Philippe Marie Joseph AUBOYNEAU, né le 9 novembre 1899 à Constantinople, Turquie, mort le 22 février 1961 à Paris, France.
Philippe Auboyneau entre à l’École navale en 1917. Entre mars et novembre 1918, comme enseigne de vaisseau, il participe aux patrouilles en Manche à bord du torpilleur Typhon. Au cours des années suivantes, il sert au Moyen et en Extrême-Orient, où il commande notamment l’Alidade puis la canonnière Doudart de Lagrée sur le Yang-Tsé-Kiang.
Capitaine de frégate au moment de l’armistice, Philippe Auboyneau joue un rôle important dans les négociations entre l’amiral Cunningham et l’amiral Godfroy à Alexandrie. Principal artisan du « Gentlemen Agreement » qui règle alors la situation de l’escadre française d’Alexandrie, il refuse la défaite et rallie Londres ainsi que les Forces françaises libres le 20 juillet 1940.
Les sources institutionnelles le rattachent à l’état-major, à la 3ème Division de croiseurs et au Triomphant. Les sources consultées ne mentionnent pas de pseudonyme.
Missions et actions
Après avoir réarmé le Triomphant, Philippe Auboyneau commande ce croiseur léger dans le Pacifique, puis devient commandant des Forces navales françaises libres dans le Pacifique.
Au moment de l’entrée en guerre du Japon, il participe à plusieurs opérations dans le Pacifique sud aux côtés de la flotte australienne, notamment l’évacuation des garnisons des îles Nauru et Ocean.
Rentré à Londres en avril 1942, il prend ensuite le commandement des Forces navales françaises libres et devient aussi Commissaire national à la Marine. Après l’Afrique du Nord, il joue un rôle important dans la fusion des FNFL et de la Marine d’Afrique du Nord. Il commande ensuite la 3ème Division de croiseurs au débarquement de Provence en août 1944 puis, en 1945, les Forces navales d’Extrême-Orient.
Camarades de combat
Les sources consultées permettent d’identifier l’amiral Cunningham, l’amiral Godfroy et le général Leclerc comme figures directement associées à son parcours de guerre.
Retour à la vie civile
Après-guerre, Philippe Auboyneau poursuit une haute carrière navale : vice-amiral en 1945, commandant des Forces navales d’Extrême-Orient, puis inspecteur général des forces maritimes et aéronavales, avant de devenir en 1955 commandant en chef des Forces maritimes françaises en Méditerranée.
Décorations
- Compagnon de la Libération Décret du 26 septembre 1945 JO non retrouvé dans cette recherche.
- Médaille de la Résistance française avec rosette Décret du 24 avril 1946 JO du 17 mai 1946.
- Grand-croix de la Légion d’honneur Décret non retrouvé dans cette recherche. Décoration mentionnée par l’Ordre de la Libération.
- Croix de guerre 1939-1945 Décret non retrouvé dans cette recherche. Décoration mentionnée par l’Ordre de la Libération, avec trois citations.
- Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec palme Décret non retrouvé dans cette recherche. Décoration mentionnée par l’Ordre de la Libération.
- Croix de la Valeur militaire avec palme Décret non retrouvé dans cette recherche. Décoration mentionnée par l’Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
L’Ordre de la Libération indique que Philippe Auboyneau est mort à Paris, France, et qu’il a été inhumé à Marly-le-Roi, Yvelines, France.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice biographique institutionnelle donnant l’état civil, les principales affectations navales, le ralliement à la France libre, les opérations dans le Pacifique, le rôle dans la fusion des marines françaises, la carrière d’après-guerre et les décorations principales. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/philippe-auboyneau
Ordre de la Libération. Base des médaillés de la Résistance française précisant le décret du 24 avril 1946, la parution au Journal officiel du 17 mai 1946 et la cote du dossier 1O1683. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies/A?page=2
Dossier d’homologation consulté
La base des médaillés de la Résistance française indique la cote 1O1683.
Observations Une divergence existe entre les données fournies dans la demande et la base institutionnelle consultée : la cote donnée par l’utilisateur est « 1 », tandis que la base des médaillés de la Résistance française indique « 1O1683 ». La cote institutionnelle 1O1683 est retenue.
Sources consultées le 13 mars 2026. Ordre de la Libération, notice « Philippe AUBOYNEAU » : identité, carrière navale, ralliement à la France libre, campagnes du Pacifique et de Provence, responsabilités d’après-guerre, décès, décorations. Ordre de la Libération, base des médaillés de la Résistance française : décret de la Médaille de la Résistance française avec rosette, date de parution au Journal officiel, cote du dossier.