Germaine Alexander, née le 9 août 1891 à Cologne (Allemagne), morte le 15 février 1944 à Auschwitz (Pologne)
Les éléments disponibles confirment sa naissance à Cologne et sa nationalité française acquise par naturalisation (décret daté dans une source associative). Les bases officielles consultées ne donnent pas, dans les notices retrouvées, de détail sur formation, profession ou parcours avant-guerre.
Elle est identifiée comme agent P2 du réseau de renseignements Andalousie, dépendant du BCRA de Londres, et comme membre des Forces Françaises Combattantes au titre de cette activité. Elle apparaît aussi sous l’identité clandestine « Germaine Alexander » dans des listes du réseau, signalant l’usage d’un nom de couverture.
Elle appartient au groupe Casa de Toulouse, dirigé par Léon Téboul. Le groupe Casa est présenté dans une notice officielle (Fondation de la Résistance / AERI) comme un groupe-franc très actif, rattaché à l’Armée secrète et aux réseaux dont Andalousie.
Missions et actions
Aucune action détaillée, opération par opération, n’est attribuée nominativement à Judith Cappel épouse Alexander dans les bases officielles consultées. Les sources disponibles permettent néanmoins d’établir son rôle d’agent P2 au sein d’un réseau de renseignements BCRA, et son insertion dans un groupe d’action local (Casa) associé au fonctionnement clandestin du réseau Andalousie.
Arrestation / évasion / déportation
Elle est arrêtée à Toulouse le 12 janvier 1944 à son domicile (adresse donnée), en même temps que son fils, également impliqué dans Andalousie, puis déportée en février 1944 à Auschwitz, où elle meurt le 15 février 1944. Son décès en déportation est confirmé par une publication au Journal officiel « Mort en déportation ».
Camarades de combat
Le cadre collectif le mieux établi par les notices consultées est le groupe Casa dirigé par Léon Téboul. Les sources associatives mentionnent d’autres arrestations liées au même groupe à Toulouse en janvier 1944, mais les bases officielles consultées ne fournissent pas, à ce stade, de liste nominative consolidée rattachée à sa notice personnelle.
Décorations
Aucune attribution nominative de Médaille de la Résistance française ou de titre de Compagnon de la Libération n’a été retrouvée à son nom dans la base de l’Ordre de la Libération, après recherche nominative.
Aucune notice Léonore n’a été retrouvée à son nom dans la recherche en ligne effectuée (absence confirmée par recherche nominative), et aucune décision nominative sur Légifrance relative à une nomination dans la Légion d’honneur n’a été identifiée dans les sources consultées.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire (odonymie, établissement, plaque) n’a été retrouvé à son nom dans les bases officielles consultées au moment de la recherche.
Références bibliographiques
Le Mémorial de la déportation des Juifs de France, Serge Klarsfeld, (éd. 2012 indiquée comme nouvelle édition), Association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, 2012. Ouvrage de référence pour situer une personne dans la liste des déportés et dans l’organisation des convois. Utile pour travailler sur la vérification des départs de Drancy, la localisation des arrestations, et la reconstitution familiale. Sert aussi de point d’entrée bibliographique vers d’autres travaux sur la persécution et la déportation depuis la France.
Liberté, Liberté Chérie, Musée départemental de la Résistance et de la Déportation (Toulouse), Conseil départemental de la Haute-Garonne, 2016.
Recueil documentaire destiné à faire comprendre la Résistance en Haute-Garonne à partir de pièces d’archives et d’objets. Permet de contextualiser les structures clandestines autour de Toulouse et de mieux situer l’action des réseaux et groupes d’action dans l’espace régional.
Références internet
Journal officiel / Légifrance Publication officielle « Mort en déportation » permettant de confirmer la reconnaissance administrative du décès en déportation et les éléments essentiels associés. Source d’État, prioritaire pour sécuriser l’information d’état civil liée à la déportation.
