaît aucun retour à la vie civile. Engagé dans l’armée de l’Air dès 1937, il demeure militaire et pilote de combat jusqu’à sa mort, le 26 novembre 1944.
Il est inhumé dans la nécropole nationale du Pétant, à Montauville, en Meurthe-et-Moselle. L’instrument des archives de l’Ordre de la Libération indique que son fonds personnel conserve notamment un extrait du registre de cette nécropole.
Fait exceptionnel dans son cas, il est déjà Compagnon de la Libération lorsqu’il meurt : le décret de nomination est daté du 8 novembre 1944, soit dix-huit jours avant sa mort. L’ampliation du décret, conservée dans son fonds, est datée du 16 novembre.
Décorations
Chevalier de la Légion d’honneur. Source : Ordre de la Libération. Le grade de chevalier est expressément attesté. La date exacte de nomination n’a pas été établie avec suffisamment de certitude dans les sources institutionnelles numériques consultées.
Compagnon de la Libération. Source : Ordre de la Libération. Didier Béguin est nommé Compagnon par décret du 8 novembre 1944. L’ampliation conservée dans le fonds 1 A 65 est datée du 16 novembre 1944.
Croix de guerre 1939-1945 avec sept citations. Source : Ordre de la Libération. La décoration et le total de sept citations sont expressément attestés par la notice institutionnelle.
Médaille de la Résistance française. Source : Ordre de la Libération. La décoration figure expressément dans la liste institutionnelle. La date précise du décret d’attribution n’a pas été établie avec suffisamment de certitude dans les sources numériques consultées pour être ajoutée ici.
Ordre de la Guerre patriotique de deuxième classe (URSS). Source : Ordre de la Libération. La distinction soviétique est attribuée par oukase du 12 septembre 1943.
Ordre du Drapeau rouge (URSS). Source : Ordre de la Libération. La distinction soviétique est attribuée par oukase du 15 février 1944.
Médaille de la Victoire (URSS). Source : Ordre de la Libération. La décoration soviétique est expressément attestée par la notice institutionnelle.
Lieux de mémoire
Paris est son lieu de naissance. Bourges est associé à sa formation initiale de pilote, Luxeuil-les-Bains à sa première affectation opérationnelle et Toulouse-Francazals à son départ décisif du 22 juin 1940.
Le Devonshire marque son arrivée en Grande-Bretagne. Saint-Athan, Odiham, Sutton Bridge et Tangmere jalonnent ensuite son intégration dans les structures aériennes franco-britanniques.
Le front soviétique occupe une place majeure dans sa mémoire combattante. La bataille d’Orel, en juillet 1943, est associée à ses premières victoires et à sa blessure. Le Normandie-Niemen constitue l’unité avec laquelle son nom reste le plus fortement associé.
Arnhem est le lieu de son dernier combat, le 26 novembre 1944. Montauville, en Meurthe-et-Moselle, abrite sa sépulture à la nécropole nationale du Pétant.
L’Ordre de la Libération conserve son fonds personnel 1 A 65, couvrant la période 1941-2013. Il contient notamment le mémoire de proposition à la Croix de la Libération, l’ampliation du décret, une copie de son carnet de vol pour les années 1941-1943, six pièces de correspondance et les documents relatifs à sa sépulture.
Références bibliographiques
1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence permettant de replacer Didier Béguin dans l’histoire collective des Compagnons. La référence figure dans l’instrument bibliographique de l’Ordre de la Libération.
Les Compagnons de l’Aube, Guillaume Piketty, Paris, Textuel, 2014, 442 p. Étude utile pour replacer le choix de juin 1940 et le parcours combattant de Béguin dans l’expérience collective des Compagnons.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Paris, Éditions Elytis, 2023. Dictionnaire biographique de référence pour le contrôle et la mise en perspective des parcours individuels des Compagnons.
Références internet
Ordre de la Libération — Notice institutionnelle de Didier Béguin, source principale pour son parcours militaire, son départ de juin 1940, ses affectations britanniques, le Normandie, ses victoires, le groupe Alsace, sa mort et ses décorations. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/didier-beguin
Ordre de la Libération — Archives des Compagnons, lettre B — Instrument de recherche permettant d’identifier le fonds personnel 1 A 65, son contenu et le dossier SHD GR 16 P 43516. https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne — Répertoire nominatif de la sous-série GR 16 P confirmant Didier Maurice Béguin, né le 14 décembre 1918 à Paris 14e, sous la cote GR 16 P 43516 et homologué FFL. https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BA-BJ.pdf
Ordre de la Libération — Archives des unités militaires — Instrument institutionnel confirmant Didier Béguin parmi les Compagnons du Normandie-Niemen et du groupe de chasse Alsace. https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_unites_militaires_20260319.pdf
Dossier d’homologation consulté
Service historique de la Défense, Vincennes — GR 16 P 43516, BÉGUIN Didier Maurice.
L’identification est particulièrement solide : le répertoire GR 16 P donne « BEGUIN, Didier Maurice », né le 14 décembre 1918 à Paris 14e, et indique explicitement une homologation au titre des FFL. L’instrument de l’Ordre de la Libération donne indépendamment la même cote, GR 16 P 43516.
Le dossier original GR 16 P 43516 n’a cependant pas été matériellement dépouillé pièce par pièce pour cette notice. Sa cote, son état civil et son homologation ont été vérifiés dans les instruments numériques ; il ne serait donc pas exact de présenter l’original comme directement consulté.
