Roger BARBRY, né le 28 janvier 1924 à Armentières (Nord, France), mort fusillé le 14 avril 1942 au camp de Souge, à Martignas-sur-Jalle (Gironde, France)
Roger Barbry est recruté dès novembre 1940, à Périgueux, comme agent du réseau de renseignement Kléber par le capitaine Bertrand. Cet engagement est particulièrement précoce au regard de son âge. À partir de juin 1941, il recueille des renseignements dans sa région natale, parfois avec l’aide de son père.
L’appartenance au réseau Kléber est clairement attestée par la notice officielle de l’Ordre de la Libération. Je ne lui attribue aucun autre réseau ni mouvement sans confirmation équivalente.
Missions et actions
Roger Barbry exerce des missions de renseignement pour le réseau Kléber à partir de novembre 1940. Après deux arrestations suivies de libérations faute de preuves, il reprend son activité clandestine dans le Nord, ce qui atteste à la fois sa persévérance et son exposition précoce à la répression. Les éléments détaillés sur le type précis de renseignements collectés ne sont pas confirmés dans les sources officielles consultées.
Arrestation / évasion / déportation
Roger Barbry est arrêté une première fois à Nantes le 15 février 1941, interné puis libéré faute de preuves. Il est de nouveau interpellé en Gironde le 10 avril 1941, interné à Libourne, puis une seconde fois libéré faute de preuves.
Enfin, le 23 février 1942, il est arrêté à son domicile par le service de renseignement de la SS, incarcéré à Loos, transféré au fort du Hâ à Bordeaux, puis jugé le 1er avril 1942 par le tribunal de la Feldkommandantur 529 de Bordeaux en même temps qu’Ernest Lombart. Condamné à mort pour espionnage, il est fusillé le 14 avril 1942 au camp de Souge.
Camarades de combat
Le seul camarade de combat explicitement nommé par la notice officielle est Ernest Lombart, jugé avec lui à Bordeaux. Les résultats du Maitron sur les fusillés de la région permettent d’inscrire Roger Barbry dans un groupe mémoriel plus large comprenant Paul Desreumaux, Germain Lepoivre, Henri Leclercq et Ernest Lombart, tous associés à la mémoire des fusillés d’Armentières.
Retour à la vie civile
Roger Barbry est exécuté en 1942.
Décorations
- Médaille de la Résistance française à titre posthume par décret du 6 septembre 1945, JO du 12 septembre 1945.
- Légion d’honneur (décret non retrouvé )
- Croix de guerre avec palme. (décret non retrouvé. )
Lieux de mémoire
Le Maitron indique qu’à Armentières, la rue de Flandres devint la rue des Fusillés, et qu’une plaque y fut apposée en mémoire des cinq fusillés, dont Roger Barbry. Cette information est corroborée par plusieurs résultats du Maitron consacrés à d’autres fusillés du même groupe.
Références bibliographiques
Le Maitron des fusillés 1940-1944, collectif, Éditions de l’Atelier / base Maitron. Cette base biographique spécialisée permet de replacer Roger Barbry parmi les fusillés de la répression allemande et de saisir le contexte local d’Armentières et du camp de Souge. Le lecteur peut y attendre des notices prosopographiques, des liens entre compagnons d’infortune et des indications précieuses sur la mémoire locale.
Travaux sur le camp de Souge et la répression des réseaux de renseignement, historiographie régionale et mémorielle, divers auteurs et éditeurs.Les études sur le camp de Souge permettent de mieux comprendre le sort réservé aux agents de renseignement arrêtés dans le Sud-Ouest et jugés par les tribunaux militaires allemands. Elles sont particulièrement utiles pour replacer l’exécution de Roger Barbry dans la mécanique de répression de 1941-1942.
Références internet
L’Ordre de la Libération et son musée La notice officielle de Roger Barbry est la source principale de cette fiche. Elle donne l’état civil, l’appartenance au réseau Kléber, les trois arrestations, la condamnation à mort et le décret de la médaille de la Résistance. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/roger-desire-barbry
Maitron – Fusillés 1940-1944 La base du Maitron apporte un recoupement utile sur le contexte familial et sur les lieux de mémoire d’Armentières. Son contenu détaillé n’a pas pu être ouvert directement dans cette recherche, mais les résultats disponibles confirment plusieurs points mémoriels importants. https://fusilles-40-44.maitron.fr/barbry-roger-desire/
Répertoire SHD des dossiers administratifs de résistants
Le répertoire confirme l’existence d’un dossier GR 16 P 32374 au nom de Roger Désiré Barbry, né le 28 janvier 1924 à Armentières. C’est un point d’appui archivistique important pour une vérification ultérieure en salle. https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BA-BJ.pdf
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Oui, pour le signalement du dossier : GR 16 P 32374. La notice de l’Ordre de la Libération donne en outre la cote 1O2743 pour le dossier de médaille de la Résistance.
Observations
Le dossier de Roger Barbry est historiquement sûr sur les points essentiels : état civil, réseau Kléber, arrestations, jugement, exécution et médaille de la Résistance. Les décorations de Légion d’honneur et de Croix de guerre avec palme sont crédibles, mais faute de décret primaire retrouvé dans cette passe, nous les mettons au rang des informations secondaires non totalement sécurisées.
Nous n’avons pas relevé de contradiction majeure sur l’identité de Roger Barbry. La notice officielle de l’Ordre de la Libération donne sa naissance à Armentières le 28 janvier 1924 et son exécution le 14 avril 1942 au camp de Souge. Le répertoire SHD confirme l’existence d’un dossier pour Roger Désiré Barbry, né le même jour à Armentières, cote GR 16 P 32374. La convergence est donc forte.
La toponymie mémorielle d’Armentières est en revanche confirmée par le Maitron des fusillés, dont le résultat de recherche mentionne explicitement la rue des Fusillés et une plaque commémorative.
Sources consultées le 11 mars 2026
- Ordre de la Libération, notice officielle Roger Barbry : biographie, arrestations, exécution, décret de médaille.
- Répertoire SHD des dossiers administratifs de résistants : confirmation du dossier GR 16 P 32374.
- Maitron, résultats de recherche et notices connexes sur les fusillés : contexte familial et lieux de mémoire d’Armentières.