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000607791?page=1&pageSize=10&query=%22ALEXANDER%22+%22Judith%22+%22CAPPEL%22&searchField=ALL&searchType=ALL&tab_selection=all&typePagination=DEFAULT
Service historique de la Défense (SGA) – notice de dossier « morts en déportation » Notice officielle identifiant l’existence de dossiers (dont « morts en déportation ») et fournissant des cotes utiles pour des vérifications approfondies. Sert à ancrer la démarche de recherche dans les fonds publics.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/79403/2v9rmdtv6zt4
Les Français Libres (site associatif) – fiche nominative Fiche indiquant l’appartenance au réseau Andalousie (BCRA), au groupe Casa de Toulouse, l’arrestation et des références de dossiers SHD (Vincennes / Caen). Source associative à croiser avec les bases officielles, mais très utile pour pointer les cotes et structurer la recherche.
https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=124512
Dossier d’homologation consulté : non – cotes SHD
Deux cotes sont signalées pour vérifications : un dossier d’homologation de résistante à Vincennes (GR 16 P 105392) et un dossier « morts en déportation » à Caen (AC 21 P 417382). Ces dossiers sont identifiés via les instruments en ligne et n’ont pas été consultés en salle de lecture dans le cadre de cette recherche.
Observations Le nom présente un élément de naissance (« Cappel ») et un nom marital (« épouse Alexander »). Une variante d’identité clandestine est explicitement signalée (« Germaine Alexander »), ce qui impose une vigilance particulière en cas d’homonymie avec d’autres « Alexander ». La naturalisation française est datée par une source associative (décret du 22 mai 1933) et n’a pas été recoupée ici avec un acte d’état civil ou un dossier d’archives ; elle n’est donc pas utilisée pour des inférences supplémentaires au-delà de la mention. Aucune décoration nominative n’a été retrouvée dans les bases de l’Ordre de la Libération, et aucune notice Léonore exploitable n’a été identifiée au moment de la recherche.
Photo : Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées.
Sources consultées le 8 février 2026
- Maitron Résistance (recherches nominatives « Ganon », « Hakim », « Cappel », « Alexander ») : absence confirmée de notice directement dédiée à Germaine Alexandrine Hakim épouse Ganon et à Judith Cappel épouse Alexander dans les résultats accessibles de recherche en ligne au moment de la consultation.
- Fondation de la Résistance (site et ressources) : consultation pour contextualiser les réseaux et vérifier l’existence de ressources sur les réseaux ; aucune notice nominative directement rattachée aux deux personnes n’a été retrouvée via recherche en ligne, mais la consultation a permis de confirmer le cadre de ressources institutionnelles autour de la Résistance.
- Musée de la Résistance en ligne (AERI) : recherche nominative sur le site ; aucune notice individuelle retrouvée pour ces deux personnes dans les résultats consultés, mais une notice officielle sur Léon Téboul confirme le groupe Casa comme groupe-franc rattaché à l’AS et lié au réseau Andalousie.
- Mémoire des Hommes : consultation orientée vers les victimes et dossiers ; aucun affichage nominatif exploitable n’a été stabilisé dans cette session, mais la démarche a été complétée par SHD/SGA et Journal officiel pour les mentions « mort en déportation ».
- Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne (site) : recherche nominative ; aucune notice nominative dédiée aux deux personnes n’a été retrouvée au moment de la recherche.
- Ordre de la Libération (base des médaillés de la Résistance et pages associées) : recherches nominatives infructueuses pour « Ganon » et pour « Judith Cappel / Alexander » ; absence d’attribution nominative retrouvée dans la base consultée.
- Base Léonore (Légion d’honneur) : une notice de dossier est signalée pour Germaine Alexandrine Hakim épouse Ganon ; aucune notice retrouvée pour Judith Cappel épouse Alexander dans la recherche effectuée.
- Gallica (BnF) : recherches nominatives effectuées ; aucune pièce nominative directement utile n’a été identifiée dans la session pour ces deux personnes.
- Service Historique de la Défense (SHD/SGA) : identification de références de dossiers, notamment « morts en déportation » pour Judith (AC 21 P 417382) via une notice officielle ; repérage de références de dossiers signalées par des sources croisées.
- Légifrance (Journal officiel) : confirmation officielle des mentions « mort en déportation » pour Germaine Ganon et pour Judith Cappel épouse Alexander.
- Site d’association mémorielle (Les Français Libres) : information structurante sur l’appartenance au réseau Andalousie, au groupe Casa, sur l’arrestation (pour Judith) et sur des cotes SHD ; information utilisée en l’identifiant comme source associative et en la croisant avec Journal officiel et SHD/SGA lorsqu’un appui officiel était disponible.