Le fonds complémentaire 1 A 65 de l’Ordre de la Libération est particulièrement intéressant. Outre les documents relatifs à la Croix de la Libération, il contient une copie du carnet de vol de Béguin couvrant les années 1941-1943, un reçu d’argent de la Mission du Lagos daté de 1942, des notices biographiques et un extrait du registre de la nécropole nationale du Pétant.
Observations
La notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération donne six victoires aériennes et une victoire probable à l’issue de son tour d’opérations en URSS. Certaines notices secondaires parlent de sept victoires. La présente notice retient la comptabilité de l’Ordre — six homologuées et une probable — tant qu’un dépouillement du carnet de vol, des journaux de marche et des homologations de victoires n’a pas permis de résoudre précisément cette différence.
Une autre précision concerne la sépulture. La notice de l’Ordre emploie « cimetière militaire de Montauville ». L’instrument d’archives précise que le fonds conserve un extrait du registre de la « nécropole nationale Le Petant ». Il s’agit de la nécropole nationale du Pétant, située à Montauville : les deux formulations désignent donc le même ensemble funéraire.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A : La notice repose sur plusieurs sources institutionnelles concordantes et complémentaires : la biographie de l’Ordre de la Libération, son fonds d’archives 1 A 65, l’instrument des unités militaires et le répertoire du Service historique de la Défense, qui confirme le dossier GR 16 P 43516 et son homologation FFL. Le parcours opérationnel est exceptionnellement bien documenté, avec le nombre de missions, les affectations successives, les principales victoires aériennes, la blessure de juillet 1943 et les circonstances de la mort. La principale réserve porte sur le décompte de ses victoires aériennes, pour lequel la source institutionnelle — six victoires et une probable — est ici privilégiée.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 14 décembre 1918 | Naissance à Paris, 14e arrondissement. |
| Avril 1937 | S’engage dans l’armée de l’Air ; école de pilotage de Bourges. |
| Janvier 1938 | Affecté au Groupe aérien d’observation 507 à Luxeuil-les-Bains. |
| 1939-1940 | Effectue six missions sur Mureaux 115. |
| Début 1940 | Cours préparatoire d’élève officier à Tours, puis stage sur Potez 63 à Toulouse-Francazals. |
| 22 juin 1940 | Décolle clandestinement de Toulouse pour l’Angleterre avec Roques, Schloesing, Ricard-Cordingley et Casparius. |
| 15 octobre 1940 | Affecté au 245 Squadron. |
| 1er novembre 1940 | Promu adjudant. |
| 1941-1942 | Sert aux 213 puis 253 Squadrons ; accumule 207 missions, dont 65 de nuit. |
| Juillet 1942 | Volontaire pour le groupe de chasse « Normandie ». |
| 23 novembre 1942 | Arrive en URSS. |
| 23 juin 1943 | Endommage un Focke-Wulf 189. |
| 14 et 16 juillet 1943 | Deux victoires aériennes en collaboration pendant la bataille d’Orel. |
| 17 juillet 1943 | Abattu et blessé. |
| 30 août 1943 | Abat un Junkers Ju 87. |
| Septembre 1943 | Promu capitaine ; prend le commandement de l’escadrille « Le Havre ». |
| 15 septembre 1943 | Nouvelle victoire en collaboration. |
| 22 septembre 1943 | Nouvelle victoire individuelle. |
| Février 1944 | Quitte l’URSS après son tour d’opérations. |
| Juin 1944 | Stage à l’OTU 53. |
| Août 1944 | Reprend le combat au 130 Squadron. |
| 10 octobre 1944 | Prend le commandement de l’escadrille « Strasbourg » du groupe Alsace. |
| 8 novembre 1944 | Nommé Compagnon de la Libération. |
| 26 novembre 1944 | Abattu par la DCA dans la région d’Arnhem après 338 missions de guerre ; tué au combat. |
Tableau des divergences entre sources
| Élément | Source | Donnée | Appréciation |
|---|---|---|---|
| Victoires aériennes | Ordre de la Libération | 6 victoires et 1 probable | Décompte institutionnel retenu. |
| Victoires aériennes | Certaines notices secondaires | 7 victoires | Peut résulter d’une intégration différente des victoires en collaboration ou de la victoire probable ; à vérifier sur les pièces opérationnelles. |
| Sépulture | Notice de l’Ordre | « cimetière militaire de Montauville » | Exact mais générique. |
| Sépulture | Fonds 1 A 65 | registre de la nécropole nationale Le Pétant | Précision archivistique ; même lieu à Montauville. |
Sources consultées le 21 septembre 2026
Ordre de la Libération — Notice institutionnelle consultée pour l’état civil, le parcours militaire, le départ du 22 juin 1940, les affectations RAF, le Normandie, les victoires aériennes, le groupe Alsace, le décès et les décorations. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/didier-beguin
Ordre de la Libération — Archives des Compagnons — Instrument consulté pour le fonds 1 A 65, l’ampliation du décret du 8 novembre 1944, le carnet de vol, la documentation funéraire et la cote GR 16 P 43516. https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne — Répertoire consulté pour contrôler les prénoms complets, la naissance, la cote GR 16 P 43516 et l’homologation FFL. https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BA-BJ.pdf
Ordre de la Libération — Archives des unités militaires — Instrument consulté pour contrôler l’appartenance de Didier Béguin au Normandie-Niemen et au groupe de chasse Alsace. https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_unites_militaires_20260319.pdf