Jean ABONNENC, né et mort aux dates et lieux non précisés.
Fils d’un meunier établi à Luc‑en‑Diois, Jean Abonnenc y exerce la profession de meunier en 1940 . Aucune autre information sur sa formation ou ses études n’est accessible pour le moment.
Dès 1943, après avoir été requis pour le Service du Travail Obligatoire, il se cache et prend contact avec le réseau dirigé par Francis Cammaerts ; il assure des missions de liaison et de renseignement, avant de participer à l’organisation du sabotage du pont de La Condamine en octobre 1943 .
Jean Abonnenc est affilié au réseau Buckmaster‑Rogers (SOE), en tant qu’agent P3. En juillet 1943, aux côtés d’André Viel, il contribue à la constitution d’un maquis AS dans la région d’Aucelon, qui aboutit à la formation de la 2ᵉ et de la 11ᵉ compagnie du 3ᵉ bataillon AS Sud‑Drôme.
Dans ses mémoires (Il n’est pas trop tard pour parler de Résistance), il décrit précisément comment, lors d’un parachutage, il fait positionner des mitrailleuses à des points stratégiques (« sur les roches de Pierre Folle ») pour couvrir les environs et prévenir une appropriation des containers par un camp FTP voisin . Il témoigne par ailleurs d’interventions durant la guérilla, notamment l’établissement de liaisons secrètes entre le Diois et le Nyonsais, et son intervention auprès du Comité de libération local .
Camarades de combat
Documents et mémoires évoquent ses actions collectives avec André Viel et Maurice Blanc (tué accidentellement le 7 juillet 1944).
Retour à la vie civile
Sa survie au-delà de la guerre est attestée par la publication, en 2004, de ses souvenirs (Il n’est pas trop tard pour parler de Résistance). Aucun détail sur son parcours après les événements n’est disponible.
Décorations
Aucune décoration officielle (Médaille de la Résistance, Légion d’honneur, etc.) n’a été identifiée dans les bases consultées. Aucune mention non vérifiée n’a été trouvée dans les sources accessibles.
Lieux de mémoire
Aucun lieu public (rue, établissement scolaire, plaque commémorative) portant son nom n’est répertorié dans les sources consultées.
Références bibliographiques
- Il n’est pas trop tard pour parler de résistance : souvenirs et témoignages, Drôme, Vercors, Diois, 1940‑1945, Jean Abonnenc, auto‑édition J. Abonnenc, Die, 2004. Ce recueil de mémoires fournit des récits précis sur les opérations de parachutage, les mesures de sécurité prises, ainsi que le fonctionnement clandestin des secteurs de résistance dans le Diois à l’été 1944.
Références Internet
Article local : évoque son action et ses souvenirs, notamment la guérilla et les liaisons dans le secteur Diois NENC
Musée de la Résistance en ligne : fiche biographique localisant Jean Abonnenc à Luc‑en‑Diois, évoquant son rôle dans l’organisation des compagnies FFI (AS Sud‑Drôme) et son affiliation au réseau Buckmaster‑Rogers.
Musée de la Résistance en ligne – Note du 1er juillet 1944 : extrait de ses souvenirs relatant un parachutage et les mesures prises (turn0search0).