Claude ALPHANDÉRY, né le 27 novembre 1922 à Paris, mort le 25 mars 2024 (à 101 ans) en France .Issu d’une famille aisée de tradition républicaine – sa mère, Marie‑Blanche Alphandéry, était médecin et présidente d’une société immobilière, son père trésorier‑payeur général, son grand‑père député radical‑socialiste – Claude Alphandéry fait ses études secondaires au lycée Carnot, suit une hypokhâgne à Bordeaux (1939‑1940) puis une khâgne au lycée du Parc à Lyon (1941‑1942) .
Dès l’automne 1941, alors qu’il est étudiant à Lyon, il s’engage dans la Résistance, assurant le transport et la diffusion de tracts clandestins, notamment pour Libération‑Sud.
En 1942, après avoir été dénoncé, il entre en clandestinité, devient lieutenant-colonel des FFI, puis chef des Mouvements Unis de la Résistance (MUR) en Ardèche.
À l’automne 1943, poursuivi par la Gestapo, il prend la responsabilité du Mouvement de Libération Nationale (MLN) dans la Drôme, puis, en 1944, est nommé président du Comité départemental de libération (CDL) de la Drôme, à moins de 22 ans, et coordonne la résistance civile interpartis dans le Diois .
Il est clairement identifié comme responsable dans plusieurs structures de la Résistance unifiée : Libération‑Sud, Forces françaises de l’intérieur (FFI), Mouvements Unis de la Résistance (MUR), Mouvement de Libération Nationale (MLN), puis comme président du Comité départemental de libération (CDL) de la Drôme .
Il coordonne la résistance civile interpartis dans le département de la Drôme, organise le CDL, structure les actions civiles en lien avec la libération du territoire .
Retour à la vie civile
Après la guerre, il intègre le Parti communiste français (PCF) en 1945, exerce comme haut fonctionnaire au Trésor, à l’ONU, puis devient banquier et économiste engagé .
Décorations
- Médaille de la Résistance en 1947 (décret du 11 mars 1947) ,
- Grand officier de la Légion d’honneur (décret du 30 décembre 2000) ,
- Grand-croix de l’ordre national du Mérite (décret du 14 mai 2013) .
Lieux de mémoire
Aucun lieu (rue, école, etc.) portant son nom n’a été identifié dans les sources consultées.
Références bibliographiques
- Une si vive résistance, Claude Alphandéry, Rue de l’Échiquier, 2011. Il y relate son engagement, ses responsabilités dans la Résistance, et ses réflexions sur l’action civique.
- Une famille engagée : secrets et transmission, Claude Alphandéry, Éditions Odile Jacob, 2015. Il y évoque notamment son parcours personnel et familial en lien avec la Résistance collective.
Références Internet
- Wikipédia : biographie complète, parcours de Résistance, fonctions dans la Drôme, décorations Le Labo de l’ESS+12Wikipédia+12Wikipédia+12.
- Le Monde : nécrologie soulignant son rôle de chef départemental de la Résistance dans la Drôme et l’Ardèche Le Monde.fr.
- Ordre de la Libération : article confirmant ses actes de résistance dès 1941 et ses responsabilités dans le MLN et le CDL Musée de l’Ordre de la Libération+2Médias Citoyens+2.